CARBURANTS – Une journée de chauffage au bois équivaut à 3500 km parcourus par une voiture diesel

7 novembre 2018 Mis à jour: 7 novembre 2018

Pour des questions de santé publique et de protection de l’environnement, les gouvernements français ont mis en place année après année une fiscalité plus lourde sur les carburants et les véhicules les plus polluants. Mais la voiture pollue-t-elle tant que ça ?

ou qu’une journée de chauffage au bois équivaut à 3500 km parcourus par une voiture diesel, on peut se demander pourquoi c’est toujours sur les automobilistes que les taxes tombent. De quoi alimenter la colère d’une partie des automobilistes, aujourd’hui excédés par la hausse des prix à la pompe et des taxes.

D’après un article du Parisien, la pollution de l’air est responsable de 48 000 décès chaque année dans l’Hexagone, selon une étude de l’organisme Santé publique France. Les principaux responsables, les particules fines, le dioxyde d’azote et le CO2 (gaz à effet de serre). L’exposition chronique à ces substances provoque « une perte d’espérance de vie pour une personne âgée de 30 ans pouvant dépasser deux ans ».

Mais quelle est la part réelle de l’automobile dans la pollution de l’air en France ? Le chauffage émet en fait plus de particules fine que la voiture et c’est l’agriculture qui est la plus polluante.  D’après les chiffres du Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa), l’activité humaine qui produit le plus de particules fines en France est l’agriculture, suivie de près par le chauffage résidentiel, puis par la voiture. Une journée de chauffage au bois équivaudrait à 3500 kilomètres parcourus par un véhicule particulier diesel ou 10 500 km par une voiture essence.

Sur le plan national, l’automobile ne produit en moyenne que 15 % des particules fines, des chiffres bien sûr qui sont à la hausse ou la baisse selon qu’on habite dans une grande ou une petite agglomération.  En Ile-de-France, par exemple, selon l’organisme Airparif 25% des particules fines proviennent directement du trafic routier. Cette proportion pouvant même doubler lors des pics de pollution.

Cela permet néanmoins de relativiser les différentes politiques fiscales sur le carburant et soulève la question de la réduction des particules fines dans une perspective plus globale et systémique. Par exemple, pour les échanges maritimes, un porte-conteneur arrivant à Saint-Nazaire émet autant que 20 millions de voitures. Pourquoi pas plus produire en France et réguler les importations de denrées alimentaires venant de l’extérieur pour pouvoir circuler plus librement à l’intérieur de nos frontières !

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