Bouches-du-Rhône : 120 poules brûlées vives chez un couple d’agriculteurs persécutés

Par Nathalie Dieul
30 mars 2021
Mis à jour: 30 mars 2021

Un couple d’agriculteurs de Gignac-la-Nerthe (Bouches-du-Rhône) est persécuté depuis un an et demi. Leurs cultures sont régulièrement ravagées, et cette fois-ci, c’est leur poulailler qui a été la cible d’un incendie criminel dans la nuit du 24 au 25 mars.

« Les poules étaient en train d’agoniser. Elle criaient. Toutes les bêtes étaient en feu ! Elles n’avaient aucune chance de s’en sortir… », se désole au micro de France Bleu Thibaud Beysson, se souvenant de la scène qu’il a vue vers 1 heure du matin dans la nuit de mercredi 24 au jeudi 25 mars.

C’est sa compagne, Caroline Hublet, qui a réveillé Thibaud parce qu’elle avait entendu quelqu’un dans le jardin. Le couple est sorti pour découvrir que son poulailler était en feu, avec des flammes de six mètres. Ils ont éteint l’incendie avec un tuyau d’arrosage avant l’arrivée des pompiers.

En tant que maraîcher en agriculture biologique installé sur un terrain communal depuis trois ans, Thibaud a connu d’autres attaques dans la dernière année et demi. Vols de salades, de son tracteur, saccages réguliers de ses cultures, etc.

« Pourquoi ? Je ne sais pas… », s’interroge l’agriculteur, pour qui la vente d’œufs est seulement un complément à son activité principale. Il émet une hypothèse : « Quand on a démarré la vente à la ferme, c’est là qu’on a commencé à avoir des ennuis. Parce que ça drainait du monde et que dans le secteur ça ne plaît pas, une circulation de personnes étrangères. Visiblement ça ne plaît pas au voisinage. »

Le couple a porté plainte à sept reprises pour ces actes de vandalisme. Cette fois, la mairie de Gignac-la-Nerthe a décidé de se constituer partie civile dans une plainte auprès du procureur de la République.

« C’est des animaux, on ne peut pas faire ça à des animaux ! » se désole Caroline, qui s’occupait quotidiennement des poules, dont chacune avait « son petit prénom. »

La catastrophe aurait toutefois pu être encore pire : « Le poulailler est situé à côté d’une grande haie de cyprès… C’est notre maison qui aurait pu brûler », remarque le maraîcher.

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