Bridgestone : la direction ferme le site de Béthune qui emploie 863 personnes

Par Epoch Times avec AFP
12 novembre 2020
Mis à jour: 13 novembre 2020

La direction de l’usine de Bridgestone à Béthune dans le Pas-de-Calais « ferme la porte » à un plan de sauvetage de ce site qui emploie 863 personnes, a annoncé la ministre de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher.

« Bridgestone a fermé la porte, Bridgestone quitte le site de Béthune », « le scénario qui visait à maintenir une activité de production de pneus pilotée par Bridgestone a été refermé », a déclaré le 12 novembre la ministre de l’Industrie Agnès Pannier-Runacher.

« Nous serons là au côté des salariés pour trouver les meilleures solutions », « nous allons nous battre pour que ce site reste industriel », a assuré la ministre à l’issue d’une réunion à Béthune avec direction, élus et syndicats.

« Nous allons travailler sur des scénarios de reprise. Béthune a des talents, des savoir-faire », a relevé la ministre. Et d’évoquer parmi les pistes un « écosystème en train de se mettre en place » dans la région avec un « site de batteries électriques qui va ouvrir et qui va recruter 2400 personnes ».

Quatre « projets bien définis » pour le site

Le site de Béthune doit être fermé pour « sauvegarder la compétitivité » de Bridgestone en Europe mais « 10 opportunités dont 4 projets déjà bien définis » ont été identifiées pour le site, a indiqué jeudi le fabricant de pneus.

Pour sauver l’unité, dont le géant japonais du pneumatique avait brutalement annoncé mi-septembre la fermeture courant 2021, le gouvernement avait proposé un plan prévoyant une continuation de l’activité avec le maintien, selon l’intersyndicale, de « 525 à 555 emplois » sur les 863. Le 6 novembre dernier, la ministre de l’Industrie s’était déjà rendu à Béthune et avait indiqué que l’État était à prendre sa part à l’investissement d’une centaine de millions d’euros nécessaire au projet.

Il visait à équiper l’usine afin d’y produire, à l’horizon 2025, 1,3 millions de pneus par an, de qualité supérieure à ceux de petit calibre actuellement manufacturés à Béthune. Après « avoir attentivement étudié cette option », Bridgestone ne la juge pas « réaliste », car « elle ne règle pas (son) problème de surcapacité » en Europe, a confirmé le groupe dans un communiqué.

« La fermeture de l’usine Bridgestone de Béthune, c’est l’échec d’un État sans vision stratégique, et c’est un drame pour toute notre région Hauts-de-France. Sans volonté politique d’inverser la tendance, la désindustrialisation continuera », a pour sa part tweeté la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen.

Pour le maire de Béthune, Olivier Gacquerre, « on a arraché une partie de notre histoire, mais maintenant il faut qu’on ait des perspectives d’avenir ».

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