La camisole de force : un dispositif de torture utilisé dans les prisons pour femmes en Chine

1 mars 2019 Mis à jour: 18 mars 2019

Note de la rédaction : Epoch Times publie un certain nombre d’articles relatant le recours à la torture par le régime chinois à l’encontre des groupes qu’il cible, ainsi que les souffrances qu’il cause à ceux qui en sont victimes.

Les camisoles de force, une invention datant de plus de 200 ans qui visait à empêcher une personne mentalement instable de se blesser et de blesser les autres, sont utilisées dans les prisons chinoises comme instruments de torture sadique.

Ces vestes ne devraient pas causer de dommages à la personne retenue lorsqu’elles sont utilisées comme prévu. Les bras sont enroulés autour de l’avant du corps et attachés dans de longues manches en toile.

Cependant, dans les centres de détention pour femmes en Chine continentale, la camisole de force est utilisée par le Parti communiste chinois (PCC) pour torturer les prisonniers d’opinion, selon un rapport de Minghui.org, un site Web basé aux États-Unis qui sert de centre d’information sur la persécution du Falun Gong en Chine.

Illustration de la torture par camisole de force. (Minghui.org)

Les camisoles sont en toile. Les manches mesurent environ 25 cm de long et comportent un ruban attaché à chaque extrémité. Appliquée sur une longue période, cette forme de torture peut fracturer la colonne vertébrale et même causer la mort.

Selon le rapport, les prisonnières verront leurs bras immobilisés derrière leur dos et seront suspendues, les pieds touchant à peine le sol, à l’aide de cordes. Les cordes qui suspendent les femmes sont attachées autour des bras et des poignets, ce qui peut causer de graves dommages physiques.

« Avec ces liens, les bras de la victime sont croisés et attachés derrière le dos, puis tirés avec force au-dessus de la tête jusqu’à la poitrine », selon la Société internationale des droits de l’homme, une organisation non gouvernementale basée en Allemagne. « Avec ce violent étirement des bras vers le haut, les articulations des épaules sont disloquées et les coudes et les poignets sont cassés. Dans certains cas, les victimes ont été suspendues la tête en bas par les deux pieds dans une douleur indescriptible. »

Les prisonniers d’opinion du Falun Gong sont particulièrement visés par cette forme de torture, car les gardiens sont encouragés à employer diverses méthodes de torture pour forcer les pratiquants à renoncer à leur croyance, selon le rapport de Minghui.org.

Le Falun Gong, également connu sous le nom de Falun Dafa, est une pratique spirituelle interdite par le PCC en 1999, après que son immense popularité a entraîné jusqu’à 100 millions de pratiquants en Chine, selon les estimations citées par les médias occidentaux.

Torture par la camisole de force

De surcroît, la torture consiste généralement en une suspension au-dessus sol dans une camisole de force pendant des jours entiers sans répit.

« Les tortures ont souvent entraîné des blessures aux bras et des enflures sévères », d’après ce même rapport.

Alors qu’elles sont liées et suspendues, les gardiens de prison frappent et soumettent la victime à des chocs avec des matraques électriques. Même après avoir été abattues, les victimes seraient obligées de se tenir debout ou de s’accroupir pendant la nuit, et donc de ne pas dormir.

Les victimes se voient refuser l’accès aux toilettes pendant qu’elles sont suspendues, ajoute le rapport, et se voient en outre refuser toute douche ou toute forme de nettoyage pendant de longues périodes.

Vous trouverez ci-dessous des exemples tirés du rapport sur la torture par la camisole de force utilisée sur les femmes qui pratiquent le Falun Gong.

La torture cachée aux caméras

Liu Saijun, a été arrêtée pour avoir distribué des brochures sur le Falun Gong en juillet 2016. Elle a été condamnée à deux ans de prison. Aucun document juridique n’a été fourni au sujet de sa condamnation et sa famille n’en a même pas été informée.

À l’intérieur de la prison, les gardiens ont forcé Mme Liu à porter une camisole de force et l’ont suspendue au cadre d’une fenêtre du couloir de 8 h à 23 h. Les gardiens l’ont volontairement placée hors de la vue d’une caméra de surveillance. Elle était enveloppée dans une couverture, et une armoire a été placée devant elle, tout cela pour cacher les faits de la torture.

Liu Saijun s’est vu refuser l’accès aux toilettes et a fini par se salir. Il lui a été interdit de se laver ou même de changer ses vêtements. En conséquence, elle a eu des difficultés respiratoires.

Lorsque les gardes ont finalement décroché Mme Liu, elle a été contrainte de rester debout ou de s’accroupir pendant toute la nuit en hiver. En raison du manque de circulation sanguine, tout son corps s’est enflé.

La même torture a ensuite été répétée le lendemain, et à ainsi de suite à maintes reprises.

Débilitée, étourdie

En août 2014, la police est entrée par effraction chez Wen Shulin. Ils ont saccagé sa résidence, confisqué son ordinateur et pris toute la documentation relative à sa croyance.

Un an plus tard, Mme Wen a été arrêtée pour possession de brochures trouvées lors du premier saccage et condamnée à trois ans et demi de prison.

Wen Shulin a souffert de la même façon que Mme Liu en prison. Elle a été forcée de porter une camisole de force et suspendue du matin jusqu’à minuit. Elle a perdu la mobilité de ses mains car les cordes qui l’accrochaient étaient attachées autour de ses poignets. Elle pouvait à peine rester consciente et tombait dans un étourdissement à cause de la douleur atroce.

Les gardiens demandaient aussi à d’autres détenues de surveiller Mme Wen. Pendant sa suspension, une détenue ne lui donnait à manger que des petits morceaux de nourriture. Elle s’est également vu refuser le droit d’aller aux toilettes et s’est souillée. Mme Wen a même été ridiculisée par les gardes et les prisonnières, l’accusant de n’avoir aucune honte.

Chocs par matraques électriques à la suite d’une grève de la faim

Lorsque Jin Fuwan a été emprisonnée, elle a dû porter quatre fois une camisole de force. Trois de ces fois, elle a été suspendue à un cadre de fenêtre pour que ses pieds ne touchent pas le sol. Plusieurs doigts de sa main droite ont perdu leur fonction à cause de l’énorme tension.

Jin Fuwan a protesté contre le traitement en faisant une grève de la faim. En conséquence, non seulement elle a été gavée de force, mais elle a aussi été soumise à des chocs par matraques électriques. Les gardes ont introduit la matraque électrique dans ses narines et les brûlures ont laissé de graves cicatrices.

Mme Jin, comme les autres, s’est vu interdire d’aller aux toilettes et de se laver.

Après que Mme Jin a finalement été relâchée, elle semblait émaciée. Bien qu’elle n’ait qu’une quarantaine d’années, ses cheveux étaient déjà gris à cause des mauvais traitements.

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