84 % des Français sont en faveur de la protection des loups

Par Michal Bleibtreu Neeman
20 juin 2020
Mis à jour: 20 juin 2020

Seize loups ont été tués depuis le début de l’année 2020 et un autre braconné. En 2019, 98 individus ont été abattus. Le 9 juin, un ours a été tué en Ariège. À la suite des derniers abattages des animaux sauvages, la Fondation droit, animal, éthique et sciences plaide la cause du loup et affirme que selon un sondage de février 2020, les citoyens français soutiennent la protection du loup.

D’après l’Office français de la biodiversité, le taux de survie des loups est en baisse. Cependant, d’après une étude réalisée par l’entreprise SavantaComRes (étude réalisée en février 2020 dans six États membres de l’Union européenne, soit la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, la Pologne et la Finlande, à la demande d’Eurogroup for Animals), 84 % des Français sont pour une protection stricte des loups. Alors que des éleveurs et des chasseurs réclament encore plus de souplesse dans la gestion des populations de loups en France, 85 % des Français interrogés souhaitent que le gouvernement français et l’UE financent des équipements pour permettre aux éleveurs de protéger leurs animaux d’élevage contre les attaques de loups.

En s’appuyant sur ce sondage, la Fondation Brigitte Bardot et la Fondation droit animal, éthique et sciences (LFDA) demandent au gouvernement français « d’écouter la voix de ses compatriotes et de respecter la stricte protection de cette espèce », prévue par la directive habitats.

La destruction des loups est fixée par année civile à 17 % de l’effectif moyen de loups estimé annuellement. Le quota pour 2020 est de 90 individus, dont 16 ont déjà été tués. En 2019, le préfet d’Auvergne-Rhône-Alpes avait relevé le plafond à 100, et 98 loups ont été abattus.

84 % pensent que les loups font partie de notre environnement naturel

Parmi les Français interrogés, 84 % soutiennent la stricte protection de Canis lupus et 76 % reconnaissent les bénéfices de cette espèce pour l’écosystème dans lequel elle évolue, en régulant les populations des espèces-proies telles que les cervidés. La majorité d’entre eux déclarent que l’abattage des loups est rarement ou jamais acceptable, que ce soit lors d’attaques sur des animaux d’élevage (57 %), ou pour contrôler la taille de leur population (55 %). Pourtant, le gouvernement autorise l’abattage de 17 à 19 % de la population de loups sur le territoire français, soit une centaine d’individus.

Seuls 33 % pensent que les loups représentent un risque pour l’homme. Cependant, 59 % disent qu’ils ne sauraient pas comment se comporter s’ils rencontraient un loup. Il y a donc une nécessité criante d’éduquer les citoyens sur la manière de vivre aux côtés des loups, lesquels ont disparu de notre territoire au début du XXe siècle pour réapparaître naturellement dans les Alpes dans les années 1990.

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