Béziers : il entre dans une école maternelle avec une arme de poing et menace le père d’une élève

Par Séraphin Parmentier
17 janvier 2020 Mis à jour: 17 janvier 2020

Sous l’emprise de l’alcool, le suspect a pénétré dans l’enceinte de l’école Jean Jaurès avant de menacer un père de famille qui accompagnait sa fille avec un pistolet à grenaille.

Les faits se sont déroulés dans la matinée du jeudi 16 janvier dans l’enceinte de l’école maternelle Jean Jaurès. Vers 8h40 du matin, un individu de 45 ans sous l’emprise de l’alcool pénètre dans la cour de l’établissement scolaire, alors que les enfants sont déjà rentrés en classe et que deux Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) s’apprêtent à fermer le portail.

Un parent d’élève qui accompagnait sa fille lui demande aussitôt de quitter les lieux, l’homme refuse. Le ton monte et l’intrus sort un pistolet à grenaille qu’il pointe vers le père de famille.

Prenant son courage à deux mains, le père menacé assène un coup de poing au visage de son agresseur qui s’effondre, le nez cassé. Il finit par se relever et prendre la fuite.

Alertée, la police met en place un dispositif pour retrouver le fugitif. Ce dernier sera finalement interpellé aux urgences de l’hôpital de Béziers, où il s’était rendu pour se faire soigner. La personne qui l’accompagnait a également été placée en garde à vue. Le pistolet à grenaille n’aurait toutefois pas encore été retrouvé par les enquêteurs.

Le personnel de l’école maternelle sous le choc

« Un type qui est soûl, qui arrive avec une arme de poing parce qu’il n’est pas content de la façon dont on le regarde, bravo à l’autre papa. Il a eu le bon réflexe ; pardon de le dire : lui mettre un coup de poing dans la gueule. Aujourd’hui, il est sous les verrous, puisqu’il a eu la bonne idée d’aller à l’hôpital, et évidemment on nous a tout de suite prévenus. Il a été arrêté avec le complice qui l’a amené à l’hôpital. Être soûl à huit heures du matin et se présenter dans une école : sa place est derrière les barreaux », a expliqué Robert Ménard, maire de Béziers, aux journalistes de France Bleu.

« Dieu merci, les enfants n’ont rien vu, sauf peut-être la fille du monsieur qui est intervenu. J’ai quand même vu les institutrices qui étaient choquées. Ça s’est bien terminé, maintenant il faut qu’il soit sanctionné à la mesure de la peur qu’il a causée et de ce qui aurait pu se produire, parce qu’une arme à grenaille, ça peut quand même blesser des gens », poursuit l’édile.   

« Il le mérite, son nez cassé. Honnêtement, je n’ai pas un regret pour lui. Est-ce que vous vous promenez avec une arme à grenaille sur vous à huit heures du matin, soûl ? Non ! » conclut Robert Ménard.

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