Agression d’une femme médecin dans un quartier mal famé de Nice

Par Emmanuelle Bourdy
16 novembre 2019 Mis à jour: 16 novembre 2019

Pauline Foti, une jeune femme médecin de 37 ans s’est fait agresser lors d’une visite auprès d’un patient, dans la nuit du jeudi 7 novembre. Les faits se sont déroulés dans le quartier des Moulins, à Nice. La jeune femme relate sa mésaventure dans une vidéo pour le journal France 3.

Elle explique que la visite auprès du patient s’était déroulée «sans problèmes particuliers». Au moment de regagner sa voiture, il était environ 23h30. C’est alors que trois personnes ont surgi, tentant de lui dérober son sac à main et ses bijoux.

Ne voulant pas se laisser faire, Pauline Foti a résisté à cette attaque surprise. Les trois individus l’ont roué de coups. Elle leur a crié : «Je suis médecin, je suis médecin !», mais cela ne les a pas stoppés pour autant. Les malfrats ont réussi à lui voler sa montre, ses bijoux ainsi que son sac à main.

Bien que la police ait réagi très efficacement et rapidement, Pauline Foti précise : «On ne va pas travailler pour faire une visite, pour aller soigner les gens pour se faire tabasser et voler ses affaires». La jeune femme sort de cette agression avec de nombreuses blessures et contusions. «J’ai des côtes fêlées, j’ai une entorse du genou et peut-être une atteinte d’un ménisque, je dois faire des examens complémentaires mardi, et puis des contusions multiples, quelques petites plaies », précise-t-elle aux journalistes de la chaîne.

SOS Médecins Nice a déclaré que les interventions des médecins seront «suspendues jusqu’à nouvel ordre» dans cette cité mal famée. Le service médical d’urgence à domicile veut que des mesures de sécurité soient mises en place, lors des déplacements des médecins. «Nous demandons à ce que nos interventions soient sécurisées», précise-t-il.

La jeune médecin montre son professionnalisme, elle déclare que «si les conditions sont remplies, je serais contente d’y retourner le plus rapidement possible.»

Pour l’heure, elle essaye de ne pas s’apitoyer sur son sort. «C’est sûr que lorsqu’on se fait agresser comme ça, en pleine nuit, ça laisse des traces. Mais j’essaie de ne pas y penser. Cela amène à se poser des questions, mais j’essaie de passer outre», confie la jeune femme au journal.

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