Biden doit soutenir la « formidable » politique de l’administration Trump au Moyen-Orient, selon Henry Kissinger

Par Katabella Roberts
6 mars 2021
Mis à jour: 7 mars 2021

L’ancien secrétaire d’État Henry Kissinger a conseillé à l’administration du président Joe Biden de continuer à maintenir la « formidable » politique du Moyen-Orient réalisée sous l’administration Trump.

M. Kissinger, qui a été secrétaire aux Affaires étrangères sous les administrations Nixon et Ford, a fait ces remarques lors d’un séminaire de la Fondation Richard Nixon consacré à la sécurité nationale et à la politique étrangère, le 3 mars dernier.

L’ancien secrétaire d’État Mike Pompeo, l’ancien conseiller à la sécurité nationale Robert O’Brien, le représentant Mike Gallagher (Parti réupublicain, Wisconsin) et l’ancien conseiller adjoint à la Sécurité nationale Matt Pottinger ont également participé au séminaire.

M. Kissinger a comparé les réalisations diplomatiques de Donald Trump au Moyen-Orient à l’ouverture de la Chine par Nixon en 1972, et a recommandé que l’administration Biden poursuive sa politique de fermeté à l’égard de l’Iran.

Il a également qualifié les accords d’Abraham de l’administration Trump de percée dans les relations israélo-arabes.

« Je pense que l’un des grands succès du gouvernement précédent est qu’il a fait preuve de fermeté, qu’il a réalisé deux choses au Moyen-Orient », a déclaré M. Kissinger.

« L’une, séparer le problème palestinien de tous les autres problèmes afin qu’il ne devienne pas un veto sur tout le reste. »

Il a ajouté : « Deuxièmement, aligner les États sunnites en combinaison réelle ou potentielle contre les États chiites, c’est-à-dire l’Iran, qui développait une capacité à les menacer. Je pense que c’était un concept brillant. Nous n’en étions qu’au début. »

Les accords d’Abraham, négociés par l’ancien président Donald Trump, ont établi une nouvelle coopération et une normalisation entre les États-Unis, Israël et des pays arabes tels que les Émirats arabes unis (ÉAU), le Soudan et le Maroc.

(G-D) Le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, Abdullatif al-Zayani, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le président américain d’alors, Donald Trump, et le ministre des Affaires étrangères des ÉAU, Abdullah bin Zayed Al-Nahyan, brandissent des documents après avoir participé à la signature des Accords d’Abraham par lesquels les pays du Bahreïn et les Émirats arabes unis reconnaissent Israël, à la Maison-Blanche à Washington le 15 septembre 2020. (Saul Loeb/AFP via Getty Images)

Elle a également permis d’ouvrir les liens économiques, sociaux et culturels entre le monde arabe et l’État juif et de renforcer les défenses des États du Golfe et d’Israël contre l’Iran, ce qui a valu à l’ancien président d’être nommé pour le prix Nobel de la paix.

« C’était un concept brillant. Nous n’en étions qu’au début. C’était comme le début de l’ouverture de la Chine. L’évolution de ce concept ne faisait que commencer », a déclaré M. Kissinger.

M. Kissinger a exhorté l’administration Biden à maintenir la politique actuelle au Moyen-Orient telle qu’elle a été concrétisée par Trump.

« Nous ne devrions pas abandonner les pressions actuelles sur l’Iran tant que nous ne savons pas où elles vont », a déclaré M. Kissinger. « Si nous séparons la question iranienne de la question globale du Moyen-Orient, nous courons le risque de perdre les deux acquis, à savoir la séparation de la question palestinienne, ce qui a supprimé son veto sur tout le reste, et la coopération sunnite avec Israël, dont une telle ouverture n’a jamais été vue auparavant. »

Ailleurs au cours du séminaire de mercredi, l’ancien secrétaire d’État Mike Pompeo a comparé l’approche « unique » de Trump en matière d’affaires internationales et de politique étrangère à celle du président Nixon.

L’ancien secrétaire d’État Mike Pompeo s’adresse à la Conférence d’action politique des conservateurs qui s’est tenue au Hyatt Regency à Orlando, en Floride, le 27 février 2021. (Joe Raedle/Getty Images)

« C’est un président qui a abordé les problèmes de politique étrangère d’une manière sans égal », a dit M. Pompeo au sujet de Trump.

« Je voulais m’assurer que les cadres supérieurs, du moins ceux que j’ai fait venir dans l’équipe, comprennent l’environnement dans lequel nous allions travailler et la manière dont nous allions mettre en œuvre la politique étrangère du président Trump de manière efficace. Je voulais donc m’assurer – alors que nous savons que Washington est occupée par beaucoup de gens et de gros ego – qu’il y avait des gens prêts à travailler dans l’équipe que le président Trump voulait mettre en place pour la politique étrangère qu’il avait proposée au peuple américain. »

Le 25 février, les États-Unis ont lancé des frappes aériennes contre des militants dans l’Est de la Syrie, ciblant des sites liés à des groupes de milices chiites soutenus par le régime iranien, soupçonnés d’être impliqués dans les récentes attaques contre des cibles américaines en Irak.

Biden a également annoncé que les États-Unis rejoignent ou s’apprêtent à rejoindre le pacte avec l’Iran, les accords de Paris sur le climat et le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, entre autres accords ou entités internationaux.

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