24 formes de persécutions du Falun Gong utilisées par le régime chinois à l’étranger, selon un rapport du ministère des Armées

Par Epoch Times
3 octobre 2021
Mis à jour: 3 octobre 2021

Le 20 septembre 2021, Paul Charon et Jean-Baptiste Jeangène Vilmer de L’IRSEM (l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire) ont publié leur rapport intitulé Les Opérations d’influence chinoises. Un moment machiavélien.

Sur un total de 646 pages, le Falun Gong est mentionné de 70 à 80 reprises – si l’on compte les titres d’ouvrages cités – au travers d’exemples concrets pour illustrer l’ingérence du régime chinois dans nos pays libres pour y persécuter les Falun Gong.

En lisant ce rapport, nous recensons 24 formes de persécutions du Falun Gong par le régime chinois sur le sol de nos pays libres.

Ces modes de persécutions sont dénoncées depuis 22 ans sur le site fr.faluninfo.net.

Alain Tong, président de l’Association Falun Gong France, qualifie la sortie de ce rapport de « bombe aux yeux et aux oreilles du régime terroriste chinois. A ma connaissance, ajoute-t-il, jamais un tel institut, dans aucun pays, n’a documenté les méfaits du régime chinois à l’étranger, de manière aussi complète et avec autant de précision. »

Quant à elle, Hélène Tong de l’Association Falun Info France regrette : « Alors que depuis 22 ans l’ampleur du crime contre l’humanité commis par le régime chinois contre le Falun Gong est amplement documenté et dénoncé par des ONG et élus internationaux, nous constatons que les médias étrangers n’enquêtent quasiment pas le sujet, ni ne relaient cette information à sa juste mesure. Ce rapport de l’IRSEM fait la lumière sur les raisons possibles de ce silence médiatique assourdissant. »

Les exemples donnés concernent principalement le Canada, l’Australie, Singapour, mais en France nous avons observé et vécu des formes similaires d’interférences sur nos pratiquants, et lors de nos diverses activités privées et publiques. Nous en listons quelques cas à la fin de ce communiqué.

Voici la liste de ces 24 formes de persécutions :

1. Déploiement à l’étranger de la Gestapo chinoise, bureau 610 (pour éradiquer le Falun Gong)

Le “bureau 610”, véritable Gestapo chinoise, est littéralement exportée pour persécuter les Falun Gong, même loin de la Chine continentale. Le rapport nous dit que: « Le Bureau 610, [qui] a des agents dans le monde entier agissant en dehors de” tout cadre légal pour éradiquer le mouvement. »

2. Contrôle des récits sur le Falun Gong

Le rapport souligne que Pékin ne permet pas à ses propres citoyens ni au monde entier de connaître la vérité sur les Falun Gong: “L’objectif de ces opérations est, d’une part, d’empêcher tout discours négatif sur le PCC, en prévenant et contrôlant tout discours sur les « cinq poisons » (Ouïghours, Tibétains, Falun Gong, « militants pro-démocratie », « indépendantistes taïwanais »)”. De même, « la première priorité pour le Parti-État est de faire en sorte que ces diasporas – qui par définition comprennent de nombreux dissidents et opposants ayant fui la Chine, ou tout simplement des personnes ayant grandi dans un environnement libéral critique du régime communiste chinois – ne constituent pas une menace. Ses principales cibles de ce point de vue sont les minorités ethniques et religieuses, en particulier les Tibétains, les Ouïghours, les Mongols (originaires de la région de Mongolie-Intérieure) et les pratiquants du Falun Gong, mais aussi les indépendantistes taïwanais, les opposants politiques et militants pro-démocratie, dont les Hongkongais qui depuis 2019 font l’objet d’une attention particulière, les défenseurs des droits humains, les journalistes et d’anciens fonctionnaires recherchés pour « corruption ». »

3. Censure du Falun Gong sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont, eux aussi, muselés par le PCC : Exemple, sur l’application Tik Tok, « La censure porte (…) sur les sujets habituels (les vidéos mentionnant Tian’anmen, l’indépendance tibétaine ou le Falun Gong sont retirées) ».

