Agression d’Éric Zemmour : le suspect interpellé et déféré devant le parquet de Paris

Par Séraphin Parmentier
6 mai 2020
Mis à jour: 6 mai 2020

Placé sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès, Mehdi Korchi devrait être jugé au mois de septembre prochain.

Le jeudi 30 avril, Éric Zemmour était violemment pris à partie par un individu alors qu’il marchait dans les rues de Paris avec des sacs à provisions. L’auteur de l’agression avait filmé la scène avec son téléphone portable avant de la diffuser fièrement sur les réseaux sociaux.

« Éric Zemmour, comment tu vas gros fils de p*** ? Ça va gros fils de p*** ? Nique bien ta mère ! » vocifère l’auteur de la vidéo. Impassible, Éric Zemmour poursuit sa route tandis que son agresseur continue de le harceler.

À la fin de la séquence, l’auteur affirme avoir craché sur le journaliste : « Je peux vous dire, il a goûté un mollard ! » 

Éric Zemmour avait déposé plainte deux jours après les faits.

D’après Le Parisien, qui confirme une information de L’Express, Mehdi Korchi, l’agresseur présumé d’Éric Zemmour, a été convoqué par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance (BRDP) et placé en garde à vue ce mardi. Selon le quotidien francilien, il doit désormais être jugé pour « menaces » le 9 septembre prochain.

Dans l’attente de son procès, le mis en cause a été placé sous contrôle judiciaire avec « interdiction de paraître à Paris, obligation de pointage dans la ville de son lieu de vie, interdiction de contact avec la victime et obligation de justifier d’une activité professionnelle », indique le parquet de Paris.

Résidant à Orléans, dans le Loiret, le suspect serait venu en région parisienne la semaine dernière pour rendre visite à des membres de sa famille domiciliés en Seine-Saint-Denis, et ce, malgré les mesures de confinement en vigueur dans le cadre de l’État d’urgence sanitaire.

L’avocat d’Éric Zemmour satisfait de la réaction rapide du parquet

Sur Twitter, Me Olivier Pardo, l’avocat de M. Zemmour, n’a pas manqué de se féliciter de la célérité avec laquelle le parquet avait agi dans ce dossier.

« Je salue la rapidité de réaction du parquet de Paris et des service de la police judiciaire. Je ne laisserai rien passer face aux agressions lâches dont Éric Zemmour est la cible », a-t-il expliqué.

À la suite de son agression, le chroniqueur de C-News et du Figaro a reçu le soutien de plusieurs personnalités de différents bords politiques. Marlène Schiappa s’était notamment fendue d’un billet sur Twitter pour le soutenir, tandis que le président de la République n’avait pas hésité à échanger longuement au téléphone avec l’éditorialiste.

Des marques de soutien émanant parfois d’adversaires politiques dont Éric Zemmour a d’ailleurs reconnu l’élégance. « Je rends hommage à ces gens, je leur en sais gré. Ce sont d’authentiques démocrates, des gens qui pensent que leurs adversaires ne sont pas des ennemis. […] Je trouve ça tout à fait honorable », a souligné l’auteur de l’ouvrage Destin français sur C-News ce lundi.

Si les témoignages de soutien et les marques d’amitié qu’il a reçus après avoir été pris à partie dans les rues de Paris l’ont touché, Éric Zemmour a néanmoins tenu à relativiser quelque peu l’agression dont il a fait l’objet auprès de Christine Kelly : « Ça arrive tout le temps, tous les jours depuis des décennies, à des millions de Français qui sont agressés, insultés, menacés, volés, violées pour certaines jeunes femmes, et même parfois tués par ces islamo-racailles. »

Sur le plateau de l’émission Face à l’info, le polémiste a également été amené à réagir aux excuses formulées par Mehdi Korchi dans une nouvelle vidéo publiée le 2 mai sur les réseaux sociaux.

«[…] En le voyant, je me suis laissé emporter. Je tiens à préciser plusieurs choses. La première, c’est que je ne l’ai pas touché, j’ai toujours gardé une bonne distance entre lui et moi. Je n’avais ni l’intention ni l’envie de l’agresser physiquement. La seconde, c’est que je ne lui ai pas craché dessus. On peut me voir dans une vidéo que j’ai publiée par la suite me vanter de lui avoir craché dessus, mais c’est complètement faux. Je sais que j’ai mal agi, je n’aurais pas dû agir de cette façon. J’ai pu le blesser et choquer beaucoup de monde, et je regrette vraiment mon geste », assure celui qui se fait appeler «  Haram La Gratuité » sur Snapchat.

Des excuses auxquelles Éric Zemmour ne semble accorder aucun crédit, les qualifiant de « bidon ». « Je pense que c’est un avocat de gauche qui lui a conseillé de faire ça, car il a bien vu que les crachats en temps de coronavirus, ça peut aller loin. Je pense qu’il y a là une organisation, des gens qui lui ont conseillé de faire attention », a-t-il ajouté.

 

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