Archéologie : le visage d’une femme du Néolithique reconstitué 7500 ans après sa mort

Par Michal Bleibtreu Neeman
8 juin 2020
Mis à jour: 8 juin 2020

En 1996, des archéologues mènent des travaux de fouille dans une grotte à Punta de Europa, à l’extrémité de la pointe sud de Gibraltar. Ils y trouvent une sépulture contenant des ossements d’une femme, dont un crâne. Aujourd’hui, ils ont réussi à lui donner un visage.

Les scientifiques ont reconstitué le visage d’une femme néolithique qu’ils nomment Calpeia, âgée de 7 500 ans, à partir du crâne endommagé découvert en 1996 dans une grotte à Gibraltar. Il s’agirait des plus vieux vestiges d’une femme moderne jamais découverts à ce jour dans cette partie de la Méditerranée. Ceux-ci permettront de mieux connaître la vie à Gibraltar vers 5400 avant notre ère.

En 1996, quand les archéologues ont trouvé la grotte, ils ne savaient pas encore ni à qui appartenaient les ossement ni de quand ils dataient, mais ils ont très vite compris que le site funéraire est très ancien. Il se trouve sous des couches de sédiments contenant des os de poissons, d’oiseaux et de mammifères, mais aussi des objets taillés dans le silex. Le crâne est endommagé, mais il trouve quand même sa place au musée national de Gibraltar.

La grotte se trouve à côté des grottes de Gorham, inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui ont hébergé il y a 32 000 ans l’Homme de Néandertal.

Depuis 1996, les chercheurs ont essayé de trouver à quelle époque appartenait le crâne et à quoi ressemblait Calpeia. Ils ont eu la réponse en 2019. Cette femme était plutôt menue, sa peau était claire et elle avait des yeux et des cheveux foncés. Elle avait 25-40 ans au moment de son décès. Elle souffrait d’intolérance au lactose, selon le National Geographic.

D’après le National Geographic, l’analyse de l’ADN a montré que le crâne provient de l’extrême est de la péninsule Ibérique, c’est-à-dire de l’autre côté de la Méditerranée.

Selon l’analyse de l’ADN, seulement 10 % de ses gènes proviennent de la péninsule Ibérique. Les 90 % restants trouvent leur origine en Anatolie, l’actuelle Turquie. Ce détail donne aux archéologues de précieux indices sur les migrations au moment où l’agriculture et l’élevage connaissaient un essor rapide à travers l’Europe.

Calpeia a vécu à Gibraltar au cours d’une période de changement, alors que l’agriculture et élevage remplacent le modèle des chasseurs-cueilleurs.

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