À la découverte du réseau d’espionnage chinois (Vidéo)

Par Larry Ong
22 août 2016
Mis à jour: 19 mars 2021

Sur Internet et au-delà : l’espionnage chinois vu de l’intérieur par Joshua Philipp
Ci-dessus, le diaporama associé à la vidéo.
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« Espionnage »… ce terme évoque inévitablement les clichés hollywoodiens : agents en smoking, gadgets high-tech et armes de dernière génération.

Mais dans les faits, et en particulier dans le cas du régime chinois, l’espionnage est beaucoup plus anodin, diffus et mesquin.

L’Institute for Critical Infrastructure Technology (ICIT), un organisme de réflexion américain à but non lucratif, offre des pistes sur le thème de la cybersécurité.

Le 28 juillet dernier, l’ICIT a organisé un meeting autour du rapport récemment co-écrit par plusieurs de ses membres, intitulé « Une dynastie d’espionnage chinois : mort économique des milles coupures ».

Les « milles coupures » sont une référence à un supplice chinois, pratiqué jusqu’à il y a un peu plus d’un siècle. Le condamné à mort, conscient, était dépecé à petit feu, avant d’être finalement décapité.

Joshua Philipp, journaliste pour la version anglaise d’Epoch Times, est spécialiste en sécurité nationale aux USA. Au travers de plusieurs articles, il a soigneusement détaillé le fonctionnement interne du régime chinois.

Invité à cette réunion, il y a exposé la structure de divers organes du parti communiste chinois (PCC), ainsi que la façon dont ils collectent des renseignements, aux USA comme ailleurs.

Comme le rappelle Philipp, « l’édition d’Epoch Times en langue chinoise est le seul média chinois à ne pas être contrôlé de près ou de loin par le PCC ». Le contrôle de l’information est en effet un facteur clef pour tout régime totalitaire.

Un exemple type de cette domestication de l’information sont les manifestations de la place Tiananmen, aujourd’hui encore complètement occultées en Chine, que ce soit sur Internet, dans les médias ou les manuels scolaires.

Autre cas en 1999, des médias d’État chinois ont propagé des informations absurdes sur le Falun Gong, une gymnastique traditionnelle chinoise, dans le but de justifier sa cruelle persécution. Les informations ont bien vite relayées par les médias occidentaux.

C’est cet événement déclencheur qui poussera des chinois expatriés aux États-Unis à créer Epoch Times, offrant ainsi une alternative à la propagande systématique du régime chinois, le journal développant au fil du temps une certaine expertise sur les rouages du PCC.

Mais le contrôle de l’information ne se limite cependant pas à de la simple censure ou à de la désinformation.

Joshua Philipp a, par le passé, étudié à plusieurs reprises l’exploitation méthodique des États-Unis par la Chine : des communautés ou des groupuscules de chinois expatriés sont infiltrés, puis progressivement « ajustés » pour correspondre à la ligne politique chinoise.

Philipp explique qu’il existe deux organes majeurs au sein du PCC, exerçant un contrôle sur les émigrés chinois : le département du Front Uni et le bureau des affaires chinoises étrangères. « Le régime chinois considère les expatriés, émigrants, leurs enfants et même leurs petits-enfants, comme une extension de la Chine. »

Ainsi, des étudiants chinois servent en tant qu’agents spéciaux ; les médias chinois favorables au régime reçoivent des aides financières de la part d’entreprises implantées en Chine continentale. Ces informations ont été tirées de documents remis à Epoch Times par le transfuge chinois et ancien diplomate Chen Yonglin.

Le régime chinois infiltre aussi les « tongs, » des communautés d’expatriés fondées par les premiers émigrés. D’après Philipp, les tongs regroupent aujourd’hui « un très grand nombre de membres ».

« Si vous voulez étendre l’influence du PCC à l’étranger, c’est la meilleure façon de procéder », explique le journaliste. « Vous vous rendez auprès des personnes gérant ces communautés, et vous les gratifiez pour qu’elles agissent en tant que pseudo-fonctionnaires expatriés. »

Au travers des tongs, le régime chinois a pu aller jusqu’à influencer la politique des USA. Par exemple, deux assistants de John Liu, contrôleur général des finances et candidat à la mairie de New York en 2008, entretenaient des liens étroits avec d’importants tongs locaux, ainsi qu’avec Pékin.

Joshua Philipp a été récompensé par l’Association de Presse New-Yorkaise, pour une série d’articles exposant les liens unissant John Liu et le régime chinois.

Version anglaise : Video: Expert Details China’s Spy Networks in the US

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