Un adolescent, mort à la suite de convulsions, avait des œufs de ver solitaire dans son corps

Par Robert Jay Watson
30 août 2019 Mis à jour: 30 août 2019

Vous songez à commander votre viande saignante, encore rose par endroit ? Réfléchissez-y encore ! Comme beaucoup de gens le savent, la viande insuffisamment cuite, surtout le porc, peut être très dangereuse. Mais nous oublions souvent à quel point les conséquences peuvent être dramatiques, souvent car peu de gens connaissent quelqu’un qui en soit tombé malade.

Mais un cas récent en Inde devrait servir d’avertissement pour tous sur les risques réels de la viande saignante.

Cet adolescent de 18 ans, dont le nom est resté anonyme, se plaignait à ses parents de douleurs aux aines depuis plusieurs jours lorsqu’ils l’ont amené à l’hôpital. En plus de la douleur qu’il ressentait, le jeune homme souffrait également de convulsions et d’un œil gonflé, ce qui nuisait à sa vision.

Bien que les médecins aient fait tout ce qu’ils ont pu pour le stabiliser, en l’espace de quelques semaines il était mort. Comment un jeune homme qui avait été jusque-là en bonne santé, et dont le corps et le système immunitaire auraient dû être à leur apogée, pouvait-il soudainement s’effondrer et mourir ?

La réponse était la neurocysticercose, un très long nom pour un simple ver solitaire. L’adolescent avait consommé du porc qui n’avait pas été manipulé et cuit correctement et qui contenait alors des parasites. Quand il a mangé le porc, les œufs ont éclos à l’intérieur de son corps.

L’infection par le ver solitaire est causée par l’ingestion de nourriture ou d’eau contaminée par des œufs ou des larves de ténias. (Illustration – Shutterstock | Rattiya Thongdumhyu)

Mais le vecteur de la maladie n’est pas seulement parce que le porc n’a pas été assez cuit. Pour qu’un ver solitaire arrive dans la viande de porc, il faut d’abord qu’il vienne d’une autre personne. Et le seul moyen de communication probable est la contamination fécale.

Cela signifie que le porc a consommé des déchets humains, ce qui peut être le cas dans certains pays en développement où l’hygiène fait défaut, ou que quelqu’un qui a manipulé la viande ne se soit pas lavé les mains après être allé aux toilettes.

Quel que soit le vecteur dans ce cas précis, les résultats ont été dévastateurs pour cet adolescent. Comme l’explique CNN Health, « les larves rampent hors des œufs et dans les tissus musculaires et cérébraux, où elles forment des kystes. Les médecins ont aussi découvert des kystes dans l’œil droit et le testicule droit de l’adolescent. »

La difficulté de traiter un patient atteint de ce parasite à ce stade résulte dans le fait qu’il y a énormément de kystes et qu’ils se logent dans des endroits très sensibles. Quand les médecins pensent naturellement à donner au patient des médicaments antiparasitaires, ceux-ci ont l’inconvénient de causer des hémorragies internes et des gonflements.

Si cela se produit dans le cerveau, le patient pourrait tomber dans le coma et devenir végétatif. Malheureusement, les médicaments anti-inflammatoires et antiépileptiques que les médecins ont donnés à l’adolescent n’ont pas pu le sauver.

Illustration – Shutterstock | bhanupong chooarun

Heureusement, en ce qui concerne les Français, la plupart ne seront probablement pas exposés à ces vers solitaires, bien que chacun devrait quand même être vigilant. Le Docteur Dowd explique que les vers solitaires venant du porc sont « plus endémiques dans les parties du monde comme l’Inde, l’Asie et l’Amérique latine ».

Et les cas qui surviennent dans les autres pays proviennent généralement d’immigrants ou de personnes qui ont voyagé et ont été infectées, puis qui reviennent et contaminent d’autres personnes qui les entourent.

Si tel est le cas, que peuvent faire les gens pour se protéger de ces vers mortels ? Comme le dit le Docteur Dowd, « pour une tranche entière de boeuf ou de porc, vous devriez la cuire à au moins 63 degrés Celsius, pas en-dessous ».

Avec une bonne température de cuisson et une bonne hygiène, il y a peu de risques, mais il est essentiel de prendre des précautions. Mieux vaut prévenir que guérir !

Un ténia dans l’intestin humain. Image rendue 3D. Le ver solitaire est une espèce de ver plat parasite. Ils vivent dans le tube digestif des vertébrés. (Illustration – Shutterstock | Juan Gaertner)
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