108 lions galeux trouvés dans un établissement de reproduction abandonné en Afrique du Sud – ils étaient élevés pour leurs os

Par Epoch Times
24 juin 2019 Mis à jour: 12 juillet 2019

La faune sauvage paie souvent le prix du non-respect des lois et de la corruption dans des pays comme l’Afrique du Sud, où les animaux sont exploités de multiples façons. Pris au piège au milieu de tout cela, ces animaux souffrent des pires manières possibles.

L’argent rapporté par les touristes crée une demande pour voir, tenir et prendre des selfies avec des lionceaux ; les chasseurs de trophées des pays occidentaux riches viennent tirer sur des félins dans des espaces clôturés pour gros gibiers ; l’industrie orientale de la médecine traditionnelle achète de os de tigres et lions.

Pienika Farm, une exploitation abandonnée d’élevage de lions, dans le nord-ouest de l’Afrique du Sud, montre les niveaux de négligence que peuvent subir ces malheureux animaux. Sur les 108 lions gardés dans l’établissement, 27 d’entre eux étaient infestés de maladies, de parasites et de gale au point qu’ils avaient perdu toute leur fourrure. Certains d’entre eux étaient sur le point de mourir.

Des enclos surpeuplés qui étaient conçus pour deux lions servaient à loger 30 lions à la fois dans l’établissement de reproduction.

Trois lionceaux souffraient d’une maladie neurologique appelée méningo-encéphalite, qui est essentiellement une inflammation du cerveau. Ils étaient incapables de marcher et l’un d’eux a dû être euthanasié par un vétérinaire.

Mis au courant de la situation par une source anonyme, des journalistes ont contacté le National Council for Societies for the Prevention of Cruelty to Animals (NSPCA), dont la tâche colossale est de faire appliquer les lois sud-africaines sur le bien-être animal.

Lorsque les inspecteurs de la NSPCA ont visité l’établissement, ils ont constaté qu’il s’agissait d’un des cas les plus lourds de négligence envers les animaux qu’ils avaient jamais vus, a rapporté le National Geographic.

Douglas Wolhuter de la NSPCA, qui a dirigé l’inspection, a déclaré : « C’est difficile à décrire parce qu’on se sent vidé, lorsqu’on sait que le roi de la jungle est gardé dans de telles conditions. »

« C’est démoralisant. »

Des milliers de ces prédateurs sont détenus en captivité, comme ceux de la ferme Pienika, explique le guide animalier et photographe Ian Michler. Ils sont souvent maintenus dans des conditions de vie qui laissent à désirer, selon les rapports.

Les lions de la ferme Pienika étaient probablement élevés pour que leurs os soient vendus dans l’industrie de la médecine traditionnelle asiatique, ce qui représente une perspective horrible : « Si vous élevez des lions pour le commerce des os de lion, vous vous fichez de leur apparence », explique M. Michler. « Parce qu’en fin de compte, tout ce qui va se passer, c’est qu’ils vont finir dans un sac, un sac d’os qui va partir pour l’Asie. »

Malheureusement, il y a peu de raisons d’être optimiste quant à une issue juste pour ces lions. Les lions de la ferme de Pienika n’ont connu que la captivité depuis leur naissance et ils ne peuvent pas être relâchés dans la nature. Il n’existe pas beaucoup de sanctuaires convenables pour les accueillir.

L’application de la loi et la justice ne sont pas non plus susceptibles de restreindre les conditions d’élevage en captivité en Afrique du Sud.

« Si les lions avaient une voix, bien sûr qu’ils hurleraient pour que les tribunaux interviennent et décident que, oui, nous avons effectivement besoin de normes justes et équitables pour le bien-être de nos espèces », a affirmé Ian Michler. « Mais je ne vois aucune avancée pour mettre fin aux pratiques d’élevage ou au commerce des os de lion. »

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