Le cancer est maintenant la principale cause de décès

Les maladies cardiaques tombent maintenant au deuxième rang des causes de décès dans les pays développés
Par GreenMedInfo
28 septembre 2019 Mis à jour: 28 septembre 2019

Le cancer a détrôné les maladies cardiaques pour mériter le titre infâme de première cause de décès dans les pays à revenu élevé et dans certains pays à revenu intermédiaire.

Bien que les maladies cardiaques demeurent la première cause de décès au monde chez les adultes âgés de 35 à 70 ans, dans les pays à revenu élevé, dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Canada et la Suède, le cancer cause parfois deux fois plus de décès que les maladies cardiaques.

Certains pays à revenu intermédiaire, dont les Philippines, l’Iran, l’Afrique du Sud, la Colombie, la Chine, le Brésil, la Malaisie, la Turquie, la Pologne, l’Argentine et le Chili, ont également vu le cancer devenir la principale cause de décès.

Bien que les États-Unis n’aient pas été inclus dans la nouvelle analyse, la recherche publiée en 2018 suggère que « les États-Unis sont en pleine transition épidémiologique dans la principale cause de décès », passant des maladies cardiaques au cancer.

Cette étude a également révélé que le cancer devançait rapidement les maladies cardiaques en tant que principale cause de décès, les pays à revenu élevé étant les premiers dans cette situation. En fait, alors que le cancer était la principale cause de décès dans seulement 21 % des pays des États-Unis en 2003, ce chiffre est passé à 41 % en 2015.

« Le passage au cancer comme principale cause de décès a été le plus marqué dans les pays aux revenus les plus élevés », ont expliqué les chercheurs, se faisant l’écho de la présente étude, qui cite également « une transition dans les principales causes de décès chez les personnes d’âge moyen » des pays à revenu élevé.

« Le monde assiste à une nouvelle transition épidémiologique entre les différentes catégories de maladies non transmissibles, les maladies cardiovasculaires n’étant plus la principale cause de décès dans les pays à revenu élevé », a déclaré l’auteur principal, le Dr Gilles Dagenais, professeur émérite à l’université Laval au Québec, Canada.

Pourquoi le cancer est-il une des maladies les plus meurtrières ?

L’étude suggère que le cancer est en hausse parce que les maladies cardiaques sont mieux traitées dans les pays à revenu élevé, sauvant plus de personnes atteintes de maladies cardiaques et laissant le titre de maladie la plus meurtrière au cancer. Mais il est peut-être préférable de se demander pourquoi le cancer continue d’en tuer autant.

Sur le plan mondial, le cancer demeure la deuxième cause de décès derrière les maladies cardiaques, responsable de 26 % des décès dans le monde. Les Américains ont un risque sur trois de développer un cancer à un moment donné de leur vie, ainsi qu’un risque sur cinq de mourir de cette maladie. Près d’un million et demi (1,41 million) de décès par cancers devraient survenir en 2019 dans l’Union européenne (UE), selon une étude parue dans la revue spécialisée Annals of Oncology.

Au début de 2019, on a annoncé que le taux de mortalité par cancer aux États-Unis avait diminué de 27 % depuis 1991, une statistique qui donne l’impression que nous sommes en train de gagner la « guerre contre le cancer ». Mais la plupart de ces diminutions peuvent être attribuées à la réduction du tabagisme – et peut-être dans une mesure limitée à la détection et aux traitement précoces – et ne sont pas un signe que le modèle de chirurgie, de chimiothérapie ou de radiothérapie de la médecine classique pour traiter le cancer fonctionne ou non, dans l’ensemble.

Alors que les taux de mortalité dus à certains cancers ont diminué, d’autres ont augmenté. Dans l’ensemble, les décès par cancer aux États-Unis en 2016 étaient semblables à ceux de 1930, malgré tous les « progrès » en matière de détection et de traitement.

