Amazonie : le chef indien Raoni reçu par Macron jeudi

14 mai 2019 Mis à jour: 15 mai 2019

Emmanuel Macron recevra jeudi après-midi le célèbre chef indien Raoni, en tournée en Europe pour mettre en garde sur la déforestation au Brésil.

Un autre chef indien d’Amazonie Almir Narayamoga Surui a alerté mardi des députés sur les dangers de la déforestation « encore plus intenses » sous la présidence de Jair Bolsonaro.

Raoni Metuktire a entamé lundi sa tournée de trois semaines en Europe et doit aussi rencontrer le ministre de la Transition écologique François de Rugy.

« En tant que pays amazonien » avec la Guyane, « la France est naturellement engagée dans la lutte contre la déforestation » et « défend également les droits des Autochtones, notamment en tant qu’acteurs essentiels de la préservation des forêts et de la biodiversité et par conséquent engagés dans la lutte contre les dérèglements climatiques », a souligné l’Élysée dans un communiqué.

Cette rencontre avec Raoni « permettra également d’échanger sur la situation des communautés autochtones au Brésil », où la France « souhaite maintenir le dialogue avec les autorités et les membres de la société civile brésilienne pour promouvoir les valeurs communes liées aux droits de l’homme et à la protection de la diversité culturelle », a ajouté la palais présidentiel.

Le chef indien Almir Narayamoga Surui a pour sa part rencontré mardi des députés à l’Assemblée nationale. « Pour des raisons de culture du soja et d’élevage bovin, (Bolsonaro) menace de réduire les terres indigènes et de retirer toute possibilité de conservation des parcs nationaux et de préservation de la forêt. C’est un grand pas en arrière pour le Brésil », a affirmé le chef indien coiffé de sa « cocar » à plumes d’aigle, qui était invité au Palais Bourbon par l’ex-secrétaire d’tat au numérique Mounir Mahjoubi.

Ce dernier a expliqué que l’objectif d’Almir Narayamoga Surui était « d’essayer de faire entendre ce sujet auprès de décideurs associatifs, de décideurs politiques (…) de faire prendre conscience à la jeunesse que ce qui se passe dans cette forêt amazonienne, c’est l’air qu’on respire ».

« Aujourd’hui, le Brésil devrait être le leader mondial dans le développement durable. Mais ce gouvernement ne sait pas gouverner un pays avec une éthique culturelle et n’a aucun respect pour le peuple. Il n’a même plus aucun respect pour la Constitution fédérale », a déploré Almir Narayamoga Surui qui défend la forêt depuis près de 30 ans.

D. S avec AFP

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