Après près de 22 ans, la persécution brutale du Falun Gong se poursuit encore en Chine

Par Shi Ming
10 juin 2021
Mis à jour: 10 juin 2021

En parcourant les comptes-rendus des derniers jours sur Minghui.org, un site Web qui documente la persécution du Falun Gong, j’ai constaté que le Parti communiste chinois (PCC) persécute toujours sans relâche les pratiquants du Falun Gong en raison de leur croyance, perpétuant ainsi une souffrance humaine indicible.

Le Falun Gong, également connu sous le nom de Falun Dafa, est une ancienne pratique spirituelle chinoise consistant en des exercices de méditation lente et des enseignements moraux qui intègrent les principes d’Authenticité, de Bienveillance et de Tolérance dans la vie quotidienne. Sa popularité a augmenté au cours des années 1990, avec 70 à 100 millions de pratiquants en Chine à la fin de la décennie, selon les estimations officielles de l’époque.

Se sentant menacé par sa popularité, le PCC a lancé une campagne d’élimination systématique contre la pratique du Falun Gong en juillet 1999. Depuis lors, des millions de personnes ont été détenues dans des prisons, des camps de travail et d’autres installations, et des centaines de milliers ont été torturées pendant leur incarcération, selon le Centre d’information sur le Falun Dafa.

Je vais mentionner quelques-uns des pratiquants de Falun Gong qui ont été persécutés, comme le montrent les derniers rapports de Minghui.

Li Shunjiang, un ingénieur de Qiqihar, dans la province de Heilongjiang, au nord-est de la Chine, est mort le 20 mai, à l’âge de 50 ans. Il a été emprisonné à deux reprises depuis 2001 et a passé au total 12 ans dans la prison de Fengtun et la prison de Tai Lai, où il a été torturé par des gardiens de prison. En conséquence, il a souffert d’un épanchement pleural grave, avec une accumulation excessive de liquide dans ses poumons et sa cage thoracique. Il est mort après sa libération dans un état déplorable, alors qu’il s’occupait de sa femme et de sa belle-mère, qui étaient dans un état désespéré après avoir également été persécutées – sa femme était devenue mentalement malade après trois ans de prison, et sa belle-mère était paralysée et alitée après quatre ans de prison.

Yang Wanxin, une habitante de Pékin âgée de 65 ans, a été enlevée à son domicile en août 2020 et est depuis illégalement détenue au centre de détention du district de Shijingshan, à Pékin. La descente de police a terrifié son mari grabataire, qui a sombré dans le désespoir à la suite de sa détention. Son état s’est rapidement détérioré, et il est mort en décembre 2020.

Mo Liqiong, comptable dans la ville de Xiangtan (province du Hunan), a été arrêtée et détenue à plusieurs reprises depuis 1999. Le 25 août 2003, elle a été arrêtée puis condamnée à neuf ans de détention dans la prison pour femmes de la province du Hunan, où elle a été torturée par des gardiens de prison. Pendant son emprisonnement, elle a été licenciée par son employeur et abandonnée par son mari. Elle a de nouveau été enlevée par la police le 5 février et est détenue illégalement au centre de détention de Xiangtan.

Lu Mengjun, 59 ans, également résidente de la ville de Xiangtan, a été condamnée illégalement à trois reprises pour sa croyance, pour un total de 15 ans et demi. Sa dernière peine d’emprisonnement de 7 ans et demi a débuté le 28 avril après qu’elle a été une nouvelle fois arrêtée et que son domicile a été saccagé le 2 juin 2020.

Si elle a survécu à la torture des gardiens de prison lors de ses deux précédentes peines, deux autres pratiquants de Falun Gong arrêtés en même temps qu’elle, Lu Songming et Liu Liyan, ont été persécutés à mort, respectivement en 2021 et 2014.

Gu Xiaohua, une résidente de Pékin âgée de 72 ans, a été jugée par le tribunal du district de Chaoyang à Pékin pour sa croyance le 19 avril, après son arrestation par la police, qui a saccagé son domicile et confisqué ses livres de Falun Gong et ses effets personnels, le 17 avril 2019. Pendant sa détention au centre de détention du district de Chaoyang, elle s’est vu refuser le droit de recevoir la visite de son avocat et le droit qu’il la défende au tribunal.

Mme Gu a été prise pour cible à plusieurs reprises en raison de sa croyance depuis le début des persécutions en 1999. Elle a été soumise à un an et demi de travaux forcés en janvier 2002, à quatre ans en novembre 2005 et à deux ans et demi en février 2009.

Lorsque le PCC a lancé une campagne de persécution systématique en juillet 1999, il a déclaré qu’il éliminerait le Falun Gong en trois mois en diffamant la réputation des pratiquants, en saisissant leurs biens et en les attaquant physiquement. Les pratiquants assassinés à la suite de la persécution seraient déclarés victimes de suicide et incinérés immédiatement.

Un nombre croissant de rapports (pdf) et d’enquêtes (pdf) montrent que le PCC s’est livré à des prélèvements forcés d’organes à grande échelle sur les pratiquants de Falun Gong et d’autres victimes, dans ce que les chercheurs David Matas et David Kilgour appellent « un mal sans précédent sur cette planète ».

Au cours des 22 dernières années, la persécution du Falun Gong s’est révélée être l’un des crimes contre l’humanité les plus graves de l’histoire. Le nombre réel de décès causés par cette persécution est difficile à estimer, en raison de la stricte censure en Chine continentale. Minghui a confirmé et vérifié la mort de 4 641 pratiquants du Falun Gong aux mains des autorités du PCC pour avoir refusé d’abandonner leur croyance.

Cependant, cette statistique incomplète n’est qu’une fraction d’un bilan bien plus lourd, car de nombreux décès n’ont pas été signalés – y compris ceux qui ont été assassinés pour leurs organes.

Aujourd’hui, un grand nombre de pratiquants de Falun Gong innocents souffrent toujours dans des prisons et des centres de détention en Chine, où ils sont menacés de torture et de prélèvement forcé d’organes.

La persécution doit prendre fin, et chaque jour où elle se poursuit est un jour où la tyrannie du PCC continue de triompher sur la conscience humaine.

Shi Ming est un journaliste indépendant qui couvre les affaires de la Chine et les questions relatives aux droits de l’homme depuis de nombreuses années. Il contribue à l’édition en langue chinoise d’Epoch Times depuis 2011.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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