1 produit en coton sur 5 dans le monde est fabriqué par des Ouïghours emprisonnés dans des camps de travail

Par Michal Bleibtreu Neeman
27 juillet 2020
Mis à jour: 27 juillet 2020

Selon une coalition de 180 ONG de défense des droits de l’homme, 1 produit en coton sur 5 est issu d’un camp de travail chinois où est réprimée la minorité ethnique des Ouïghours. Les ONG accusent l’industrie du textile d’être complices. 

Il y a quelques années, une lettre d’appel au secours que Sun Yi, un pratiquant de Falun Gong, avait écrite du camp de travail forcé Masanjia a fini par être découverte par une résidente de l’Oregon aux États-Unis. L’Américaine a trouvé la lettre de S.O.S cachée à l’intérieur d’un jouet d’Halloween acheté au supermarché et qui provenait de ce camp de travail en Chine. La nouvelle a fait les grands titres de CNN et du New York Times, entraînant ainsi la soi-disant fermeture officielle du système de camp de travail chinois.

Mais en réalité, les camps de travail continuent à fonctionner, souvent sous d’autres noms. Différentes minorités, des fidèles religieux et autres prisonniers de conscience sont toujours persécutés et exploités de façon cynique dans les camps de travail et de prélèvements d’organes.

Dans la région du Xinjiang habite la plupart des Ouïghours, une minorité turcophone de confession musulmane. Cette région fournit également 84 % du coton de la Chine, qui est en effet le premier producteur de coton mondial. Aujourd’hui, 1,8 million de Ouïghours et autres minorités musulmanes seraient enfermés dans les camps de travail forcé dans le Xinjiang. Ces camps seraient donc les premiers fournisseurs de coton des stocks chinois, selon les ONG, a rapporté CNews.

Les ONG de défense des droits de l’homme estiment « qu’au moins un produit en coton sur cinq vendu dans le monde est obtenu grâce au coton produit dans les camps de travail du Xinjiang ».

L’industrie occidentale entière est accusée

C’est le monde entier de l’industrie occidentale qui est accusée de complicité. Le coton du Xinjiang est « connu pour sa superbe qualité », avait  publié la marque Uniqlo sans être gênée par le fait quelle achète du coton ramassé dans les pires conditions. Mais la liste des entreprises est longue. En mai dernier, Novethic a révélé que « plus de 80 marques internationales [sont] soupçonnées d’être impliquées dans le travail forcé des Ouïgours en Chine ». Parmi lesquelles se trouvent : « Adidas, Fila, Nike, H&M, Uniqlo, Apple, Microsoft, Siemens, Volkswagen, BMW, Alstom ou Bombardier… »

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Selon CNews, « H&M et Ikea avaient déjà déclaré qu’ils n’achèteraient plus de coton qui proviendrait de la région ».

Comme dans dans la plupart des cas, le gouvernement chinois nie les faits et accuse les ONG de mensonge.

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