APEC : on demande à M. Trudeau d’intercéder auprès du président chinois pour mettre fin à la persécution du Falun Gong

Pendant son séjour à l'APEC, les sympathisants canadiens du Falun Gong veulent que le Premier ministre Trudeau intercède auprès de Xi Jinping pour leurs compagnons pratiquants emprisonnés en Chine.
14 novembre 2018
Mis à jour: 5 avril 2021

Alors que Justin Trudeau se rend en Papouasie-Nouvelle-Guinée pour le sommet de l’APEC ce week-end, les pratiquants de Falun Gong au Canada demandent au Premier ministre d’intercéder auprès du dirigeant chinois Xi Jinping au nom des compagnons pratiquants emprisonnés en Chine.

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La citoyenne canadienne Sun Qian est détenue à Pékin depuis février 2017. De plus, 10 membres de famille de Canadiens sont actuellement emprisonnés en Chine parce qu’ils pratiquent le Falun Gong, une discipline spirituelle traditionnelle chinoise.

Ces incarcérations s’inscrivent dans le cadre d’une vaste campagne de persécution lancée en 1999 contre les pratiquants de Falun Gong dans tout le pays, qui a vu des dizaines de milliers jetés en prison, dans des camps de travaux forcés et dans des centres de lavage de cerveau où un nombre incalculable de pratiquants ont été torturés à mort.

L’Association de Falun Dafa du Canada demande à Justin Trudeau d’exhorter Xi Jinping à libérer tous les pratiquants sans condition et à mettre fin à la persécution.

« Les Canadiens sont profondément préoccupés par la détention de Sun Qian », a déclaré le président de l’AFDC, Xun Li, dans une lettre ouverte adressée à M. Trudeau à l’occasion de la réunion de la Coopération économique Asie-Pacifique, qui se tient les 17 et 18 novembre dans la capitale papouane de la Nouvelle-Guinée.

« Au sommet de l’APEC, aidez-nous à exprimer leurs préoccupations au sujet de Mme Sun et des 10 membres de la famille des Canadiens incarcérés pour leur croyance au Falun Gong. Veuillez également exhorter le président chinois à mettre fin à la persécution du Falun Gong. Une voix d’ensemble forte fera toute une différence pour appuyer le désir des Canadiens qui veulent établir des relations saines avec la Chine ainsi que le désir des Chinois de voir leur pays devenir une société plus pacifique, libre et légale. »

Sun Qian, une femme d’affaires sino-canadienne de 52 ans de Vancouver, est détenue dans un centre de détention à Pékin, où elle a subi des mauvais traitements, des tortures et des séances de lavage de cerveau dans le but de la contraindre à renoncer à sa foi au Falun Gong. Epoch Times a déjà rapporté qu’à la suite de pressions exercées par les autorités chinoises, les avocats de Mme Sun – 11 en tout – ont cessé de la représenter.

Dix membres de la famille de Canadiens détenus ou emprisonnés en Chine ont été condamnés à des peines variant entre deux et treize ans. Huit des membres de la famille vivent à Toronto, un à Calgary et un à Fort McMurray.

Le Falun Gong, aussi appelé Falun Dafa, est une pratique holistique d’amélioration de soi centrée sur les valeurs universelles d’Authenticité, de Bienveillance et de Tolérance. Cette pratique populaire a balayé la Chine dans les années 1990 et, à la fin de la décennie, elle comptait environ 70 à 100 millions de pratiquants.

Cette pratique est apolitique et n’a jamais constitué une menace pour le Parti communiste chinois (PCC). Mais craignant son immense popularité, l’ancien chef du Parti communiste chinois Jiang Zemin a lancé sa campagne brutale en juillet 1999 dans une tentative d’éradiquer cette pratique.

« La persécution du Falun Gong est une attaque illégale de l’État, que ce dernier alimente par la propagande haineuse, qui a entraîné la torture et le meurtre d’innombrables Chinois qui croient au principe Vérité-Compassion-Tolérance », a précisé Xun Li.

« La persécution a bouleversé la moralité de la nation qui est déjà sens dessus dessous. »

Pire encore, pour couronner le tout, les enquêteurs ont découvert qu’un grand nombre de prisonniers d’opinion du Falun Gong sont morts au cours du processus de prélèvements forcés de leurs organes vitaux pour alimenter le commerce illicite chinois en plein essor de la transplantation d’organes.

C’est ce que l’avocat des droits de la personne de Winnipeg, David Matas, a décrit comme « une nouvelle forme de mal sur la planète ». En 2006, Me Matas et l’ancien ministre David Kilgour ont été les premiers à avertir le monde que des prisonniers d’opinion du Falun Gong étaient tués pour leurs organes en Chine. Au cours des années qui ont suivi, plusieurs livres et documentaires ont été écrits et réalisés permettant de faire la lumière sur les atrocités. Un rapport de Freedom House publié en 2017 fait état de « preuves crédibles suggérant qu’à partir du début des années 2000, les détenus du Falun Gong ont été tués pour leurs organes sur une grande échelle ».

Pendant ce temps, la campagne globale du PCC contre le Falun Gong se poursuit. Le rapport annuel 2017 de la Commission exécutive du Congrès américain sur la Chine indique que les pratiquants de Falun Gong continuent d’être soumis à des « pressions physiques et psychologiques extrêmes » et à des « pratiques coercitives et violentes ». Il s’agit notamment des chocs électriques, du gavage forcé, des coups, de l’administration forcée de drogues, des abus sexuels et d’autres formes de torture.

« Les dizaines de millions de pratiquants du Falun Gong en Chine aujourd’hui risquent chaque jour d’être emmenés par les autorités chinoises pour être emprisonnés, torturés ou pire encore », a expliqué M. Xun dans sa lettre au Premier ministre Trudeau.

« La persécution du Falun Gong par le PCC viole non seulement le droit international, mais viole également le Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui a été signé par le PCC lui-même. Elle viole également les lois du PCC. »

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