Apple suspend Parler de son App Store pour ne pas avoir pris les « mesures appropriées » pour remédier aux menaces de violence

Par Janita Kan
11 janvier 2021
Mis à jour: 11 janvier 2021

Apple a suspendu la plateforme de médias sociaux Parler de son App Store pour ne pas avoir pris de « mesures appropriées » pour répondre aux soi-disant « menaces de violence et d’activités illégales » de ses utilisateurs.

« Nous avons toujours soutenu la représentation de divers points de vue sur l’App Store, mais il n’y a pas de place sur notre plateforme pour les menaces de violence et les activités illégales », a écrit aux médias la compagnie de technologie. « Parler n’a pas pris les mesures appropriées pour faire face à la prolifération de ces menaces face à la sécurité des personnes. Nous avons suspendu Parler de l’App Store jusqu’à ce qu’ils résolvent ces problèmes. »

L’interdiction d’Apple intervient après que Google a retiré de son Play Store la plateforme de médias sociaux, qui a attiré un grand nombre d’utilisateurs de tendance conservatrice, en disant que l’application (Parler) resterait suspendue jusqu’à ce que ses développeurs s’engagent à appliquer une politique de modération qui pourrait traiter les « contenus choquants ».

Apple n’a pas répondu immédiatement aux questions d’Epoch Times concernant la décision d’interdire la plateforme de médias sociaux.

John Matze, le fondateur de Parler, a publié une déclaration à la suite de l’interdiction, disant qu’il n’était pas d’accord avec les affirmations d’Apple. Il a ajouté qu’Apple n’avait pas eu la même attitude lorsqu’un hashtag encourageant la violence contre le vice-président Mike Pence, « Hang Mike Pence », était populaire sur Twitter.

« Apple va interdire Parler jusqu’à ce que nous renoncions à la liberté d’expression, que nous établissions des règles générales envahissantes comme celles de Twitter et Facebook et que nous devenions une plateforme de surveillance en recherchant la culpabilité de ceux qui utilisent Parler », a dit M. Matze dans sa déclaration sur Parler.

« Ils prétendent que cela est dû à la violence sur la plateforme. La communauté n’est pas d’accord, car nous sommes le numéro 1 sur leur magasin aujourd’hui. Le même jour, « Hang Mike Pence », une suggestion violente et dégoûtante, était populaire sur Twitter, montrant l’horrible double standard qu’Apple et leur gros lot technologique appliquent à la communauté.

« Apple, un monopole du logiciel, ne propose aucune alternative à l’installation d’applications sur votre téléphone autre que leur magasin. Nous ne sommes pas propriétaires de nos téléphones, Apple nous les loue tout simplement. Apple, Google et le reste de la meute anticoncurrentielle des tyrans de la technologie coordonnent leurs actions et travaillent ensemble pour étouffer la concurrence sur le marché », a-t-il ajouté.

La décision d’Apple et de Google de cibler Parler survient alors que Twitter et d’autres entreprises de la Silicon Valley intensifient leur contrôle des propos et commentaires du président Donald Trump et d’autres conservateurs. Vendredi, Twitter a supprimé définitivement le compte de M. Trump sur sa plateforme et a justifié sa censure en disant que le président avait violé sa « règle de glorification de la violence ».

La modération ciblée de ces entreprises semble avoir été déclenchée à la suite des troubles civils et aux actes de violence qui se sont produits mercredi au Capitole des États-Unis. Un groupe d’émeutiers et une minorité de manifestants brandissant des drapeaux américains et de Trump ont illégalement pris d’assaut le bâtiment du Capitole alors que les législateurs étaient en train de compter les votes électoraux lors d’une session communr du Congrès. La pagaille a fait cinq morts et des dizaines de policiers blessés.

Les médias, des législateurs, d’anciens fonctionnaires et d’autres critiques ont rejeté la responsabilité de l’incident de mercredi sur M. Trump et ont demandé sa destitution. Plus tôt dans la journée, le président s’était adressé à une foule à Washington D.C. où il a de nouveau souligné les irrégularités et les fraudes électorales ainsi que son mécontentement à l’égard des médias et de plusieurs législateurs. À 12 h 16, il a encouragé les manifestants à « faire entendre leurs voix de manière pacifique et patriotique » lors de la manifestation prévue devant le Capitole.

Alors que des milliers de manifestants se déplaçaient vers le Capitole ses États-Unis, de petits incidents de violence lors d’affrontements avec la police et les médias ont été signalés. Tandis que la grande majorité des manifestants est restée calme. À 14 h 15, un petit sous-groupe a commencé à se soulever, brisant des vitres pour tenter d’entrer dans le bâtiment du Capitole alors que d’autres manifestants tentaient de les arrêter. Peu après, à 14 h 38, le président Trump a commencé à envoyer des posts sur Twitter, exhortant ses partisans à « rester calmes». Il a poursuivi son appel à la paix et au respect des forces de l’ordre tout au long de l’après-midi.

Des émeutiers ont fini par percer le bâtiment du Capitole, et d’autres manifestants ont suivi. M. Trump a alors condamné « l’attaque odieuse » des intrus au Capitole, disant que « les manifestants qui se sont infiltrés au Capitole ont souillé le siège de la démocratie américaine ».

« À ceux qui se sont livrés à des actes de violence et de destruction, vous ne représentez pas notre pays. Et à ceux qui ont enfreint la loi, vous allez payer », a-t-il dit.

La décision de Twitter de supprimer le compte de M. Trump a été largement examinée. Ben Carson, le secrétaire d’État américain au logement et au développement urbain, Mike Pompeo, le secrétaire d’État, et Nikki Haley, l’ancienne ambassadrice aux Nations unies, ont comparé la décision de Twitter à la conduite du parti communiste au pouvoir en Chine.

« Faire taire les gens, sans parler du président des États-Unis, c’est ce qui se passe en Chine, pas dans notre pays », a écrit Mme Haley.

« Vous voulez interdire @realDonaldTrump, d’accord, vous êtes une société privée, mais @Twitter qui supprime le compte du président qui représente cette administration et son histoire est inadmissible. Le fait que @Facebook et @instagram interdisent toutes les images des incidents de violence au Capitole est un dangereux précédent à créer. Nous ne sommes pas en Chine », a écrit M. Carson.

Le contrôle déséquilibré du contenu des utilisateurs et de certaines opinions politiques a soulevé des inquiétudes quant au droit à la liberté d’expression et au manque de contrôle des grandes entreprises technologiques. Des discussions sur la limitation ou l’élimination des protections en matière de responsabilité prévues par la section 230 de la loi de 1996 sur la décence des communications pour les entreprises technologiques qui se sont engagées dans la censure ou la conduite politique ont été fortement débattues l’année dernière.

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