Birmanie: le plus petit dinosaure connu à ce jour trouvé dans un médaillon d’ambre

Par Alexandre Roche-Nuit
12 mars 2020
Mis à jour: 12 mars 2020

Publié dans la revue Nature le mercredi 11 mars, un minuscule dinosaure, probablement le plus petit connu à ce jour, a été découvert figé dans un médaillon d’ambre trouvé en Birmanie.

« Je n’avais jamais rien vu de tel. C’est merveilleux ! », a déclaré Jingmai O’Connor, paléontologiste de Pékin et auteure principale de l’étude publiée dans la revue Nature.

En effet, le crâne de 7 mm d’un minuscule oiseau, exceptionnellement bien préservé dans l’ambre depuis 99 millions d’années, a été découvert en Birmanie. D’après les chercheurs, il pourrait être le plus petit dinosaure connu à ce jour, rivalisant en taille avec le colibri-abeille, également nommé colibri d’Elena, le plus petit des oiseaux actuellement vivants.

À travers la résine fossilisée, on peut voir son crâne de profil avec une grande cavité oculaire. Appelé « oculudentavis khaungraae », ce petit dinosaure a été pris dans un morceau d’ambre datant du milieu de l’ère mésozoïque (- 251 millions d’années à – 65 millions d’années).

« Comme tous les animaux enfermés dans l’ambre, il est très bien préservé. On a l’impression qu’il est mort hier, avec tous ses tissus mous piégés dans cette petite fenêtre donnant sur les temps anciens », déclare Jingmai O’Connor.

« Il ne ressemble à rien de vivant aujourd’hui, donc nous devons faire preuve d’imagination pour comprendre la signification de sa morphologie. Mais son crâne fuselé, ses multiples dents et ses grands yeux suggèrent que malgré sa petite taille, c’était probablement un prédateur qui se nourrissait d’insectes. »

Jingmai O’Connor conclut que sans cette résine fossilisée, « nous ne saurions rien de ces minuscules organismes, beaucoup plus difficiles à trouver que les gros. Quand on pense aux dinosaures, on pense à ces immenses squelettes mais actuellement, la paléontologie est totalement transformée par les découvertes de petits fossiles ainsi conservés. »

« Il y a encore beaucoup de spécimens à étudier ! »

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