À nos chères futures générations : « Les conseils de vie de mon père »

Par À nos chères futures générations
26 juin 2021
Mis à jour: 30 juin 2021

L’événement qui va suivre s’est produit entre 1959 et 1960. J’étais en première année à la Seminole High School de Sanford, en Floride. J’étais la quatrième génération à être élevée sur la vieille propriété familiale qui a été acquise par mon arrière-grand-père et mon arrière-grand-mère peu de temps après la guerre civile. Son fils, mon grand-père, était un prédicateur méthodiste à temps partiel. Ma mère était une infirmière diplômée qui a servi en Nouvelle-Calédonie pendant la Seconde Guerre mondiale.

Je travaillais sur la barrière de l’enclos à vaches, vers de l’étang près de la route.

Mon père était un homme plutôt taciturne. Il ne parlait pas beaucoup, ce qui était typique pour un homme qui avait été en Europe et au Panama pendant la Seconde Guerre mondiale et qui avait survécu à la grande dépression. Sa mère avait perfectionné l’art de prendre de la farine de maïs, un peu de graisse, un peu d’eau, beaucoup d’espoir et en faire un repas digne d’un roi. Le tout sur un poêle à bois.

Il avait un étrange sens de l’humour, mais s’illuminait parfois lorsqu’on lui racontait une blague. Il était bref dans ses instructions, attendait surtout de ses enfants qu’ils fassent « ce qu’on leur dit, quand on leur dit » et le mot « discussion » ne faisait pas partie de son vocabulaire.

Un jour, mon père s’est approché de moi dans le pâturage et avait son Thermos « de travail » avec du café dedans et deux tasses. J’avais compris grâce au Thermos que je ne serais pas grondé. « Asseyons-nous là-bas à l’ombre et parlons », a t-il-dit.

La première pensée qui m’est venue à l’esprit a été que quelqu’un devait être mort ou gravement malade. Mon père ne venait jamais me rendre visite quand je faisais des corvées.

« Tu vas avoir 17 ans, tu vas aller à l’université. Tu seras un homme, (mais ce ne sera que) longtemps après avoir cru l’être. Tu devras probablement aller à l’escarmouche en Indochine[appelée plus tard Vietnam] parce que le général Eisenhower semble se diriger dans cette direction.

« Il y a beaucoup de choses que je pourrais te dire qu’on pourrait appeler ‘conseils’, et je pourrais te parler des oiseaux et des abeilles », a-t-il dit. « Tu n’as pas besoin de cela. Mais tu as besoin de savoir des choses qui sont juste des choses ordinaires qui montreront du respect pour ta mère.

« La raison pour laquelle je les dis est que je ne durerai pas aussi longtemps qu’elle. Je pense qu’elle fera une bonne vingtaine d’années de plus que moi, et c’est un long moment pour être une femme veuve. Elle pourrait vouloir se remarier avec un gentleman qui pourrait lui tenir compagnie et être quelqu’un qui serait à ses côtés le reste de sa vie. Ce sera à vous d’être sûrs que cette personne sera un gentleman de qualité. »

C’est alors qu’il sortit sa boîte d’allumettes, c’est là qu’il écrivait toujours ses notes temporaires.

Ses points comprenaient :

« Fais des études et n’accepte jamais rien d’autre dans ta vie que l’autosuffisance totale. Si tu n’en as pas, il pourrait penser que ton gagne-pain est si fragile qu’il pourrait être obligé de choisir entre vous aider ou perdre sa femme. Une bonne éducation est importante, que ce soit à l’université ou dans une école de métiers. N’oublie jamais qu’un compagnon plombier gagnera plus d’argent au cours de sa vie qu’un professeur d’université s’il est bon dans son métier. L’éducation n’est pas le moteur de la réussite. Le génie instruit qui est paresseux sera un fléau pour une famille embarrassée, tandis qu’une personne ambitieuse ayant reçu une moindre éducation aura beaucoup plus d’argent et de bonheur.

Trouve un emploi avec une bonne retraite pour ta femme et toi. Si tu ne peux pas en trouver un, reste dans l’armée. Quand tu auras mon âge, tu apprécieras le fait qu’à 49 ans, tu puisses prendre ta retraite et que ta femme et toi aurez une rente à vie s’il arrive quelque chose.

N’ayez jamais plus d’enfants que vous ne pouvez en supporter sans l’aide de produits ou d’assistance. Si vous n’avez pas un endroit où vous pouvez cultiver toute votre nourriture et avoir un bon revenu, vous ne pouvez pas en faire vivre beaucoup sans un bon emploi. Si vous vous mettez dans cette situation, quel homme va épouser votre mère de peur de devoir un jour aider à soutenir vos enfants si quelque chose vous arrive ? N’oublie pas que c’est toi qui dois aider ta mère si elle a des problèmes, jamais toi qui est le bénéficiaire de son aide.

Ne compte pas sur les revenus de ta femme, vous devriez toujours les mettre de côté pour les jours de pluie ou pour vous aider lorsque vous enverrez vos enfants à l’université.

Ne sors jamais avec une femme, quelle qu’en soit la raison, à moins que tu ne sois fier de la ramener chez toi pour rencontrer ta mère ou de l’emmener aux dîners à l’église.

Ne jure jamais devant ta mère ou une dame. Si tu le fais, cela montre seulement que tu n’as aucun respect pour elle et encore moins pour toi-même. Si tu le fais devant tes enfants, ils auront des problèmes à l’école.

Quand je mourrai, ta mère aura tout ce que nous avons. Tu auras mes armes à feu et mes couteaux de poche. N’oublie pas qu’elle est plus intelligente que toi et moi. Nous avons ce que nous avons grâce à son sens de l’argent. Si tu espères hériter de quelque chose d’elle, tu devras vivre ta vie de manière responsable. Si tu ne le fais pas, tu hériteras d’un dollar de sa part pour que tout le monde sache que tu n’as pas été oublié.

N’oublie pas que ta mère et tes sœurs t’aimeront inconditionnellement. Ton père et tes amis ne te respecteront que si tu le mérites. »

Note : Elle lui a survécu de 17 ans, j’ai fait ce qu’il m’a suggéré, je suis un pompier retraité de Jackson, Mississippi et je vends des assurances à côté. Ma femme et moi cultivons toujours un jardin. Nous n’avons pas de dettes. Nous avons deux enfants et une petite-fille.

J. Allen Sandifer, Mississippi

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