4. Pression sur les professeurs des Instituts Confucius pour ne pas pratiquer le Falun Gong

Même à l’étranger, la liberté de croyance est menacée,notamment au sein des Instituts Confucius, où les professeurs n’ont pas de liberté de croyance: « Les problèmes posés par les IC ont été synthétisés dans une étude très complète de la National Association of Scholars (NAS) en 2017810. Les reproches les plus fréquemment portés à leur encontre évoquent des pressions exercées sur les enseignants pour éviter les sujets jugés sensibles en classe (Tibet, Taïwan, Xinjiang, droits humains, etc.), les restrictions en matière de liberté d’expression et d’exercice du culte à l’encontre des professeurs (interdiction des pratiques liées au Falun Gong notamment) et une absence ou très faible transparence sur la nature des relations entre les instituts et le Hanban ou d’autres administrations chinoises. »

5. L’autocensure dans les Instituts Confucius

La liberté académique est, dans les faits, menacée dans les universités ayant des partenariats avec les Instituts Confucius: « L’expérience montre que la présence des IC au sein même des universités compromet l’engagement de ces dernières à l’égard de la liberté académique […] Il y a de nombreux cas documentés d’autocensure. En 2008, l’université de Tel Aviv a décidé de fermer une exposition consacrée au mouvement Falun Gong à la demande de l’ambassade de Chine. »

6. Censure des œuvres culturelles étrangères

Les films, les oeuvres artistiques et plus largement la culture étrangère doit passer par le filtre de la propagande et de la censure communiste: « Couper ou modifier pour ne pas déplaire (les films, oeuvres culturelles) L’un des objectifs de Pékin est de censurer des contenus perçus comme menaçants, en particulier les cinq « poisons » (Ouïghours, Tibétains, adeptes du Falun Gong, militants pro-démocratie et indépendantistes taïwanais) et plus largement tout ce qui pourrait remettre en cause l’autorité du PCC ».

Plus loin, on apprend que « la censure la plus simple est le retrait d’une scène, d’un plan ou d’une ligne de dialogue, exigé par les autorités chinoises comme une condition d’accès au marché chinois. »

7. Pression pour faire annuler des spectacles qui évoquent la persécution du Falun Gong

Même hors de Chine continentale, les spectacles évoquant la persécution du Falun Gong sont menacés d’être annulés: « Dans un autre secteur, celui du théâtre, les diplomates chinois tentent régulièrement de faire interdire des représentations qu’ils estiment contraires aux intérêts du PCC. Par exemple, en 2017, l’ambassade de Chine a fait pression sur le Théâtre royal danois pour empêcher une représentation de la compagnie de danse Shen Yun, liée au Falun Gong. »

8. Recrutement de trolls pour faire taire toute position neutre ou favorable au Falun Gong sur les réseaux sociaux

Des “trolls” envahissent la toile pour faire passer des messages en faveur du PCC et discréditent, diffament ou même insultent le Falun Gong: « Le fait que ces trolls soient si nombreux, apparemment coordonnés, et répètent tous les mêmes éléments de langage (« mentionnez Falun Gong et c’est incroyable, ils sortent tous du bois et disent tous la même chose », remarque un utilisateur), semble toutefois indiquer un certain degré d’organisation. »

« Ils défendent, attaquent, entretiennent des polémiques, insultent, harcèlent. »

9. Soudoiement de journalistes et médias

Même les journalistes et médias du monde entier sont directement et ouvertement soudoyés par la dictature chinoise: « Pour simuler l’authenticité en se payant des intermédiaires, les opérateurs peuvent aussi avoir recours aux méthodes suivantes : L’achat d’un message ponctuel. L’objectif est de faire publier par des tiers crédibles un message pré-rédigé. Cette pratique est utilisée en ligne comme hors ligne. Par exemple, en avril 2020, un intermédiaire propose 20 000 pesos (environ 200 euros) aux rédacteurs en chef de plusieurs journaux argentins – dont El Cronista Comercial, Diario Popular et la plateforme en ligne Infobae (qui aurait demandé un prix plus élevé, qui n’a pas été accepté) – pour publier un article anti-Falun Gong « écrit dans un mauvais espagnol » et qui contient de nombreuses fausses informations sur cette pratique dans le but de la discréditer dans l’opinion argentine. »

