Catastrophe écologique en Russie : au moins 20.000 tonnes de carburant se déversent en Arctique

Par Emmanuelle Bourdy
4 juin 2020
Mis à jour: 4 juin 2020

Les autorités ont décrété un « état d’urgence ». 20 000 tonnes de carburant se sont déversées accidentellement dans un cours d’eau du Grand Nord russe.

D’où provient cette fuite de carburant ?

L’information a été divulguée ce vendredi. Une fuite de carburant s’est déclarée en provenance d’un réservoir de carburant d’une centrale thermique, située à quelques kilomètres à l’ouest de Norilsk, relate La Voix du Nord.

Le propriétaire de la centrale, Nornickel, a précisé dans un communiqué : « Un réservoir de diesel a été endommagé et a connu une fuite à cause de l’affaissement soudain de piliers, ayant tenu pendant 30 ans, sans aucune difficulté. »

La zone industrielle de Norilsk est construite sur le permafrost (sol dont la température se maintient en dessous de 0 °C pendant plus de deux ans consécutifs), la fonte des glaces représente donc une menace potentielle pour la cité industrielle. Toutefois, les autorités et les écologistes n’ont pas encore pu déterminer les causes de cet accident et s’il y avait un lien avec ce phénomène.

Éviter que la pollution ne s’étende davantage

Pour éviter que les produits toxiques ne gagnent du terrain, les autorités ont mis en place un barrage flottant. La pollution a pu être ainsi contenue et cela a évité qu’elle ne s’étende jusqu’au grand lac au nord de la ville arctique de Norilsk (Sibérie orientale, Russie). C’est ce dont s’est félicité l’association écologiste WWF (Fonds mondial pour la nature), dans un communiqué. Sergueï Lipine, le directeur de la société Nornickel, a déclaré mardi qu’une équipe de 90 travailleurs avait œuvré pour retirer 500 mètres cubes de polluants, précise encore La Voix du Nord.

Une « situation d’urgence » naturelle a été décrétée au niveau local par le procureur de la région de Krasnoïarsk. Une enquête a également été ouverte pour « contaminations des sols », et la pollution s’élève à « au moins 20 000 tonnes d’hydrocarbures s’étendant sur 350 mètres carrés », rapporte le journal.

Une surveillance recommandée

Quant aux nappes phréatiques, elles n’auraient pas été touchées, selon un communiqué des autorités locales qui a été publié sur le site de la région de Krasnoïarsk. L’association WWF recommande évidemment de surveiller la qualité de l’eau en aval, afin d’éviter toute contamination des réserves naturelles.

Les images parlent d’elles-mêmes et montrent l’étendue de la catastrophe. L’Ambarnaïa, qui est la rivière locale, n’est plus qu’une étendue rouge.

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