Angers: ouverture mouvementée et quelques couacs pour le premier hypermarché sans caissiers le dimanche

Par Epoch Times avec AFP
25 août 2019 Mis à jour: 25 août 2019

Environ 250 personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées dimanche à Angers devant l’hypermarché Casino La Roseraie qui, pour la première fois, était ouvert l’après-midi sans caissières.

L’appel à manifester avait été lancé initialement par la CGT mais des représentants d’autres syndicats, des salariés d’autres enseignes de la grande distribution, des gilets jaunes et de simples citoyens y ont participé, s’est réjoui Patrice Auvinet, secrétaire à la CGT49 commerce et délégué syndical aux hypermarchés Carrefour, contacté par téléphone.

« Travaille, consomme, et ferme ta gueule ! » l’ambiance sur place était électrique et les slogans plutôt directs envers le Géant Casino d’Angers.

Pour Jean Pastor, délégué syndical central du groupe Casino, présent à Angers, « les gens n’ont pas besoin d’une demi-journée de consommation supplémentaire. L’amplitude horaire d’ouverture est déjà largement suffisante comme ça », a-t-il déclaré à l’AFP.

« Casino distribue des bons d’achat valables uniquement le dimanche matin, par exemple, pour faire venir des clients ce jour-là et justifier cette ouverture », a-t-il dit, déplorant que cette ouverture du dimanche soit en développement: « un Carrefour d’Angers est déjà ouvert le dimanche matin et un autre va le faire à partir de septembre ».

A 13h, dans le brouhaha le plus total, les hôtesses de caisse ont pourtant, comme prévu, quitté leur poste pour laisser les clients entre les mains de la dizaine de bornes automatiques, accessibles uniquement par carte bancaire.

Cette grande surface de 5.000 m2 qui compte un total de 115 salariés, « propose un service en mode automatique à partir de 13h00, et jusqu’à 21h », avait fait savoir Casino, affirmant répondre à une demande des clients.

Selon 20 minutes, les premières heures de ce nouveau système ont viré au fiasco. Dès les premières minutes, sur la majorité des écrans, un message d’erreur clignote. Les hôtesses, qui tentent de joindre l’assistance téléphonique, n’entendent rien en raison des sifflets, des chants, et du bruit des machines.

Certains clients, découragés par l’attente et le brouhaha, ont fini par abandonner leurs paniers, parfois remplis de produits frais. Certains rayons étaient également fermés, avec des agents de sécurité, et de rares clients.

A Angers, ce « test » vient s’ajouter à des ouvertures en mode automatique déjà proposées dans trois supermarchés de Lyon, Marseille et Montpellier.

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