5 conseils pour que votre mariage survive à la pandémie – selon des experts en relations humaines

Par Louise Bevan
11 mars 2021
Mis à jour: 11 mars 2021

Pour le meilleur ou pour le pire, la pandémie a forcé plusieurs conjoints à passer plus de temps ensemble qu’avant la pandémie.

Les préoccupations normales et banales concernant l’argent, les tâches ménagères et l’éducation des enfants ont été reléguées au second plan par rapport aux préoccupations plus importantes concernant la santé et même la mortalité.

Sans parler du travail à distance, de la réduction des libertés et de l’étroitesse de l’espace de vie partagé, tous ces facteurs poussent de nombreuses relations au bord du gouffre.

Les psychologues et les experts en relations interpersonnelles sont venus en foule pour offrir des conseils aux conjoints stressés. Voici cinq conseils qui, de l’avis général, sont essentiels pour préserver la solidité d’un mariage dans un contexte de crise mondiale.

(Illustration – ChameleonsEye/Shutterstock)

1. Rappelez-vous, ce n’est pas normal

Un sondage Ipsos publié le 4 août 2020 a révélé qu’une personne mariée ou en couple sur cinq se disputait davantage avec sa moitié lors du confinement. Pourtant, les effets à long terme de la pandémie sur les couples qui vivent ensemble restent inconnus.

« Les gens se demandent : Et si je tombais malade ? » « Et si mon partenaire tombait malade ? » « Et si nous n’avions pas assez de nourriture ? » « Et si nous perdions notre emploi ? » a dit le psychologue Robert Levenson, de Berkeley, au  Greater Good Magazine. « C’est une épreuve qui est imposée aux gens, et ce n’est tout simplement pas le quotidien habituel. »

Ainsi, restez vigilant et soyez proactif sur la façon dont vous gérez votre relation (les conseils suivants peuvent vous aider). Et gardez l’espoir que la vie reviendra à la normale, comme il se doit.

(Illustration – Yulyazolotko/Shutterstock)

2. Permettez-vous de vous sentir mal

Lorsque les routines sont perturbées et que les esprits s’échauffent parce qu’on est coincé à l’intérieur, il va de soi que l’humeur, le niveau d’énergie et la productivité en souffrent.

« Tout le monde vit actuellement une certaine forme de stress. Et bien que ces réactions soient incroyablement courantes, plusieurs personnes se jugent négativement parce qu’elles en souffrent », a souligné Iris Mauss, professeure associée de psychologie à Berkeley.

Pourtant, a-t-elle ajouté, les recherches montrent que plus les gens s’autorisent à ressentir des émotions négatives, plus celles-ci se résorbent rapidement et moins elles causent de dégâts. Et n’oubliez pas de prendre soin de vous ; les bienfaits de l’exercice modéré, du sommeil et de la méditation n’ont jamais été aussi importants.

(Illustration – Space_Cat/Shutterstock)

3. Faites attention à ces quatre comportements chez vous

Le psychologue John Gottman met en évidence quatre comportements destructeurs qu’il appelle les « Four Horsemen » (quatre cavaliers) dans son approche des relations fondée sur la recherche. Ces cavaliers sont la critique, le mépris, la défensive et l’obstruction.

Ces quatre comportements ont tout loisir de s’épanouir dans une situation de blocage, mais si les conjoints se retrouvent à couteaux tirés, il est impératif qu’ils prennent du recul et trouvent un moyen de se rencontrer à mi-chemin.

« Être capable d’identifier les quatre cavaliers dans vos discussions lors de conflits est une première étape nécessaire pour les éliminer et les remplacer par des modèles de communication sains et productifs », conseille Ellie Lisitsa de l’Institut Gottman.

(Illustration – Marta Ortiz/Shutterstock)

4. Attention aux dynamiques de pouvoir inégales

« La charge supplémentaire imposée aux femmes pour gérer le ménage et les enfants, et le fait que l’on s’attende à ce que ce soit le cas, explicitement ou non, peut créer une dynamique de pouvoir inégale qui valorise le travail d’une personne plus que celui des autres », a dit au journal The New York Times le Dr Jessi Gold, psychiatre et professeur adjoint à l’université Washington de Saint-Louis.

Le ressentiment peut s’envenimer, a prévenu le Dr Gold. Pourtant, si certaines disparités dans les rôles parentaux sont inévitables, d’autres ne le sont pas.

La Dr Cynthia Rogers, psychologue pour enfants et collègue du Dr Gold à l’université de Washington, encourage les conjoints à parler ouvertement des « façons dont le partenaire ayant moins de responsabilités peut à la fois reconnaître et soutenir » la personne qui en assume davantage.

(Illustration – ImYanis/Shutterstock)

5. Communiquez, communiquez, communiquez

La chroniqueuse du New York Times Vanessa Marin, psychothérapeute agréée, conseille aux partenaires de se voir tous les jours et de passer intentionnellement du temps ensemble, tout en se réservant des espaces de travail séparés si possible. Il est toujours important, dit-elle, de demander à son partenaire comment il va sur le plan émotionnel.

Le psychologue Levenson croit fermement que le confinement pourrait renforcer certains mariages, mais seulement si les conjoints sont prêts à faire des efforts. « Pour la plupart d’entre nous, ce sera l’un des moments sociaux les plus déterminants de notre relation », a-t-il dit.

(Illustration – ImYanis/Shutterstock)

« Cela ressemble beaucoup à la phase très difficile d’une relation, lorsque vous emménagez ensemble pour la première fois après avoir fréquenté quelqu’un, et que vous découvrez des choses sur vous-même et votre partenaire en tant que couple, qui sont des éléments de base importants au genre de vie que vous allez avoir ensemble », a expliqué M. Levenson.

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Vous pouvez nous aider à vous tenir informés

Pourquoi avons-nous besoin de votre soutien ? Parce que Epoch Times est un média indépendant ne recevant aucune aide de l’État et n’appartenant à aucun groupe politique ou financier. Un journalisme indépendant et gratuit est de plus en plus difficile à obtenir en ces temps où la vérité est à la fois de plus en plus nécessaire et de plus en plus censurée. C’est pourquoi nous avons besoin de votre soutien. Chaque don est important et vous ouvre le droit à une déduction fiscale de 66%.

RECOMMANDÉ