Changer notre façon de penser au cancer

Il devient de plus en plus clair que pour vaincre le cancer, il faut changer notre façon de voir les choses. Le cancer est présent chez presque tous les animaux, ce qui suggère qu’il a une signification que nous avons négligée. Certains chercheurs ont même émis l’hypothèse que le cancer est un ancien programme de survie démasqué – même un processus que le corps subit pour survivre à la privation de nutriments et à l’exposition aux toxines.

Plutôt que d’être le résultat d’une accumulation de mutations de l’ADN créant des cellules malignes qui se multiplient de manière incontrôlable, le cancer pourrait être l’expression de cellules qui ont fait tourner un mécanisme épigénétique dans un mode survie en tumeur. Dans la revue Physical Biology, les chercheurs ont théorisé :

« Le cancer est un état atavique [primitif] qui se produit lorsqu’un dysfonctionnement génétique ou épigénétique débloque une ancienne ‘boîte à outils’ d’adaptations préexistantes, rétablissant la dominance d’une couche antérieure de gènes qui contrôlaient des colonies de cellules partiellement différenciées, semblables à des tumeurs. »

Si cela est vrai, il est logique que les traitements anticancéreux conventionnels visant à empoisonner ou à « tuer » les cellules cancéreuses ne puissent qu’aggraver le problème en créant un environnement encore plus toxique, ce qui pourrait amener le cancer à revenir dans sa « boîte à outils ancienne » trouver des moyens de survie supplémentaires.

Cette explication peut sembler trop simpliste, car de nombreux facteurs contribuent au développement du cancer, mais il existe des preuves suggérant que les substances naturelles et les thérapies qui soutiennent la santé globale de l’organisme peuvent être utiles dans la lutte contre le cancer.

Près de 1 000 substances ont un potentiel anticancéreux

GreenMedInfo dispose d’une base de données de 986 substances qui ont fait l’objet de recherches comme stratégies potentielles de prévention et de traitement du cancer. Il en reste sans aucun doute beaucoup d’autres encore à découvrir. En tête de liste se trouve la curcumine, l’ingrédient actif du curcuma contenu dans le curry, qui cible les cellules souches cancéreuses, tout en laissant les cellules souches normales inoffensives.

La vitamine D, que l’on peut se procurer gratuitement en s’exposant suffisamment au soleil, est un autre candidat de choix. Des taux plus élevés de vitamine D sont connus non seulement pour réduire votre risque de cancer, mais aussi pour améliorer les résultats si vous avez déjà reçu un diagnostic. Les fibres, le resvératrol, le sulforaphane et la vitamine E – toutes des substances que vous pouvez trouver dans votre alimentation – sont également des agents anti-cancer prometteurs – de même que le café peut l’être en améliorant votre capacité à réparer efficacement les dommages génétiques.

Donc, s’il y avait une lueur d’espoir en apprenant que le cancer est maintenant la principale cause de décès dans certains pays, ce serait qu’il s’agit d’une maladie qui offre de nombreuses avenues naturelles prometteuses pour la prévention et le traitement. Les traitements conventionnels actuels contre le cancer échouent, mais cela ne veut pas dire qu’il est impossible d’arrêter le cancer – il est temps d’élargir notre recherche sur les thérapies traditionnelles et leur utilisation.

De nombreuses substances naturelles, comme les feuilles de noni, se sont même révélées plus efficaces que la chimiothérapie, ce qui démontre pourquoi, si nous voulons gagner la guerre au cancer, nous devrons le faire avec la nature de notre côté.

Pour en savoir plus sur la façon de lutter naturellement contre le cancer, visitez la base de données GreenMedInfo sur le sujet.

Le groupe de recherche GMI se consacre à l’étude des enjeux les plus importants à l’heure actuelle en matière de santé et d’environnement. Un accent particulier sera mis sur la santé environnementale. Notre recherche ciblée et approfondie explorera les nombreuses façons dont le véritable état de l’environnement ambiant se reflète directement dans l’état actuel du corps humain. Cet article a été publié à l’origine sur GreenMedinfo.com

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