Ardennes : des dizaines de pigeons morts découverts à Poix-Terron

Par Emmanuelle Bourdy
23 septembre 2020
Mis à jour: 23 septembre 2020

Des pigeons meurent par dizaines depuis 10 jours, chez Danielle Peyrot des Gachons, habitante de Poix-Terron (Ardennes). Aucun doute possible, les pauvres volatiles sont victimes d’empoisonnement.

Bernard Ulrich, responsable du Centre d’assistance et d’information sur les oiseaux dans les Ardennes (CAIOA), constate impuissant qu’un énième pigeon est mort dans le jardin de Danielle Peyrot des Gachons, référente locale de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), rapporte France 3 Grand-Est. « En quelques heures, il va être mort, le pauvre… Y a rien à faire », se désole-t-il.

Pour le responsable du Centre d’assistance et d’information sur les oiseaux, l’empoisonnement est la raison de cet hécatombe. « Il fait son poids normal, mais il ne se débat plus. Il est sous l’effet du poison. Il est paralysé et va mettre deux jours à mourir sur place, comme ça », explique-t-il.

Danielle Peyrot des Gachons est atterrée. « Ça dure depuis neuf jours, j’ai appelé la mairie… J’ai beaucoup de tristesse. Je peux comprendre que les gens pensent qu’il y en a trop, on en trouve sur les toits ou dans les gouttières, et ça fait des fientes… Mais les empoisonner ? C’est grave. Et c’est méchant : c’est des bêtes, c’est pas parce qu’il y en a beaucoup qu’il faut…», s’indigne-t-elle sans avoir le courage de terminer sa phrase. Bernard Ulrich renchérit : « Ça a beau être un pigeon, c’est dégoûtant de laisser des bêtes mourir comme ça. »

Et si les pigeons sont directement visés par cet empoisonnement, cela met également en danger les autres oiseaux. « Empoisonner les pigeons, c’est dangereux pour les autres oiseaux », déplore Danielle Peyrot des Gachons. Bernard Ulrich s’indigne : « Toute la petite faune sauvage et les oiseaux de la nature vont crever aussi. » « On ne les retrouve pas. On dit que les oiseaux se cachent pour mourir. Chacun dans son coin », soulève-t-il encore.

Dans son magnifique jardin agrémenté d’une mare – véritable refuge pour les animaux – Danielle Peyrot des Gachons accueille de nombreux volatiles. Elle explique : « On nous amène des oiseaux de toute la région. Si on peut les soigner, on les garde. Sinon, on les amène à Bernard Ulrich, car il est plus compétent. On fait beaucoup de navettes, et de nombreux kilomètres pour ça. »

Les pigeons n’ont pas bonne presse et sont considérés comme nuisibles. Ce qui n’est pas une raison pour user de barbarie envers eux. Bernard Ulrich indique : « Les pigeons sont secondaires pour nous, c’est pas péjoratif, c’est juste qu’on vise la faune sauvage, les oiseaux du ciel… Mais on récupère les pigeons pareil, c’est des oiseaux. Mais ils sont diabolisés. »

Pour autant, il n’y a pas d’autres cas dans le département. Marc Revenel, commandant en second de la compagnie de gendarmerie de Sedan (Ardennes), précise qu’il n’a reçu ni plainte ni intervention des gendarmes à Poix-Terron pour l’instant, relate encore France 3 Grand-Est.

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