Besançon : à presque 101 ans, elle guérit du coronavirus – sa fille partage un message d’espoir

Par Nathalie Dieul
9 avril 2020
Mis à jour: 9 avril 2020

Après un combat de deux semaines contre le coronavirus au CHU de Besançon, Noémie Baraldi, qui a près de 101 ans, est sortie de l’établissement ce mardi 7 avril afin d’aller passer sa convalescence dans un centre de soins.

Pour sa petite-fille Lison Sugny, il s’agit d’ « un miracle, un cadeau de la vie », se réjouit-elle auprès de France 3. « On a vécu des pics d’espoir et d’angoisse », ajoute la fille de la centenaire, Ilva Sugny.

Mme Baraldi a été hospitalisée à la suite d’un accident vasculaire cérébral (AVC) le 23 mars. Deux jours plus tard, un test a révélé qu’elle était positive au Covid-19, une maladie causée par le virus du PCC (Parti communiste chinois), connu communément comme le nouveau coronavirus.

« Elle avait beaucoup de fièvre et des moments de confusion », se souvient sa fille auprès du média Ma commune. « Même si elle n’a pas été intubée, nous étions très inquiets, car elle fait partie des personnes à risque. »

La centenaire, très fatiguée, est passée par les services de neurologie, de diabétologie puis de gériatrie. Celle qui a survécu à la Seconde Guerre mondiale a finalement réussi à vaincre le coronavirus de Wuhan.

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Le 7 avril, Mme Baraldi a pu être transférée au centre des Tilleroyes, à Besançon, où elle doit terminer sa convalescence avant de pouvoir envisager de reprendre sa vie indépendante dans son logement de la résidence d’autonomie Huot, dans la même ville. Elle a même pu voir sa fille et sa petite-fille pendant quelques minutes.

Malgré son âge, la dame née en Italie faisait ses courses elle-même et cuisinait jusqu’à son entrée à l’hôpital.

« Même si ce n’est pas facile et que nous avons vécu dans l’angoisse, je tiens à dire qu’il y a toujours de l’espoir. Oui cette maladie est grave, mais il y a aussi des gens qui s’en sortent. Il ne faut pas que les familles laissent tomber cette lueur d’espoir », tient à partager la fille de la centenaire.

« Il faut aussi diffuser les bonnes nouvelles pour que les soignants se rendent compte que leur travail n’est pas vain« , ajoute-t-elle, reconnaissante non seulement pour les soins que sa mère a reçus, mais également pour l’aide que le personnel soignant a donné à sa famille afin de pouvoir communiquer avec la vieille dame pendant toute son hospitalisation.

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