10. Soudoiement d’influenceurs sur les réseaux sociaux

Les auteurs du rapport montrent également que le PCC tente aussi de soudoyer et de corrompre des influenceurs sur les réseaux sociaux du monde entier: « Autre exemple d’achat de message ponctuel, sur les réseaux sociaux cette fois : des propriétaires de comptes Twitter sinophones ayant plus de 10 000 abonnés ont été contactés par message privé pour se faire offrir de diffuser des messages contre de l’argent, de 400 à 2 500 RMB (de 51 à 320 €) par post. L’artiste australien d’origine chinoise Badiucao (73 500 abonnés sur Twitter) s’est ainsi vu proposer 1 700 RMB (217 €) par message. Il a partagé avec ProPublica le clip de propagande de 15 secondes qu’il était censé poster. Ses correspondants n’avaient visiblement pas compris que Badiucao, l’un des caricaturistes politiques chinois les plus connus, était un militant exilé car considéré comme un dissident à Pékin. Ce qui accrédite la thèse de l’usage d’intermédiaires commerciaux qui « sont des pros du marketing mais n’ont pas une compréhension politique nuancée ». Autre exemple : en mai 2019, Le Youtubeur canadien J.J. McCullough (250 000 abonnés), qui n’est pas particulièrement pro-chinois (au contraire, même), a reçu un courriel d’un certain « Franco » lui proposant 500 dollars (puis 1 350) pour diffuser une vidéo anti-Falun Gong – une offre que non seulement il a refusée mais à laquelle il a consacré une vidéo intitulée « Chinese propaganda and me ». »

11. Chantage au marché chinois visant les médias étrangers

Pour parvenir à ses fins et imposer un discours conforme à la celui décidé par la dictature, Pékin a également recours au chantage économique: « La conditionnalité est toujours de mise : Pékin n’a autorisé la chaîne de télévision taïwanaise TTV à installer des bureaux dans plusieurs villes chinoises dont Pékin qu’à la condition de cesser la diffusion d’une émission sur le Falun Gong. Cette demande a d’ailleurs eu un effet d’autocensure immédiat puisque, depuis cet instant, « la plupart des médias taïwanais prévoyant d’entrer sur le marché chinois sont devenus réticents à produire des reportages et des programmes télévisés sur le Falun Gong». »

12. Soudoiement des associations locales de la diaspora chinoise

La diaspora chinoise est elle aussi prise dans les filets du régime chinois: « Pékin utilise aussi des « organisations civiques » comme la Concentric Patriotism Alliance (中華愛國同心會) – dont le secrétaire général, Chang Hsiu-yeh (張秀葉), prône ouvertement la réunification – qui défend les intérêts du PCC jusque dans la rue, en s’en prenant parfois violemment à certaines cibles, dont les membres du Falun Gong et les militants pro-démocratie et pro-indépendance. »

13. Contrer les soutiens au Falun Gong

La dictature de Pékin va jusqu’à empêcher les pays accueillant des réfugiés chinois de soutenir les Falun Gong: « Pourquoi le Canada intéresse-t-il la Chine ? D’abord et avant tout pour sa diaspora chinoise, qui héberge un grand nombre de dissidents réels ou supposés. »

« Par ailleurs, le Canada qui était en 1999 le premier État à publiquement condamner la persécution des membres du Falun Gong par les autorités chinoises, est aussi une destination prisée par les adeptes de ce mouvement spirituel. »

14. Soudoiement d’étudiants chinois

En outre, les étudiants chinois à l’étranger sont régulièrement approchés par les autorités chinoises pour diffuser des messages pro Pékin et persécuter et diffamer les Falun Gong, alors même qu’ils sont hors de Chine: « Un sentiment d’impunité et de toute-puissance sur les campus étrangers” intimidations, pressions sur les Falun Gong. »

Les outils de surveillance chers au régime chinois sont utilisés pour espionner et infiltrer les milieux étudiants à l’étranger: « La surveillance, l’infiltration et le harcèlement sur les campus universitaires, notamment, qui font couler beaucoup d’encre aujourd’hui, étaient déjà utilisés en 1989 pour contrôler les contrecoups des événements de Tian’anmen. « À Vancouver par exemple, les étudiants chinois de l’Université de Colombie-Britannique qui avaient participé à des manifestations de protestation se sont plaints publiquement d’avoir été filmés, photographiés, harcelés et victimes de chantage.

