Alpes-de-Haute-Provence : sans-abri et sans permis, il est arrêté au volant d’une Audi qu’il affirme s’être fait offrir

Par Séraphin Parmentier
23 septembre 2020
Mis à jour: 23 septembre 2020

Bien connu de la justice et coutumier des délits routiers, un quadragénaire a assuré que la grosse cylindrée au volant de laquelle il avait été arrêté était un cadeau d’un généreux donateur.

Ce lundi, Pierre Balivet, un homme d’une quarantaine d’années soupçonné de conduite sans permis, sans assurance et sans carte grise comparaissait devant la justice.

Le 4 juin 2019, le quadragénaire avait été appréhendé par les gendarmes au volant d’une Audi A4 à Aiglun, une commune d’un peu plus de 1000 habitants établie dans la vallée de la Bléone, au sud-ouest de Digne-les-Bains.

Un véhicule haut de gamme que M. Balivet, affirme s’être vu proposer pour la modique somme de 200 euros, selon des propos relayés par Le Dauphiné Libéré.

« J’étais en train de faire la manche quand un passant m’a quasiment offert cette voiture », a expliqué le prévenu pendant son procès.

Sans-abri au moment des faits, M. Balivet vivait dans la voiture en question. Quelques mois plus tard, le 11 avril 2020, le quadragénaire est de nouveau interpellé alors qu’il conduit le véhicule de sa conjointe.

Bien connu de la justice, le désormais ex-SDF subsiste grâce à une pension d’invalidité, rapporte le quotidien régional.

Son casier judiciaire bien rempli fait mention d’une quinzaine de condamnations liées notamment à des affaires de trafic de stupéfiants – qui lui ont valu 4 ans de détention –, de violences conjugales et des délits routiers.

« Il y a peu d’espoir de mettre ce délinquant routier hors d’état de nuire », a souligné Rémy Avon, procureur de la République de Digne-les-Bains, pendant l’audience.

Une peine de prison aménagée

Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public insistera sur l’état de récidive du prévenu et demandera une peine de 6 mois de prison de ferme avec placement sous surveillance électronique.

L’avocat de Pierre Balivet fera pour sa part valoir le « parcours difficile » de son client, « marqué par l’addiction à l’héroïne et une grave blessure invalidante » qui se serait aggravée en prison, tout en assurant que la relation avec sa nouvelle conjointe « le tire désormais vers le haut ».

Le tribunal judiciaire condamnera finalement l’accusé à une peine de 6 mois de prison ferme. Pierre Balivet pourra néanmoins effectuer sa peine à domicile sous surveillance électronique et échappe ainsi à la maison d’arrêt.

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