Asie du Sud: plus de 340 morts dans les intempéries de la mousson

Par Epoch Times avec AFP
30 juillet 2020
Mis à jour: 30 juillet 2020

Plus de 340 personnes ont péri ces dernières semaines dans les intempéries et inondations dues à la mousson en Inde, au Népal et au Bangladesh, et des dizaines de milliers d’habitants ont été déplacés, alors que les contaminations au coronavirus ne cessent d’augmenter.

Dans l’Etat indien du Bihar (est), le plus pauvre du pays, 11 personnes sont mortes et au moins quatre millions ont été affectées par les intempéries.

Évacuation compliquées dans des camps

Plus de 300.000 villageois ont été évacués dans des camps alors que cet Etat de 125 millions d’habitants, doté d’un système de santé précaire, a enregistré plus de 46.000 contaminations au coronavirus. Il est entré mi-juillet dans une nouvelle période de confinement de deux semaines.

« Parvenir jusqu’aux victimes des inondations et leur venir en aide n’est pas facile en raison de la crainte qu’inspire la pandémie », souligne Mahendar Yadav, secouriste.

-Des tireurs de pousse-pousse traversent une rue gorgée d’eau après une forte averse à Dhaka le 21 juillet 2020. -Photo par MUNIR UZ ZAMAN / AFP via Getty Images.

Dans l’Etat d’Assam (nord-est), où au moins 50 personnes ont péri ces 10 derniers jours, les autorités tentent de secourir 1,5 million d’habitants dont les habitations ont subi des dégâts. Plus de 37.000 sont hébergés dans des camps et une attention particulière est accordée à la santé, selon le coordinateur de l’Autorité de gestion des catastrophes naturelles dans l’Assam, Pankaj Chakrarvarty.

Dans notre camp,  aucune  personne positive

« Ce n’est pas toujours possible de respecter la distanciation sociale dans les camps », relève un habitant évacué, Ranjit Rabha. « Heureusement, dans notre camp, nous n’avons aucune  personne positive au Covid-19 ».

Dans le parc national de Kaziranga, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, 143 animaux sont morts, dont 16 rhinocéros unicornes, une espèce rare.

Illustration-Des rhinocéros à une corne s’abritent sur un terrain plus élevé de la zone touchée par les inondations du parc national de Kaziranga, dans l’État d’Assam, dans le nord-est de l’Inde. Photo BIJU BORO / AFP via Getty Images.

Au Bangladesh, dont un tiers du territoire a été submergé, 129 personnes sont mortes dans les inondations ou de maladies dues aux inondations, les pires depuis 2004, selon les autorités.

« La maison est sous l’eau, pas de nourriture, pas d’eau potable », explique Muzaffar Ali, agriculteur dans le district de  Sunamganj (nord-est). « Dans cette situation, qui se soucie de la distanciation sociale ou du port de masques ? »

Le covid-19 un défi supplémentaire

Au Népal, les glissements de terrain et les inondations ont fait au moins 155 morts et 57 disparus depuis mi-juin, selon le ministère de l’Intérieur.

« La menace du Covid-19 est un défi supplémentaire pour nos équipes de recherches et de secours », a déclaré le chef du Centre national d’opérations d’urgence, Murari Wasti.

Les sequelles du séisme de 2015 et les inondations ont eu un effet cumulé, augmentant le nombre de glissements de terrain, selon le géologue Basanta Raj Adhikari.

 

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