Affaire Élisa Pilarski : sept mois après la mort de sa fille, la mère d’Élisa attend « de savoir ce qui s’est passé »

Par Séraphin Parmentier
25 juin 2020
Mis à jour: 25 juin 2020

Sept mois après le décès de sa fille dans la forêt de Retz, la mère d’Élisa Pilarski a livré son sentiment sur l’affaire dans le cadre d’un entretien accordé à Oise Hebdo : « beaucoup de choses sont dites sur Élisa et ça me dérange ».

Plus de sept mois après la mort de sa fille de 29 ans, dont le corps mutilé avait été retrouvé sur un chemin forestier de Saint-Pierre-Aigle, dans l’Aisne, Nathalie Pilarski s’est confiée à la rédaction du journal Oise Hebdo.

Si l’enquête devant permettre de déterminer les circonstances exactes du décès de la jeune femme – qui a succombé à une hémorragie « consécutive à plusieurs morsures de chiens aux membres supérieurs et inférieurs ainsi qu’à la tête », selon les résultats de l’autopsie pratiquée par l’institut médico-légal de Saint-Quentin (Aisne) – est toujours en cours, la mère d’Élisa Pilarski souhaite que les investigations aillent rapidement à leur terme.

« C’est long, très long. Je suis dans un état d’esprit où maintenant, j’ai besoin de réponses, besoin de savoir ce qui s’est passé », explique-t-elle.

Bien que les résultats des prélèvements ADN effectués sur 67 chiens – les 5 chiens d’Élisa Pilarski et de son compagnon, Christophe Ellul, ainsi que les 62 chiens de l’équipage de vènerie Le Rallye La Passion, présent en forêt de Retz le 16 novembre – aient été attendus pour la fin du mois de juin, ils ne devraient finalement pas être connus avant plusieurs semaines.

« Apparemment, nous n’aurons pas de résultat avant fin août, début septembre. Je ne sais pas pourquoi, mais il semblerait que le laboratoire n’ait pas eu accès aux scellés. Ce n’est pas en tout cas – et comme cela a pu être dit – à cause du confinement », souligne Nathalie Pilarski.

La mère de la jeune femme enceinte de six mois au moment du drame est également revenue sur les rapports qu’entretenaient sa fille avec Curtis, le chien qu’elle promenait le jour des faits.

« Il a été dit dans les médias que Curtis avait peut-être déjà attaqué Élisa plusieurs mois avant sa mort », rappelle Mme Pilarski.

Une version que Christophe Ellul avait d’ailleurs contredit en produisant sur les réseaux sociaux des documents médicaux indiquant que la jeune femme avait été hospitalisée en mai 2019 pour une blessure à la main provoquée par un chat.

« Il a été dit qu’Élisa m’avait confié avoir été mordue par Curtis et non pas par un chat. C’est faux. Élisa m’a bien dit qu’elle avait tenté de séparer les chiens pour qu’ils n’attaquent pas le chat. Et selon elle, c’est bien le chat qui l’avait attaquée », confirme Nathalie Pilarski.

D’après elle, l’intervention chirurgicale subie par sa fille à la suite de cette morsure était « destinée à vider le pus de l’infection ».

« Élisa connaissait parfaitement les animaux »

Installée à Rébénacq, village des Pyrénées-Atlantiques où Élisa Pilarski a passé son enfance, Nathalie Pilarski héberge désormais le compagnon de sa fille : « Christophe vit chez moi depuis le début du confinement. »

« C’est une grande maison où je vivais seule avec mon frère, alors il est descendu, il aide », ajoute-t-elle.

Elle confie d’ailleurs l’avoir convaincu « de prendre du recul », alors que M. Ellul avait publié plusieurs billets sur les réseaux sociaux, entrecoupés de quelques apparitions dans les médias dans les mois qui ont suivi le drame.

« […] Beaucoup trop de choses ont été dites sur les réseaux sociaux, à la télé, dans tous les médias », observe Mme Pilarski.

Si elle comprend l’intérêt suscité par Curtis, dont les origines ont fait couler beaucoup d’encre, la mère d’Élisa affirme ne pas en savoir davantage.

« Christophe m’a simplement dit que le chien avait été acheté en Belgique, je crois. Il m’a expliqué que c’était son ex-femme qui s’occupait des papiers des chiens avant. Avec Curtis, apparemment, il y avait des papiers à renouveler tous les ans. Il ne l’a pas fait, il ne savait pas », confie Nathalie Pilarski.

Selon elle, le canidé n’a rien à voir avec la mort de sa fille : « Je n’ai jamais vu Curtis, mais ce que je sais, c’est qu’Élisa connaissait parfaitement les animaux. Elle avait été monitrice d’équitation, elle a travaillé avec beaucoup de chiens. Et jamais elle ne serait sortie promener seule un chien en qui elle n’avait pas pleinement confiance. »

Tandis que l’enquête et l’exploitation des résultats des analyses ADN menées sur les chiens de Christophe Ellul et d’Élisa Pilarski ainsi que ceux de l’équipage de chasse à courre Le Rallye La Passion doivent permettre de déterminer si un ou plusieurs de ces canidés peuvent être responsables de la mort de la jeune femme, Nathalie Pilarski ne semble pas non plus écarter « la piste possible de chiens extérieurs ».

« Il y a toujours cette histoire de chien qu’Élisa a vu ce jour-là dans la forêt. Elle m’avait appelé à midi pour m’en parler. Je lui avais dit qu’elle m’embêtait encore avec ses histoires de chiens, ce sont les derniers mots que nous avons échangés », conclut la mère d’Élisa.

 

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