Arrestation en Chine d’un ex-employé du consulat: le régulateur britannique des médias saisi

Par Epoch Times avec AFP
28 novembre 2019 Mis à jour: 28 novembre 2019

Le régulateur britannique des médias a été saisi d’une plainte concernant une émission à la télévision chinoise sur l’arrestation d’un ancien employé du consulat du Royaume-Uni à Hong Kong, a-t-il annoncé jeudi.

« Nous avons reçu une plainte au sujet d’une émission diffusée sur CGTN, que nous traitons comme une priorité », a déclaré l’Ofcom dans un bref communiqué.

La plainte émane d’un groupe de défense des droits de l’homme, Safeguards Defenders, selon lequel la chaîne d’Etat CGTN (China Global Television Network), accessible au Royaume-Uni, a diffusé une séquence comportant « mensonges, violation de la vie privée et accusations non étayées présentées comme des faits ».

Simon Cheng, détenteur d’un passeport hongkongais, avait disparu le 8 août après s’être rendu à Shenzhen, une ville frontalière de Hong Kong.

Simon Cheng a été torturé par la police secrète chinoise 

Il a affirmé la semaine dernière avoir été torturé par la police secrète chinoise qui l’a interrogé sur le continent pendant 15 jours au sujet du rôle de Londres dans le mouvement de protestation qui secoue l’ancienne colonie britannique depuis plusieurs mois.

Le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab a convoqué l’ambassadeur de Chine à Londres pour lui demander des explications. Selon le chef de la diplomatie britannique, l’attitude « honteuse » et « scandaleuse des autorités en Chine » représente une violation du droit international.

Une vidéo avec des déclarations forcées diffusé sur le réseau social Weib

La police chinoise a diffusé il y a une semaine sur le réseau social Weibo une vidéo montrant un homme présenté comme Simon Cheng qui semble avouer des contacts avec des prostituées, accusation qu’il a démenti, affirmant avoir été forcé de faire ces déclarations.

La vidéo a ensuite été diffusée par un journal appartenant à l’Etat, puis sur CGTN, a déclaré M. Cheng dans sa plainte au régulateur britannique, publiée sur le site de Safeguard Defenders.

« Cette émission était une réponse directe à mes interviews aux médias britanniques et internationaux, destinée à présenter comme conformes à la loi les mauvais traitements que j’ai subis », a-t-il ajouté, affirmant qu’elle comprend des « mensonges » faciles à démontrer.

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