Au Royaume-Uni, le gouvernement est sans pitié pour les blaireaux

27 juillet 2018
Mis à jour: 27 juillet 2018

Autorisé dans certaines zones, l’abattage des blaireaux au Royaume-Uni suscite la colère des associations de protection des animaux qui dénoncent les souffrances endurées par des créatures enfermées pendant des heures dans des cages laissées en plein soleil.

Accusés de propager des maladies comme la tuberculose bovine, les blaireaux britanniques sont régulièrement abattus afin de lutter contre les épidémies qui ont cours au sein des élevages bovins.

Bien que les licences qui permettent d’abattre les blaireaux soient cantonnées à des zones spécifiques et limitées à des périodes précises de l’année, les méthodes employées pour se débarrasser de ces animaux provoquent la colère des associations de protection qui estiment que le bien-être des blaireaux n’est pas respecté.

Attirés dans des cages à l’aide cacahuètes, les blaireaux peuvent ensuite passer plusieurs heures dans des conditions pénibles liées aux fortes chaleurs.

« Des centaines de blaireaux sont pris au piège dans des cages, et restent en plein soleil, sans eau pendant des heures », a déclaré Dominic Dyer – président de l’association de défense animalière Badger Trust – au journal Ouest-France.

Mais au-delà des méthodes, c’est surtout la politique d’abattage de ces animaux que contestent les associations qui la jugent injustifiée et dénoncent une diabolisation de l’espèce.

Selon les défenseurs des animaux, elle serait même aussi inefficace qu’onéreuse pour le contribuable.

« La contamination se fait avant tout entre bovins. La politique d’abattage des blaireaux du gouvernement ne résiste pas à l’analyse scientifique », a expliqué Steve Trotter – président de l’organisation Wildlife Trusts – au quotidien britannique The Guardian.

Si vous avez apprécié cet article, partagez-le avec vos amis et laissez-nous un commentaire pour nous donner votre avis.

RECOMMANDÉ