Il a vécu dans une décharge et a perdu ses parents à l’âge de 12 ans, mais est maintenant diplômé d’université

29 mars 2019 Mis à jour: 5 avril 2019

Faites la connaissance de Jeb Bayawon, diplômé de l’Université d’État de Mindanao, aux Philippines, dont l’histoire inspirante a fait les manchettes dans son pays.

La raison pour laquelle l’histoire de Jeb a gagné le cœur de la nation est qu’il a vécu sur une décharge dans la ville de Cagayan de Oro, travaillant comme éboueur.

Illustration – Shutterstock | Doidam 10

Pendant leur enfance, Jeb et ses frères et sœurs cherchaient souvent des restes de nourriture ou vendaient des rebuts recyclables et des bouteilles vides jetés à la poubelle afin d’aider leurs parents.

« Nous vendions les rebuts et les bouteilles aux brocantes », a dit Jeb au Rappler.

Même si la famille de Jeb était pauvre, son père accordait toujours la priorité à l’éducation et s’assurait qu’il fréquente l’école primaire.

« Mon père m’a toujours conseillé d’aller à l’école », se souvient-il.

Cependant, Jeb n’a pas eu la vie facile à l’école parce que, vivant dans les ordures, il sentait mauvais.

Puisqu’il sentait mauvais, ses camarades de classe se moquaient de lui et, chaque fois qu’il sortait son repas, « ils s’énervaient parce qu’ils savaient qu’il venait de la poubelle ».

Les moqueries ont fait que Jeb n’aimait pas l’école. À l’âge de 12 ans, ses parents sont décédés et il a fini par abandonner l’école. Son père a succombé à la tuberculose et, peu de temps après, sa mère est décédée d’une crise d’hypertension.

Après la mort de ses parents, Jeb a dû prendre soin de lui, ses frères et sœurs ayant quitté la maison à la recherche d’une vie meilleure. C’était comme si Jeb allait rester éboueur toute sa vie.

Heureusement, en 2007, son destin a changé pour le mieux lorsqu’il a rencontré Thomas Kellenberger, un ancien policier suisse qui a fondé la Fondation Island Kids Philippines.

Grâce à la fondation, Jeb a reçu une allocation, un logement, des fournitures et la possibilité de poursuivre des études. Il a donc quitté la décharge et est retourné à l’école.

« Je voulais apprendre, donc j’ai continué mes études », dit Jeb Bayawon. « Je ne voulais pas qu’on me méprise ».

Avec diligence et persévérance, Jeb a terminé ses études primaires, réussi le test d’accréditation et d’équivalence des systèmes d’apprentissage alternatifs (SAA) [Alternative Learning System Accreditation and Equivalency (ALS A&E) Test] et s’est retrouvé sur la liste du doyen durant son premier semestre au collège.

Enfin, en juin 2018, il a revêtu une toge et un chapeau de fin d’études pour obtenir son [diplôme] de baccalauréat en enseignement secondaire avec majeure en anglais de l’Université d’État de Mindanao.

Étant gradué, Jeb espère maintenant redonner à la communauté en travaillant comme enseignant. Pour atteindre cet objectif, en septembre 2018, il a dû passer l’examen de licence d’enseignement.

« Au-delà de cela, j’ai l’intention de rester à la Fondation IKP, où je pourrai faire du bénévolat en tant qu’enseignant de la SAA », a-t-il dit.

Jeb a obtenu son diplôme d’études malgré une enfance pauvre et l’absence de ses parents. Son histoire est une source d’inspiration pour tous ! Elle prouve que les enfants défavorisés sont capables d’exceller à l’école et de réaliser leurs rêves si on leur donne une chance.

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