Avec la canicule, l’atmosphère est encore plus irrespirable derrière un masque !

Par Emmanuelle Bourdy
11 août 2020
Mis à jour: 12 août 2020

En France, la canicule s’étend sur de nombreux départements. Avec cette chaleur, l’atmosphère est encore plus irrespirable derrière un masque. Chacun adopte un système D pour tenir le coup, en attendant que le thermomètre redescende.

Si dans certains secteurs d’activité, les salariés ont la climatisation sur leur lieu de travail, ce n’est pas le cas de tous. Entre autres, les salariés qui travaillent dans le domaine de la restauration ou dans les transports en commun sont obligés de travailler dans des conditions très difficiles.

« C’est vraiment oppressant », alors « à chacun sa technique ! »

Franck Andrault, le directeur de la cantine du Troquet, dans le 15e arrondissement, souligne à France Info : « Vous n’imaginez même pas la chaleur qu’il fait là-dedans, une chaleur de bête », précisant quelle solution de fortune il a trouvée : « Je me mets des carafes d’eau sur la tête. Un petit chiffon et je m’essuie, chacun sa technique. »

Un agent de sécurité qui gère les entrées devant le musée du Quai-Branly raconte également à France Info : « On a chaud, on sue pas mal. Avec le masque, c’est hyper dur de respirer, c’est vraiment oppressant, on transpire à l’intérieur. »

Un serveur parisien ajoute : « On transpire en dessous mais on n’a pas le choix non plus. On pense à la sécurité des clients et de la nôtre. » Une serveuse prend les choses avec humour et explique : « Je transpire de la moustache. On a changé de tenue, on se met en short parce qu’il fait chaud et que les pantalons, on les supporte moins. À défaut d’aérer le nez on aère les jambes. »

Derrière les fourneaux, Mouloud, qui travaille en cuisine, est obligé de porter le masque également. Il s’insurge : « C’est insupportable parce que, la plancha par exemple, elle est à 280 degrés. On est obligé de baisser un peu le masque parce que sinon, on n’arrive pas à respirer. »

Dans les bus, même combat avec la chaleur !

C’est la même chose pour Patrick, conducteur de bus. « Il fait très chaud, c’est un peu dur parce qu’il n’y a pas de climatisation dans les bus », explique le chauffeur.

La RATP a cependant mis à disposition des bouteilles d’eau pour ses agents, mais selon Patrick, les conditions de travail restent compliquées. « On a ça pour se rafraîchir un peu, mais le temps d’un trajet, l’eau chauffe assez vite. Et en plus, avec le plexiglass contre-Covid, on n’a pas de courant d’air », précise Patrick, qui relativise cependant. « On transpire un peu, ça va enlever les kilos qu’on a pris pendant le confinement », plaisante-t-il, ainsi que le relate France Info.

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