À Londres, Pompeo appelle à bâtir une coalition mondiale pour contrer le régime chinois

Par Alexander Zhang
22 juillet 2020
Mis à jour: 22 juillet 2020

Lors de sa visite de deux jours à Londres, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a appelé tous les pays démocratiques à bâtir une « coalition » pour repousser les menaces provenant du Parti communiste chinois (PCC).

M. Pompeo s’est entretenu avec le Premier ministre britannique Boris Johnson et le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab sur une série de questions liées à la Chine, notamment la loi de sécurité nationale de Hong Kong, le géant des télécommunications Huawei, soutenu par l’État chinois, et la pandémie mondiale causée par le virus du PCC, également connu sous le nom de nouveau coronavirus.

Lors d’une conférence de presse commune avec Dominic Raab, Mike Pompeo a pris la parole en présentant tout d’abord ses condoléances au peuple britannique pour les pertes qu’il avait subies à la suite de ce que Pompeo a qualifié de « pandémie évitable ».

« L’exportation de cette catastrophe par le PCC afin de servir ses propres intérêts a été infâme », a-t-il déclaré. « Au lieu d’aider le monde, le secrétaire général Xi Jinping a montré au monde le vrai visage du Parti. »

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo (à g.) et le ministre britannique des affaires étrangères Dominic Raab participent à une conférence de presse commune à Lancaster House, Londres, le 21 juillet 2020. (Peter Summers – WPA Pool/Getty Images)

Mike Pompeo a félicité la Grande-Bretagne pour ses « réponses de principe » aux défis posés par le régime chinois, comme la loi de sécurité nationale de Hong Kong, et il a salué sa décision de retirer l’équipement Huawei du réseau 5G britannique.

Bonis Johnson a annoncé le 14 juillet que les opérateurs britanniques ne pourront plus acheter des composants 5G à Huawei à la fin de cette année et qu’il leur est ordonné, d’ici 2027, de retirer du réseau 5G tout l’équipement Huawei existant.

Le secrétaire d’État américain a également critiqué le régime chinois pour son comportement menaçant dans la mer de Chine méridionale et à la frontière sino-indienne, ainsi que pour son infiltration des organisations internationales.

« On ne peut pas revendiquer des régions maritimes auxquelles on n’a aucun droit légal. On ne peut pas menacer des pays et les intimider dans l’Himalaya. On ne peut pas s’engager dans des opérations de dissimulation et prendre contrôle d’institutions internationales comme l’Organisation mondiale de la santé », a-t-il martelé.

Les États-Unis veulent que toutes les nations qui accordent de l’importance à la liberté et à la démocratie « se rendent compte de la menace que le Parti communiste chinois représente pour elles » et « œuvrent ensemble pour repousser les démarches du Parti communiste chinois ».

« J’espère que nous pourrons construire une coalition qui se rend compte de cette menace et qui œuvrera collectivement pour convaincre le Parti communiste chinois qu’il n’est pas dans son intérêt d’avoir un tel comportement », a poursuivi M. Pompeo.

Pour sa part, Dominic Raab, le ministre britannique des Affaires étrangères, a déclaré que le Royaume-Uni veut travailler avec les États-Unis et d’autres partenaires internationaux « afin de protéger nos libertés et nos intérêts et, comme nous le montrons dans le cas de Hong Kong, défendre nos valeurs ».

« Face à l’ensemble des défis internationaux, qui sont nombreux, nous reconnaissons que nous sommes toujours beaucoup plus forts, et toujours plus efficaces, lorsque nous travaillons ensemble. Et c’est ce que nous allons continuer à faire dans les semaines et les mois à venir », a-t-il souligné.

Le Royaume-Uni a annoncé qu’il allait étendre les droits d’immigration à environ 3 millions de résidents de Hong Kong qui avaient le statut de ressortissant britannique d’outre-mer après que le régime chinois a imposé à Hong Kong, le 30 juin dernier, une loi draconienne sur la sécurité nationale.

Cette loi qui, selon la Grande-Bretagne, constitue une « violation claire et grave » de la déclaration commune sino-britannique sur Hong Kong, criminalise les individus pour tout acte de subversion, de sécession et de collusion avec des forces étrangères contre le régime chinois, avec une peine maximale d’emprisonnement à vie.

Dominic Raab a également fait entendre que le Royaume-Uni suspendait son traité d’extradition avec Hong Kong et étendait à l’ancienne colonie britannique son embargo sur les armes à destination de la Chine continentale.

Mike Pompeo a aussi rencontré Nathan Law, le jeune militant pro démocratie à Hong Kong qui avait fui à Londres après l’imposition de la loi de sécurité, ainsi que Chris Patten, le dernier gouverneur britannique de Hong Kong.

Le 22 juillet, Pompeo se rend au Danemark où il doit rencontrer la Première ministre danoise Mette Frederiksen pour discuter de la pandémie, de la Chine et d’autres sujets.

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