Atteinte d’un cancer, une jeune femme de 27 ans se sent abandonnée, ses soins étant retardés par l’épidémie de coronavirus

Par Emmanuelle Bourdy
13 octobre 2020
Mis à jour: 13 octobre 2020

Avec l’arrivée de la pandémie de coronavirus, de nombreux patients ont vu leurs opérations repoussées. C’est le cas d’une patiente atteinte d’un cancer du sein dont les dates d’opérations ont été renvoyées à plus tard. Elle raconte son parcours à l’antenne de TF1.

Ambre Foubert, juriste de 27 ans, n’était pas préparée à une telle nouvelle. Lorsque les médecins lui ont diagnostiqué un cancer du sein en 2018, à la suite d’un banal contrôle, « cela a été un gros choc » pour Ambre Foubert. « On a dû me faire une ablation du sein malade. Et cette année, avant le Covid, on devait m’enlever le deuxième sein, parce qu’il y avait un gros risque de récidive en raison de mon jeune âge », raconte la juriste.

Elle poursuit : « Malheureusement, l’opération était prévue le jour même du confinement, donc ils me l’ont déprogrammée en urgence la veille, sans me dire quand elle aurait lieu. J’ai été lâchée dans la nature pendant plusieurs mois. Sans suivi, sans soins de kiné, comme les kiné ne pouvaient plus exercer, sans rendez-vous médical… J’ai juste reçu quelques mails du chirurgien. »

Pour Ambre, le choc a été double, car elle s’était préparée psychologiquement à cette opération. « Quand on m’a annoncé la déprogrammation, j’ai surtout ressenti beaucoup de tristesse. Parce que je m’étais préparée à l’opération, j’avais fait en sorte d’arriver sereine et zen à ce moment important… Et puis tout s’est écroulé. Cela m’a enlevé ma détermination. Ensuite, pendant tout le confinement, j’avais ce stress que l’état de mon sein qui n’est pas malade se dégrade. Déjà que, de base, ce confinement n’était pas très calme, ni très serein… Ma préparation psychologique n’avait servi à rien. J’ai beaucoup angoissé », confie la jeune femme.

Une opération a pu être programmée début juin et malgré le fait qu’elle se soit bien déroulée, « il y a eu des séquelles, une fibrose très douloureuse, qu’on m’a retirée en septembre, mais qui me fait toujours mal aujourd’hui », poursuit la jeune femme. Sa reconstruction mammaire a par ailleurs été reportée, à cause du plan blanc.

Ambre n’est malheureusement pas la seule femme à pâtir des lenteurs dans le secteur de la santé, engendrées par la gestion prioritaire de l’épidémie de coronavirus. De nombreuses femmes se sentent elles aussi « abandonnées », leurs examens de mammographie étant retardés depuis mars de cette année. LCI relate qu’un communiqué de l’association RoseUp a été publié le 29 septembre 2020. Il révèle que « les cancérologues s’alarment, parce que les tumeurs non détectées à temps provoqueront des milliers de décès supplémentaires ».

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