Avant le sommet de l’Otan, les Européens soulignent leurs efforts militaires

Par Epochtimes.fr avec AFP
29 novembre 2019 Mis à jour: 29 novembre 2019

Les alliés européens de l’Otan ont mis en avant vendredi l’augmentation de leurs dépenses militaires ces quatre dernières années pour satisfaire le président américain Donald Trump avant le sommet du 70e anniversaire de l’Alliance mardi à Londres.

Le président américain a régulièrement accusé les alliés de ne pas faire suffisamment pour le partage du fardeau des dépenses militaires, et le sujet devrait s’ajouter aux tensions provoquées par les déclarations d’Emmanuel Macron qui a jugé l’organisation en état de « mort cérébrale ».

Les pays européens augmenteraient leurs dépenses de 4,6 % en 2019

Pour tenter de calmer le jeu, le secrétaire général de l’Alliance Jens Stoltenberg a insisté vendredi sur le fait que les pays européens membres de l’Alliance et le Canada augmenteraient leurs dépenses de 4,6 % en 2019 et qu’entre 2016 et la fin de l’année prochaine ils auraient dépensé au total 130 milliards de dollars.

Les Alliés se sont engagés en 2014 à porter leurs dépenses à l’équivalent de à 2% de leur PIB en 2024 mais neuf seulement ont atteint cet objectif en 2019 et l’Allemagne a d’ores et déjà averti qu’elle ne pourrait pas l’atteindre « avant le début de la décennie 2030 ».

Moderniser sa flotte vieillissante

l’Alliance va en outre dépenser un milliard de dollars pour moderniser sa flotte vieillissante de 14 avions de détection et de commandement AWACS.

La firme Boeing a emporté le contrat pour moderniser les vieux 707 équipés d’un radar à longue portée et de capteurs pour donner une alerte rapide après la détection d’avions, d’hélicoptères et de missiles. Les AWACS sont le seul équipement militaire que possède l’Otan en propre.

Le contexte sécuritaire devenu plus dangereux

« Le président a raison d’insister sur la nécessité pour les Européens et le Canada de dépenser plus et il a fait passer ce message très clairement à plusieurs reprises », a dit M. Stoltenberg à la presse.

« Mais les Européens et le Canada ne doivent pas investir dans la défense pour faire plaisir au président Trump, mais parce que nous devons faire face à de nouveaux défis, comme le terrorisme et une Russie de plus en plus menaçante. Le contexte sécuritaire est devenu plus dangereux », a-t-il souligné.

 

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