[États-Unis] 54 scientifiques perdent leur emploi dans le cadre d’une enquête du Département de la santé et des services sociaux, en raison de leurs liens avec des pays étrangers

Par Ivan Pentchoukov
15 juin 2020
Mis à jour: 16 juin 2020

Une enquête en cours des départements de la Santé et des services sociaux (NIH) des États-Unis sur les violations de l’obligation de divulgation des liens avec l’étranger par les bénéficiaires de subventions a conduit au licenciement et à la démission de 54 scientifiques.

L’enquête du NIH américain a porté sur 189 scientifiques pour des liens étrangers non déclarés, avec 93 % de fonds cachés provenant de la Chine. Environ 77 bénéficiaires de subventions ont été retirés du système du NIH à la suite de cette enquête.

Les chiffres ont été révélés le 12 juin lors d’une présentation de Michael Lauer, le directeur adjoint du NIH pour la recherche hors frontières. La démarche du NIH remonte à août 2018, lorsque l’organisation a averti les universités du pays que certaines entités étrangères avaient systématiquement pris pour cible les chercheurs du NIH pour détourner la propriété intellectuelle et obtenir des informations confidentielles.

La démarche du NIH s’inscrit dans une campagne plus large du gouvernement américain visant à contrer l’infiltration du Parti communiste chinois (PCC) dans le milieu universitaire américain. Le ministère de la Justice (DOJ) et le FBI ont procédé à des arrestations et conclu des accords dans plusieurs affaires impliquant des chercheurs qui faisaient partie de l’Initiative Chine lancée en novembre 2018.

Au moment de l’enquête, quelque 143 scientifiques dans 27 États détenaient des subventions actives d’une valeur de 164 millions $. Plus de 80 % d’entre eux étaient asiatiques, ce qui reflète le fait que le PCC cible les chercheurs chinois.

Le PCC recrute activement des chercheurs étrangers dans le cadre de son programme Mille Talents, qui est considéré par le gouvernement américain comme une couverture pour obtenir la propriété intellectuelle américaine.

L’enquête du NIH a directement abouti à des poursuites par le DOJ. Après que le NIH a signalé le manquement d’un professeur de l’université Emory à déclaré des travaux étrangers dans les demandes de subventions, le DOJ a inculpé Xiao-Jiang Li, 63 ans, d’Atlanta. Li a été condamné en mai à un an de probation et à payer 35 000 $ à l’agence du gouvernement fédéral des États-Unis qui collecte l’impôt sur le revenu et des taxes diverses pour les revenus provenant de Chine qu’il a dissimulés dans ses déclarations d’impôts.

Un tiers des 189 scientifiques sondés par le NIH étaient déjà sur le radar du FBI, selon la présentation de Michael Lauer. Sept sur dix n’ont pas déclaré les subventions étrangères, et plus de la moitié ont un « prix de talent » non déclaré.

Le DOJ a conclu un accord en décembre dernier avec l’Institut de recherche Van Andel. Le gouvernement a allégué que l’institut avait fait de fausses déclarations sur des demandes de subventions qui n’avaient pas déclaré deux subventions accordées par le gouvernement chinois. L’Institut de recherche Van Andel a accepté de payer 5,5 millions $ pour régler l’affaire.

Dans l’une des affaires les plus importantes, le 9 juin, le DOJ a inculpé le professeur Charles Lieber de l’université de Harvard pour avoir fait de fausses déclarations aux autorités fédérales sur sa participation au programme Mille Talents du PCC.

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