Tous les moyens sont bons pour manipuler les étudiants chinois à l’étranger et les ambassades locales n’hésitent pas non plus à mettre en oeuvre des méthodes d’intimidation des plus abjectes:

Certains ont même reçu des appels téléphoniques menaçants. Pour d’autres, c’est leur famille, restée en Chine, qui a été l’objet de représailles». Même chose pour les militants pro-Tibet, les adeptes du Falun Gong ou les indépendantistes taïwanais : cela fait longtemps qu’ils sont pris pour cibles. »

« Une preuve d’implication de l’ambassade dans la mobilisation d’étudiants »

Tous les moyens sont bons pour faire taire toute opinion contraire à celle imposée par le régime communiste: « Certains témoignages parlent aussi d’une compensation de 50 $ canadiens par jour. Il présente l’enjeu comme une « bataille » pour défendre « la réputation de notre mère-patrie » contre « le Falun Gong, les séparatistes tibétains, les séparatistes ouïghours, et les pro-démocratie qui se sont déjà positionnés sur la colline du Parlement ». »

Certains étudiants sont même victimes de menaces directes: « Il y a en effet de nombreux témoignages d’étudiants subissant des pressions du CSSA pour les dissuader de faire ceci, ou au contraire les inciter à faire cela. Une étudiante de l’université d’Ottawa a par exemple reçu un courriel menaçant du CSSA de son université : « selon des témoignages d’autres étudiants et l’enquête menée par des cadres de l’association, tu es toujours une pratiquante du Falun Gong. Fais attention ». À l’université de Calgary, des membres du CSSA ont eux-mêmes reçu un courriel de quelqu’un se présentant comme un agent du Bureau de sécurité publique leur intimant de ne pas se rendre à une projection de film organisée par le club des amis. »

« Les mots employés par le CSSA trahissent souvent qu’il n’est qu’un proxy des autorités chinoises : lorsque le CSSA de l’université de Toronto fait pression sur la municipalité pour qu’elle ne reconnaisse pas un Falun Gong Day en 2004, ou que celui de l’université d’Ottawa intervient pour que la chaîne NTDTV n’obtienne pas un permis de diffuser en 2005, par exemple, ils emploient dans leurs messages exactement les mêmes phrases, les mêmes expressions, que les diplomates chinois dans leurs lettres de protestation. »

15. Soudoiement de médias de la diaspora chinoises pour diffamer le Falun Gong

La presse sinophone à l’international n’est pas non plus épargnée, et se voit imposer des articles diffamant le Falun Gong. Force est de constater que Pékin veut à tout prix écraser le mouvement, et ce, quel qu’en soit le prix: « En 2001, l’hebdomadaire Les Presses chinoises, basé dans le Chinatown de Montréal, diffuse une série de pamphlets anti-Falun Gong accusant ses adeptes de bestialité, de vampirisme et d’être poussés au suicide, en dépit d’une ordonnance de la cour lui enjoignant de cesser de le faire. Le journal récidive en 2006 avec une édition spéciale tirée à 100 000 exemplaires. Un « défecteur » chinois, chargé précisément de la persécution des adeptes du Falun Gong, estime probable qu’une opération de cette ampleur « ait été financée par Pékin». »

16. Enlèvement de citoyens étrangers pratiquants de Falun Gong

Mais ce n’est pas tout, le gouvernement chinois se permet aussi d’enlever et d’emprisonner de façon arbitraire des pratiquants de Falun Gong étrangers en séjour en Chine: « Sun Qian, une pratiquante canadienne de Falun Gong, qui était détenue depuis trois ans, a été condamnée à une peine particulièrement lourde de huit ans de prison. »

17. Harcèlement et intimidation de citoyens et de résidents considérés par Pékin comme des dissidents ou des menaces

Le PCC s’octroie également le droit de menacer des citoyens non chinois à l’étranger, lorsqu’il considère ceux-ci comme « une menace »: « Les cas de harcèlement et d’intimidation de citoyens et de résidents canadiens considérés par Pékin comme des dissidents ou des menaces, sont nombreux et bien documentés. Ils concernent surtout mais pas seulement des personnes liées de près ou de loin à ce que le PCC considère comme les cinq poisons (les Ouïghours, les Tibétains, les membres du Falun Gong, les pro-démocratie et les indépendantistes taïwanais). »

18. Mobilisation de diplomates chinois pour diffamer et inciter à la haine contre les Falun Gong sur le sol étranger

Les diplomates chinois relaient eux aussi – et alimentent- la propagande communiste à l’étranger, contribuant ainsi à la diffamation et à la haine anti Falun Gong: « Au cours des années précédentes en effet, plusieurs affaires avaient notamment mis en évidence le rôle des diplomates chinois dans la surveillance, l’infiltration et le harcèlement d’un certain nombre de groupes considérés comme dissidents, dont en particulier les adeptes du Falun Gong. »

« En 2004, par exemple, le consul général adjoint de Chine à Toronto, Pan Xinchum, a été condamné en justice pour diffamation envers un homme d’affaires pratiquant le Falun Gong »

