6 raisons d’être optimiste en 2020

Nous avons de nombreuses raisons d'être reconnaissants et de nous réjouir de la poursuite du progrès humain
Par Tyler Brandt
7 janvier 2020 Mis à jour: 8 janvier 2020

« Les années 2010 ont été la meilleure décennie de tous les temps. Les preuves sont accablantes. »

Ce sont les mots de Johan Norberg, membre senior du Cato Institute, écrits dans un article d’opinion pour le Wall Street Journal.

Les mots de Johan Norberg semblent hyperboliques à première vue, mais il a peut-être raison. À bien des égards, le monde s’améliore chaque jour, et à un rythme explosif. Cela est contraire au sentiment général, où les experts clament que la démocratie s’effondre, que les catastrophes climatiques menacent notre existence même, et que le capitalisme nous mène à l’échec.

Pourtant, la preuve est à l’usage, comme on dit. Les données montrent que la dernière décennie a été une histoire d’épanouissement et de progrès humain. Voici six réalités sur le progrès humain qui nous donnent des raisons d’être optimistes à l’approche de 2020

1. La pauvreté extrême est en chute libre

Les taux d’extrême pauvreté, définie comme le fait de vivre avec moins de 1,70 € par jour, continuent de baisser. De 1990 à 2015, le taux mondial d’extrême pauvreté est passé de 36 % à 10 %. En 2018, il est tombé à 8,6 %. Cela signifie que plus de 137 000 personnes échappent chaque jour à l’extrême pauvreté.

2. Plus de la moitié du monde fait partie de la classe moyenne

Cela ne vous choquera peut-être pas au début, mais considérez que septembre 2018 est la première fois dans l’histoire de l’humanité que plus de 50 % de la population mondiale est considérée comme appartenant à la classe moyenne, ce qui représente environ 3,8 milliards de personnes. L’un des grands avantages de cette situation est la demande que la classe moyenne fait peser sur l’économie mondiale, ce qui se traduit par davantage d’opportunités d’entreprendre et un commerce accru.

Pour mettre les choses en perspective, seulement 1,8 milliard de personnes étaient considérées comme faisant partie de la classe moyenne en 2009. Cela ne représente que 26 % de la population mondiale, ce qui signifie que, proportionnellement, le pourcentage de la population mondiale totale considérée comme classe moyenne a augmenté de 92 % entre 2009 et 2018.

3. L’espérance de vie globale augmente

Comme l’indique également Johan Norberg dans sa chronique du Wall Street Journal :

« L’espérance de vie mondiale a augmenté de plus de trois ans au cours des dix dernières années, principalement grâce à la prévention des décès d’enfants. Selon l’ONU, le taux mondial de mortalité des enfants de moins de 5 ans est passé de 5,6 % en 2008 à 3,9 % en 2018. Une perspective à plus long terme montre tout le chemin que nous avons parcouru. Depuis 1950, le Tchad a réduit le taux de mortalité infantile de 56 %, et c’est le pays qui obtient les plus mauvais résultats au monde. La Corée du Sud l’a réduit de 98 %. »

4. Le nombre de décès liés au climat est en baisse

Johan Norberg répond aussi à la question : « Tout cela n’a-t-il pas été fait au prix d’un environnement dégradé ? » « Non », dit-il. « À un certain moment, les pays développés commencent à moins polluer. » Pour illustrer son propos, il cite la baisse du taux de mortalité liée au climat :

« Les taux de mortalité dus à la pollution atmosphérique ont diminué de près d’un cinquième dans le monde et d’un quart en Chine entre 2007 et 2017 », selon la publication en ligne Our World in Data (littéralement : « Notre monde, selon les statistiques » – ntd).

« Le nombre annuel de décès dus aux catastrophes liées au climat a diminué d’un tiers entre 2000-09 et 2010-15, pour atteindre 0,35 pour 100.000 personnes, selon la Base de données internationale sur les catastrophes, soit une réduction de 95 % depuis les années 1960. Ce n’est pas parce que les catastrophes sont moins nombreuses, mais parce que les capacités à y faire face sont meilleures. »

5. La vie s’améliore dans les pays les plus pauvres du monde

Les données de la Banque mondiale montrent des progrès continus dans les pays les plus pauvres du monde, en particulier au cours des deux dernières décennies. L’accès à l’eau potable de base a augmenté, tout comme l’électricité, l’assainissement et le combustible de cuisson propre. Les données montrent également une diminution des taux de pauvreté et de mortalité infantile.

Deux décennies de progrès dans les pays les plus pauvres du monde

Tarifs dans les pays éligibles à l’aide de l’Association internationale de développement pour l’accès à au moins l’eau potable de base, l’assainissement de base, le combustible de cuisson propre et l’électricité, et les tarifs pour le premier cycle du secondaire, les personnes vivant en dessous de l’extrême pauvreté et la mortalité des enfants de moins de 5 ans.

[Traduction du titre du tableau : Deux décennies de progrès au sein des pays les plus pauvres du monde*.]

[Nature des données, de haut en bas : l’eau, l’électricité, obtention du brevet d’études générales, installations sanitaires, taux de pauvreté, mortalité infantile]

* Pays à faible revenu recevant une assistance de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale.

Les lignes en pointillé affichent des indicateurs qui montrent des progrès avec une tendance à la baisse, tandis que les lignes pleines affichent des indicateurs qui montrent des progrès avec une tendance à la hausse.

6. Le coût de la création d’une entreprise a chuté dans les économies en développement

Des réglementations lourdes et onéreuses peuvent empêcher des personnes de créer leur propre entreprise, ce qui est l’un des meilleurs moyens de réduire la pauvreté. Non seulement il est difficile pour l’entrepreneur de contourner la bureaucratie excessive, mais cela finit par lui coûter plus cher. Heureusement, le coût de la création d’une entreprise a considérablement diminué, en particulier dans les économies en développement. Dans les économies à faible et moyen revenu, le coût moyen de la création d’une entreprise était de 141,76 % du revenu par habitant en 2004. En 2019, il n’était plus que de 30,85 %.

Tyler Brandt est rédacteur adjoint à la Fondation pour l’éducation économique. Il est titulaire d’un bachelor en sciences politiques de l’Université du Wisconsin-Madison. À l’université, il a été ambassadeur sur le campus de la FEE , président de la section des Jeunes Américains pour la liberté sur son campus et stagiaire de recherche à l’Institut John K. MacIver de politique publique. Cet article a été publié à l’origine par la Fondation pour l’éducation économique.

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