36 raisons pour lesquelles le Hamas mène un djihad à long terme contre l’État juif d’Israël

Par Geoffrey Clarfield
16 mai 2021
Mis à jour: 16 mai 2021

La dernière attaque à la roquette visant le centre d’Israël par le Hamas dans la ville-État fonctionnellement (et militairement) indépendante de Gaza n’est que le dernier round de leur guerre à long terme pour détruire l’État juif d’Israël.

Si vous lisez les « experts » de gauche du New York Times jusqu’à certains des sites d’information les plus conservateurs, la plupart des « experts » s’attardent sur ce qu’on appelle les causes « immédiates » de cette dernière agression meurtrière. Le New York Times, par exemple, a affirmé dans un titre que les dirigeants des « deux camps » pourraient tirer profit du conflit, chacun à sa manière. Vraiment !

« Les deux côtés » est le langage politiquement correct qui définit la doctrine de l’équivalence « morale » de la gauche toujours en hausse. C’est-à-dire qu’ils déclarent rarement qu’un côté a raison ou que l’autre côté a tort. Ce qu’ils aiment faire, en particulier lorsqu’il s’agit des victimes du djihad, c’est déclarer que les deux parties ont tort ; c’est-à-dire que la victime et l’agresseur sont comme des enfants dans une cour d’école – ils devraient simplement « arrêter de se battre ».

Au lieu de cela, pourquoi ne pas nous demander pourquoi le Hamas continue d’attaquer Israël ? La réponse est si simple qu’elle dépasse l’entendement. Nous ne la connaissons pas parce que la presse libérale n’écoute pas le Hamas et n’en parle pas. En termes simples, le Hamas, selon ses propres termes, existe en tant qu’organisation pour mener un Jihad contre le peuple juif et pour la destruction de l’État juif d’Israël.

« Écouter » le Hamas signifie lire sa charte ou son pacte de 1988. Elle comporte 36 articles, et le message général qu’ils délivrent est que l’État d’Israël doit être physiquement détruit. Le texte est parfois très redondant.

Citons l’article 11 : « La terre de Palestine est une donation islamique[possession sainte] consacrée pour les futures générations musulmanes jusqu’au jour du Jugement dernier. Nul ne peut y renoncer ou l’abandonner, en tout ou en partie. »

Voilà pour la coexistence pacifique avec l’État juif, garantie par le droit international depuis 1948, et en fait des décennies avant, à la conférence de San Remo de 1920.

Voici une « beauté » de l’article 13 : « Les initiatives [de paix], les soi-disant solutions pacifiques et les conférences internationales sont en contradiction avec les principes du Mouvement de la résistance islamique. […] Ces conférences ne sont rien d’autre qu’un moyen de désigner les infidèles comme arbitres sur les terres de l’Islam. […] Il n’y a pas de solution au problème palestinien si ce n’est par le Jihad. Les initiatives, les propositions et les conférences internationales ne sont qu’une perte de temps, un exercice futile. »

Il ne devrait donc y avoir aucun malentendu quant à la raison pour laquelle le Hamas arrose de missiles le centre d’Israël. Je pense qu’ils ont été clairs.

Mais on peut toujours affirmer qu’il s’agit d’une simple prise de position sur le « nationalisme palestinien ou arabe ». Jetons donc un bref coup d’oeil à l’article 32 : « L’intrigue sioniste n’a pas de fin, et après la Palestine, ils convoiteront une expansion du Nil à l’Euphrate ; lorsqu’ils auront fini de digérer la région sur laquelle ils ont posé leur main, ils iront vers une plus grande expansion. Leur plan a été exposé dans les ‘Protocoles des Sages de Sion’ ».

Donc, si nous comprenons bien le Hamas, l’État juif d’Israël ne veut pas seulement la reconnaissance et la sécurité dans sa patrie historique, mais il a l’intention de conquérir les États modernes d’Égypte, de Syrie, de Jordanie et d’Irak. Comment connaissent-ils ces intentions maléfiques ? Eh bien, ils ont lu les Protocoles ! Même le Wikipedia de gauche sait que les Protocoles sont la contrefaçon antisémite classique.

Je cite leur article :

« Les Protocoles des sages de Sion (Протоколы сионских мудрецов) ou Les Protocoles des réunions des sages savants de Sion est un texte antisémite fabriqué de toutes pièces, censé décrire un plan juif de domination mondiale. Ce canular, dont il a été démontré qu’il était plagié à partir de plusieurs sources antérieures, dont certaines n’étaient pas de nature antisémite, a été publié pour la première fois en Russie en 1903, traduit en de multiples langues et diffusé internationalement au début du XXe siècle. »

Aucun des États voisins d’Israël qui sont officiellement en paix avec celui-ci, comme l’Égypte et la Jordanie, n’a appelé à la dissolution du Hamas ou de sa charte. Aucun des États du Golfe qui viennent de faire la paix avec Israël ne l’a fait non plus.

Il est clair que la charte du Hamas s’appuie sur un millier d’années d’antisémitisme médiéval qui, pour des raisons religieuses, a rejeté tous les problèmes du monde sur le peuple juif.

Mais le jeune lecteur (à qui l’on a refusé l’accès à de bons écrits historiques dans son collège ou son université « woke ») ayant lu cet article s’exclamera peut-être : « Je ne savais rien de tout cela ! »

À lui ou à elle, je dis : faites un peu de recherche. Lisez au moins un livre « non woke » sur l’histoire du Moyen-Orient (en voici un : « The Middle East » de Bernard Lewis). Puis écrivez une lettre aux rédacteurs en chef de votre journal étudiant local et demandez-leur de faire de même.

Geoffrey Clarfield est un anthropologue qui a passé 20 ans à voyager, vivre et travailler en Afrique de l’Est, au Moyen-Orient et en Asie.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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