Belgique : le complice de Marc Dutroux, Michel Lelièvre, est sorti de prison

Par Epoch Times avec AFP
2 décembre 2019 Mis à jour: 3 décembre 2019

Complice de Marc Dutroux, Michel Lelièvre, condamné en 2004 à 25 ans de prison pour sa participation à l’enlèvement et à la séquestration de plusieurs des victimes du pédocriminel, est sorti de prison ce lundi 2 décembre.

« Nous confirmons la libération. Il a été libéré sous conditions ce matin », a dit une porte-parole de l’administration pénitentiaire belge.

La justice belge avait accordé fin septembre une libération conditionnelle à Michel Lelièvre, à condition qu’il trouve un logement dans un délai de six mois. Le tribunal de l’application des peines de Bruxelles lui impose également de respecter au total une douzaine de conditions, dont celles d’entreprendre une formation et/ou travailler et d’indemniser les parties civiles, selon les médias belges.

Le parquet de Bruxelles avait émis « un avis défavorable » concernant cette libération.

« L’homme à tout faire »

Aujourd’hui âgé de 48 ans, Michel Lelièvre a été arrêté en 1996 en même temps que Marc Dutroux et Michelle Martin, qui était à l’époque la compagne du pédophile. Incarcéré à la prison d’Ittre, il était admissible à la surveillance électronique et à la libération conditionnelle depuis 2005. Il avait déjà obtenu des permissions de sortie en 2013.

Considéré comme « l’homme à tout faire » de Dutroux, Michel Lelièvre avait été condamné pour sa participation à l’enlèvement, en 1995 sur la côte belge, d’An et Eefje. Âgées de 17 et 19 ans, elles faisaient partie des quatre filles retrouvées mortes un an plus tard dans les propriétés de celui qui est considéré comme un des pires criminels de l’histoire en Belgique. La cour d’assises d’Arlon en 2004 a aussi considéré que Michel Lelièvre avait aidé Marc Dutroux lors du rapt de Laetitia et Sabine, qui, elles, seront retrouvées vivantes en août 1996, emmurées dans une maison à Charleroi (sud).

Parmi les trois condamnés, Michel Lelièvre est le second à obtenir une mesure de libération conditionnelle. Michelle Martin, condamnée à 30 ans, avait été libérée sous conditions en 2012, suscitant de nombreuses manifestations d’hostilité en Belgique.

Le principal protagoniste du dossier, condamné lui à la réclusion criminelle à perpétuité, est toujours incarcéré à la prison de Nivelles. La justice belge a accédé fin octobre à sa demande de bénéficier d’une nouvelle expertise psychiatrique en vue d’une éventuelle libération conditionnelle après plus de 23 ans en prison.

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