4 fois moins de morts du Covid-19 en Allemagne grâce à une méthode de comptage plus précise ?

Par Laurent Gey - Epoch Times
24 avril 2020
Mis à jour: 24 avril 2020

Ce 24 avril, il y avait 153.129 cas avérés de Covid-19 en Allemagne pour 5.575 morts. Pour des chiffres relativement similaires de cas avérés (158.183), la France compte aujourd’hui 21.856 morts. Pourquoi une telle différence de mortalité entre les 2 pays ? Cela pourrait venir de la façon dont sont comptés les cas de personnes mortes du Covid.

Selon les chiffres communiqués par l’Institut Robert Koch (RKI), l’établissement allemand responsable à l’échelle fédérale du contrôle et de la lutte contre les maladies, l’Allemagne recense près de cinq fois moins de personnes mortes du Covid-19 qu’en France.

Deux doctrines de comptage différentes entre la France et l’Allemagne

Certains commentateurs avaient émis l’hypothèse que l’Allemagne ne comptait comme victimes du Covid-19 que les patients décédés directement de la maladie, mais c’est inexact. Les morts comptabilisées en Allemagne comprennent «aussi bien les personnes qui sont mortes directement de la maladie que les patients atteints de maladies sous-jacentes qui ont été infectés par le Covid-19 et pour lesquels il n’est pas possible de déterminer clairement la cause finale du décès» selon Checknews.

C’est à dire que, d’une part, les 5.575 cas de morts du Covid-19 recensés en Allemagne ont été testés en laboratoire pour vérifier si ils étaient porteurs ou non de la maladie. D’autre part, il n’y a pas de distinction faite dans le décompte allemand entre les personnes mortes « avec » le covid-19, des personnes mortes « du » covid-19.

Une porte-parole de l’institut allemand indique que «les patients décédés qui n’ont pas été testés pour le Covid-19 au cours de leur vie mais qui sont soupçonnés d’être morts du Covid-19 peuvent être testés pour le virus post mortem.» Ainsi la Corée du Sud, l’Italie, l’Espagne, la France, l’Allemagne le Royaume-Uni, incluent dans leurs chiffres toutes les personnes ayant été testées positives au coronavirus, même celles décédées des complications dues à une autre maladie préexistante.

L’Institut Robert Koch a été interrogé par Checknews sur un cas particulier : « Si cinq personnes meurent dans une maison de retraite mais qu’une seule a été diagnostiquée auparavant, le RKI compte-t-il un mort ou cinq ? »  En France, selon la doctrine appliquée, les tests ne sont effectués que sur les premiers malades dans un Ehpad. Le diagnostic se fait ensuite sur la seule base des examens cliniques. Ainsi, si un pensionnaire d’un Ehpad où un malade a été testé positif, décède en présentant les symptômes de la maladie (qui peuvent être les mêmes que d’autres maladies), il sera considéré comme un mort possible du Covid, même s’il n’a pas été dépisté. Et comptabilisé parmi les victimes du virus.

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On apprend que cette doctrine française est en place depuis le 13 mars 2020, dans le document « Point épidémiologique du 2 avril 2020 » du ministère de la santé. Les patients présentant des signes de Covid-19 ne sont plus systématiquement classés et confirmés par test biologique. « Selon les recommandations ministérielles du 13 mars 2020, la réalisation de prélèvements à visée diagnostique n’est recommandée que pour certains patients » peut-on lire dans le document.

Rien de tel en Allemagne et c’est ce qui peut expliquer la différence du nombre de décès du Covid-19. La doctrine allemande est de ne comptabiliser dans les cas de Covid-19, que les personnes qui ont été testées positives en laboratoire (qu’elle soit morte ou pas directement du virus). Une personne non positive n’est pas comptabilisée.

«Selon la définition de référence actuelle, un seul cas confirmé en laboratoire serait compté – les autres seraient comptés uniquement s’ils peuvent être confirmés en laboratoire post mortem. Mais le RKI recommande des tests très larges, en particulier pour les foyers dans les maisons de retraite, de sorte que dans un tel contexte, tous devraient effectivement être testés» explique la porte-parole de l’institut allemand.

Le dépistage massif permet à l’Allemagne d’avoir des chiffres plus proches de la réalité et également de contenir l’épidémie

Selon le Huffington Post, un des éléments clés pour comprendre la différence entre les deux pays semble résider dans la politique de dépistage du Covid-19. « Au début, quand nous avions relativement peu de cas, quand il s’agissait de les trouver et de les isoler, nous nous en sortions assez bien en Allemagne », explique Reinhard Busse, chef du département de gestion des soins de santé à l’université de technologie de Berlin.

L’Allemagne a ainsi démultiplié sa capacité de tests pour rivaliser avec la Corée du Sud, laissant la France loin derrière. L’Allemagne pratique aujourd’hui près de 300.000 à 500.000 tests par semaine contre 35.000 à 85.000 en France.

Epoch Times désigne le nouveau coronavirus, responsable de la maladie du Covid-19, comme le « virus du PCC », car la dissimulation et la mauvaise gestion du Parti Communiste Chinois (PCC) ont permis au virus de se propager dans toute la Chine et de créer une pandémie mondiale.

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