Le célèbre compositeur Johannes Brahms a caché de l’argent dans ses feuillets de musique pour aider son pauvre père

Par Epoch Times
22 août 2019 Mis à jour: 29 août 2019

Les parents n’attendent rien en échange de l’éducation donnée à leurs enfants – il s’agit d’amour inconditionnel. Donc, si votre mère ou votre père refuse votre aide financière, faites comme Johannes Brahms.

Le nom de Johannes Brahms vous dit quelque chose ? Probablement.

Brahms était l’un des compositeurs les plus célèbres de l’époque romantique, de la fin du XVIIIe siècle au début du XIXe siècle. Avec Beethoven et Bach, il est l’un des trois grands B.

Son parcours en tant que compositeur à succès ne s’est pas fait du jour au lendemain. Né à Hambourg le 7 mai 1833 de Johann Jakob Brahms et Christiane Nissen, le jeune Johannes et ses frères et sœurs ont grandi dans la pauvreté.

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Le père de Johannes Brahms était musicien et lui a appris à jouer du piano et du violon. Dès son plus jeune âge, il s’est montré prometteur en tant que compositeur. À l’âge de 6 ans, il a commencé à écrire de la musique en utilisant une méthode qu’il a créée.

Lorsque sa famille a connu des difficultés financières, Brahms a entrepris de jouer du piano dans des restaurants et de donner des leçons de musique pour gagner de l’argent. Ce n’est que bien des années plus tard que son travail a été reconnu et qu’il a pu bien gagner sa vie.

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Avec le succès est venu la richesse, et Brahms s’est rapidement retrouvé avec beaucoup d’argent pour subvenir aux besoins de sa famille. Cependant, Johann Jakob était un homme fier et ne voulait accepter aucune aide financière de son fils.

Cela n’a pas empêché Brahms d’envoyer de l’argent à son père et à sa mère pour qu’ils le dépensent, et d’espérer que ses parents le fassent.

En août 1864, il écrivait : « N’économisez pas l’argent que je vous ai donné, il n’a pas besoin de durer jusqu’au nouvel an. »

L’année suivante, sa mère est décédée le 31 janvier, ce qui a inspiré Brahms et lui a permis de terminer l’un de ses plus grands chefs-d’œuvre, Un Requiem Allemand, une composition sur « l’amour, la perte et le confort ».

Kurt Masur: "Ein deutsches Requiem"

The New York Philharmonic deeply mourns the loss of our inspiring and dedicated Music Director Emeritus Kurt Masur (Music Director, 1991–2002), who passed away on December 19, 2015. Tonight's performance of Handel’s "Messiah" is dedicated to the memory of the late conductor and friend of the Philharmonic. Join us in remembering Kurt Masur through this video of him conducting the end of the 1st movement of Brahms's "Ein deutsches Requiem" at the 9/11 Memorial Concert on September 20th, 2001, and through a slideshow chronicling his Philharmonic tenure: http://bit.ly/1k8OK27Video ©2001 Lincoln Center for the Performing Arts, courtesy of Live From Lincoln Center.

تم النشر بواسطة ‏‎New York Philharmonic‎‏ في السبت، ١٩ ديسمبر ٢٠١٥

Bien que Brahms était devenu financièrement aisé, il vivait avec parcimonie, mais n’hésitait jamais à aider ses amis et sa famille, notamment en envoyant de l’argent à Johann Jakob.

« Comme il me ferait plaisir si vous ne l’utilisiez que pour des choses vraiment inutiles et joyeuses… Écrivez-moi et dites-moi à quelle vitesse il disparaît ! », a-t-il écrit à son père en mars 1867.

Hélas, Johann Jakob n’a jamais dépensé l’argent comme Brahms l’espérait : la nature de son père restait la même. Brahms savait qu’il devait être plus intelligent dans son approche pour aider son père.

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Brahms a donné à son père la partition musicale Saul, de Georg Friedrich Haendel, et lui a dit de l’étudier si jamais il se retrouvait en difficulté. Il s’est avéré que Brahms avait caché de l’argent dans les feuilles de musique. La question de savoir si son père s’en est servi ou non fait toujours l’objet d’un débat.

Ce n’est pas mal de récompenser les parents pour leur amour et leur soutien, mais il peut être difficile pour certains parents d’accepter l’aide de leurs enfants puisque ce sont généralement les parents qui s’en occupent. Si c’est le cas, rappelez-vous que Brahms n’a jamais cessé ses efforts pour aider son père, même quand ce dernier ne le voulait pas.

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