Alsace: la photo d’un plateau repas dans un Ehpad fait réagir les internautes, la direction se défend

Par Léonard Plantain
20 février 2020
Mis à jour: 20 février 2020

Sur Facebook, la photo d’un plateau-repas servi à l’Ehpad de Barr (en Alsace), publiée mardi par la fille d’une pensionnaire, a suscité de vives réactions. La direction est alors intervenue pour se défendre.

Voulant se plaindre sur Facebook, la fille d’une pensionnaire ne s’attendait pas à ce que sa publication prenne une telle tournure et soit partagée près de 41 000 fois.

La publication indiquait : « REPAS SERVI HIER SOIR À L’EHPAD DE BARR (67). Pour un tarif mensuel qui va de 1 563,9 euros par mois à 2 211,6 euros en fonction de la dépendance. » Suivi d’une photo :

Le post original a depuis été supprimé, mais trop tard, la photo représentant une soupe, un liégeois, un verre d’eau, du pain et deux morceaux de fromage, avait déjà fait le tour des réseaux sociaux.

Mis en ligne sur Facebook le 11 février par la fille d’une pensionnaire de la résidence Marcel-Krieg, à Barr (Alsace), l’Ehpad a rapidement été affublé de commentaires négatifs et la direction s’est vue dans l’obligation d’intervenir.

« Quand on a découvert ça, tout le monde tombait des nues », a déclaré Gisèle Lacour, la directrice de la maison de retraite, interrogée par 20 Minutes. Elle a également déclaré s’être entretenue avec la plaintive, qui a ensuite décidé de supprimer sa publication. « Elle ne pensait pas non plus que ça prendrait de telles proportions. »

Mais le sujet s’était déjà diffusé sur les réseaux sociaux.

Par la suite, pour enrayer la polémique, la direction de l’Ehpad a publié un message explicatif sur Facebook :

« À la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux d’une photo d’un plateau repas servi le soir et de commentaires diffamatoires, la résidence Marcel Krieg à BARR regrette que les résidents, les familles, le personnel et les bénévoles soient impactés par cette atteinte à la réputation et aux valeurs de l’établissement.

« La direction tient à réagir et condamne fermement ce comportement irresponsable préjudiciable à l’ensemble de l’établissement. Elle se réserve le droit d’exercer tous les recours légaux pour réparer les préjudices subis.

« À noter que le repas du soir du 11 février (potage maison aux pois cassés et lardons, duo de fromage, pain et liégeois aux fruits), tant décrié, correspond à une réelle demande des résidents [validée] en commission des menus. La présentation sera nécessairement revue.

« La politique liée à la restauration, [définie] dans le projet d’établissement, se décline comme suit :

– La Résidence est le domicile du résident. L’ensemble du personnel est attentif au respect de ses souhaits, ses goûts et ses habitudes.
– Les habitudes alimentaires, les goûts et les aversions des résidents sont identifiés et pris en compte.
– Les menus sont élaborés sur 6 semaines par les cuisiniers et la diététicienne afin de proposer une alimentation équilibrée (quantitative et qualitative). La diététicienne veille à un équilibre alimentaire global.
– Une commission des menus, incluant des résidents et des professionnels de l’établissement, permet aux résidents et aux agents de faire un retour sur les prestations des repas et d’exprimer leurs suggestions.
– Des menus festifs, à thème, des goûters d’anniversaires et des repas thérapeutiques sont proposés régulièrement.

« La direction tient à remercier les agents pour leur mobilisation dans la défense des valeurs et des pratiques de l’établissement et leur implication au quotidien. »

Gisèle Lacour a également conclu, auprès de 20 Minutes, que le menu de ce fameux soir « était une soupe de pois cassés avec des lardons. C’est consistant, protéiné, et réfléchi. Surtout, on est très [attachés] aux demandes de nos résidents ».

Malgré tout, elle a quand même reconnu que : « C’est vrai, la présentation n’était peut-être pas très avantageuse. »

Laissant entendre qu’un effort de ce côté-là sera certainement fait à l’avenir.

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