Brigitte Macron exige de son mari que Marlène Schiappa reste à tout prix au gouvernement : « Tu fais bien ce que tu veux, mais tu gardes Marlène »

Par Séraphin Parmentier
17 septembre 2019 Mis à jour: 18 septembre 2019

La réalisatrice d’un mini documentaire consacré à Brigitte Macron a évoqué les liens étroits qui unissent l’épouse du président à certains membres du gouvernement.

Ce lundi, BFMTV diffusait un reportage consacré à l’épouse du chef de l’État dans le cadre de l’émission Ligne Rouge. Intitulé Brigitte Macron l’influente, le format d’un peu moins d’une heure était suivi d’un débat animé par Bruce Toussaint.

Invitée sur le plateau des Grandes Gueules le matin de la diffusion du reportage dont elle est l’auteur, la journaliste Pauline Revenaz a évoqué le rôle joué par Brigitte Macron depuis l’élection de son mari.

« Elle est utile, elle est facilitatrice, elle est bureau des pleurs. Vous verrez qu’elle est directrice de casting, elle a choisi Jean-Michel Blanquer. Elle est très proche de Marlène Schiappa », a expliqué la jeune femme.

« Elle adore Marlène Schiappa. Et vous l’entendrez dans l’enquête : à chaque remaniement elle dit à Emmanuel Macron : ‘Tu fais bien ce que tu veux, mais tu gardes Marlène.’ », ajoute Pauline Revenaz.

« Je sais qu’elle m’a apporté un soutien à plusieurs reprises. Elle m’alerte sur tel sujet en me disant : ‘J’ai tel sujet qui remonte, je pense que tu devrais regarder ce que tu peux faire là-dessus’, ou au contraire : ‘Là, je pense que ce n’est pas le moment, le bon timing.’ Elle peut avoir des conseils importants », confie la secrétaire d’État chargé de l’Égalité entre les hommes et les femmes et de la Lutte contre les discriminations pendant le reportage diffusé par BFM.

« C’est une instinctive de la politique »

Une influence que confirmera à demi-mots l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb : « On voyait que le point de vue d’Emmanuel pouvait évoluer entre deux rendez-vous. Et on se disait, tiens, Brigitte est passée par là… »

« Elle a peut-être une façon un peu différente de réfléchir, plus dans la persuasion et dans l’amitié que dans la rupture. Il y en a qui sont des cérébraux de la politique, elle c’est une instinctive de la politique, c’est-à-dire qu’elle sent bien à la fois les personnes, les situations et elle a un regard assez juste. Peut-être justement parce qu’elle ne vient pas du milieu politique », conclut l’ancien membre du gouvernement d’Édouard Philippe.

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