Catalogne : Puigdemont répond à Rajoy

16 octobre 2017
Mis à jour: 16 octobre 2017

« Le dimanche 1er octobre, dans un contexte de violents agissements policiers dénoncés par les organismes internationaux les plus prestigieux, plus de deux millions de Catalans ont confié au Parlement (catalan) le mandat démocratique de déclarer l’indépendance. »

« La priorité de mon gouvernement est de rechercher aussi intensément que possible la voie du dialogue. Nous voulons parler, comme le font les démocraties établies, du problème posé par la majorité du peuple catalan qui veut commencer son chemin en tant que pays indépendant dans le cadre européen ».

« La suspension du mandat politique issu des urnes le 1er octobre démontre notre ferme volonté de chercher la solution et non l’affrontement. »

« Pendant les deux prochains mois, notre principal objectif est de vous amener à dialoguer et que toutes les institutions et personnalités internationales, espagnoles et catalanes qui ont exprimé leur volonté d’ouvrir une voie de négociation aient la possibilité de l’explorer. »

« Notre proposition de dialogue est sincère, malgré tout ce qui est arrivé, mais logiquement, elle est incompatible avec le climat actuel de répression et de menaces croissantes. »

« Je vous transmets deux requêtes: la première, que la répression contre le peuple et le gouvernement de Catalogne prenne fin. »

« La deuxième requête est que nous organisions, le plus vite possible, une réunion qui nous permette de trouver les premiers accords. Ne laissons pas la situation se détériorer davantage. Avec de la bonne volonté, en reconnaissant le problème et en le regardant en face, je suis sûr que nous pouvons trouver la voie vers la solution. »

Réaction du gouvernement espagnol

À la suite de cela, le gouvernement espagnol a accusé lundi le président séparatiste catalan Carles Puigdemont d’entretenir « la confusion » en refusant de dire s’il avait déclaré ou non l’indépendance, et rappelé qu’il avait jusqu’à jeudi pour clarifier sa position.

« Sur un sujet aussi important que celui-ci, nous avons demandé et nous demandons de la clarté », a déclaré la vice-présidente du gouvernement Soraya Saenz de Santamaria à la presse en rappelant qu’un délai court jusqu’à jeudi. « La persévérance dans la confusion est incompréhensible », a-t-elle ajouté.

 

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