19. Fichage et intimidation des Falun Gong

Certains gouvernements réagissent de façon positive toutefois, notamment au Canada où, en apprenant que les Falun Gong sont fichés et intimidés par les fonctionnaires des ambassades eux-mêmes, le deuxième secrétaire du Bureau de l’Éducation est sommé de quitter le territoire: « En 2006, le visa de Wang Pengfei, deuxième secrétaire du Bureau de l’éducation à l’ambassade de Chine à Ottawa, n’est pas renouvelé et il doit quitter le territoire, après qu’il a été établi qu’il « avait en particulier pour tâche de ficher les pratiquants du Falun Gong au Canada et de leur mener la vie dure ». »

20. Usurpation d’identité

Des agents à la solde de la Chine se font passer pour des pratiquants de Falun Gong et envoient des courriels insultants à des ministres ou parlementaires, ternissant ainsi l’image des Falun Gong: « Des usurpations d’identité Les attaquants ont notamment envoyé des courriels insultants à des ministres et parlementaires en se faisant passer pour des membres du Falun Gong dans le but de discréditer ces derniers. »

21. Espionnage massif

Un réseau d’espionnage à grande échelle et contrôlé directement par Pékin est mis en place à l’étranger: « Selon Hao Fengjun, un ancien agent, ayant fait « défection », du Bureau 610 (610 办公室) en charge de combattre le Falun Gong, le PCC exploitait au Canada un réseau d’espionnage anti-Falun Gong de plus d’un millier d’agents – Canadiens d’origine chinoise recrutés sur place, professionnels venant de Chine, hommes d’affaires ou étudiants – dont les activités seraient concentrées essentiellement sur Vancouver et Toronto. »

22. Implication directe des Ambassadeurs pour inciter les élus étrangers à la haine contre les Falun Gong

Les ambassadeurs manipulent eux-mêmes l’opinion publique des pays dans lesquels ils se trouvent, pour salir autant que possible la réputation des Falun Gong : « [Une unité] produisait « du matériel incitant à la haine contre le Falun Gong » que l’ambassadeur lui-même disait transmettre « aux membres du Parlement, aux responsables du gouvernement canadien, ainsi qu’à l’ancienne gouverneure générale » ».

Ce type d’ingérence semble ne pas avoir de limite, car: « Dans les années 2000, [….] l’ambassadeur chinois Mei Ping, en poste à Ottawa de 1998 à 2005, était déjà particulièrement agressif, en particulier contre les adeptes du Falun Gong. Il écrivait fréquemment des lettres et passait des coups de téléphone à des hommes et femmes politiques canadiens pour tenter de les dissuader d’être en contact avec ces « hérétiques », « dérangés mentalement ». »

23. Pressions pour censurer les médias qui couvrent régulièrement le sujet de la persécution du Falun Gong

La diaspora chinoise est utilisée également pour entraver le travail de médias voulant couvrir des informations relatives à la persécution des Falun Gong: « Zhang Jiyan a aussi montré à la presse une note confidentielle (ci-dessous) selon laquelle l’un des buts de cette unité « était d’utiliser des membres de la diaspora et des étudiants pour bloquer l’attribution d’une licence à la chaîne de télévision en mandarin New Tang Dynasty Television (NTDTV) en envoyant des pétitions et des lettres de protestation. […] Des pressions auraient aussi été exercées sur un câblo-opérateur canadien pour le dissuader d’offrir NTDTV à ses abonnés ». Zhang Jiyan a finalement obtenu un statut de réfugiée au Canada. »

24. Contrôle total des médias de langue chinoise à l’étranger

En fin de compte, on ne peut que constater que les médias sinophones à l’étranger sont, eux aussi, sous le joug du régime chinois et sont de facto la voix de Pékin: « La prise de contrôle, par Pékin, des médias sinophones dans le monde, y compris en Amérique du Nord, est un problème connu depuis longtemps. Le fait est que la quasi-totalité des médias sinophones au Canada sont contrôlés par le PCC : tout ce qui reste aux Canadiens sinophones qui veulent lire des informations non influencées par le PCC sont les médias du Falun Gong (le journal The Epoch Times et la chaîne de télévision New Tang Dynasty (NTDTV). »

Rapport cité : P. Charon et J.-B. Jeangène Vilmer, Les Opérations d’influence chinoises. Un moment machiavélien, rapport de l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM), Paris, ministère des Armées, septembre 2021.


Communiqué de presse publié par FalunInfo

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