Autriche : neuf emplois supplémentaires sur dix pour les migrants

Par Epoch Times
17 octobre 2019 Mis à jour: 19 octobre 2019

« En 2019, environ trois emplois supplémentaires sur quatre seront occupés par des personnes qui ne sont pas citoyennes autrichiennes. En 2020, cela s’appliquera à neuf emplois supplémentaires sur dix« , selon l’analyse d’un groupe de recherche.

Alors que l’Allemagne souhaite combler les pénuries de main-d’œuvre annoncées prochainement en augmentant le temps de travail des retraités et des femmes aptes au travail, l’Autriche adopte une approche différente. Comme le rapporte Der Standard, la tendance devrait se poursuivre en Autriche, en particulier pour les ressortissants étrangers, en ce qui concerne l’accès à de nouveaux emplois. C’est le résultat d’une simulation de l’évolution future du marché du travail national réalisée par le Service de l’Emploi AMS (Wiener GmbH Synthesis-Forschung für das Arbeitsmarktservice).

Actuellement, 60 000 nouveaux emplois sont créés dans les entreprises autrichiennes. D’ici 2020, ce chiffre ne devrait être que de 37 400. « En 2019, environ trois emplois supplémentaires sur quatre seront occupés par des personnes qui ne sont pas citoyennes autrichiennes. En 2020, cela s’appliquera à neuf emplois supplémentaires sur dix« , indique l’analyse du groupe de recherche.

En Autriche, la proportion de travailleurs étrangers pourrait ainsi passer de 17,9 % (2015) à 22 % l’année prochaine.

Le vieillissement croissant de la population et la perte d’heures de travail qui en découle en raison de l’âge de la retraite seraient atténués en Autriche, dit-on. Les employés dans ce pays auraient une vie active un peu plus longue. En outre, un plus grand nombre de femmes seraient entrées sur le marché du travail : une conséquence d’une forte croissance économique, selon Der Standard. Cependant, à partir de 2020, cette situation va changer, selon Johannes Kopf, le patron de l’AMS.

L’emploi des femmes augmenterait moins fortement. La volonté des personnes âgées de continuer à travailler risque également de diminuer. Ainsi, à partir de 2020, les étrangers n’occuperont plus trois postes sur quatre, mais neuf sur dix.

L’Allemagne se concentre sur les personnes âgées et les femmes

En Allemagne, par contre, l’Institut fédéral de recherche démographique (BiB) fait une recommandation différente au gouvernement. Au lieu de compter sur la main-d’œuvre migrante, l’appel s’adresse aux futurs retraités et aux femmes, en particulier les femmes ouest-allemandes. En effet, le départ des baby-boomers des années 1950 et 1960, nés au moment où les taux de natalité étaient élevés, causera un manque dans le marché du travail d’ici 2020 au plus tard, et ce manque devrait atteindre son maximum en 2030.

Pour combler ce vide, les chercheurs recommandent l’éducation permanente pour accroître la productivité par habitant. Dans ses prévisions, le BiB prévoit d’augmenter le temps de travail des personnes âgées de plus de 55 ans. Il est également prévu d’introduire davantage de femmes ouest-allemandes sur le marché du travail :

Contrairement à l’Autriche, les chercheurs allemands partent donc du principe que la tendance à la hausse de la population active va se poursuivre. En Allemagne, rien n’indique qu’il existe une tendance comparable à celle de l’Autriche selon laquelle les salariés sur le point de prendre leur retraite préfèrent moins travailler plutôt que de travailler plus. L’étude de le BiB n’a pas non plus envisagé la possibilité que les migrants comblent le vide du marché du travail en 2030.

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