Certains éternuent lorsqu’ils regardent le soleil : un phénomène qui touche 25% de la population

Par Emmanuelle Bourdy
16 avril 2021
Mis à jour: 16 avril 2021

Voilà un problème dont on parle peu mais qui touche cependant 25 % de la population. Il concerne les éternuements dont souffrent certains Français lorsque le soleil pointe le bout de son nez. Il s’agit en fait d’une réaction du corps humain lorsqu’il passe de l’ombre à la lumière.

Des scientifiques se sont penchés sur ce problème d’éternuement, baptisé ACHOO (Autosomal dominant Compelling Helio-Ophthalmic Outburst), un nom qui fait étrangement penser à… « atchoum » et qui est appelé réflexe photo-sternutatoire en France, ainsi que le rapporte Actu.fr. Cette réaction de notre corps est provoquée lorsque nos yeux regardent le soleil, en raison de l’exposition à une forte luminosité.

En effet, cette lumière, qui passe par notre rétine, parvient donc à notre cerveau par les nerfs optiques sous forme de signal électrique. Ces nerfs optiques sont très proches du nerf trijumeau, qui est présent sur tout le visage et permet, entre autres, la transmission des données sensorielles et sensitives de notre visage.

Lorsque l’intérieur de nos narines ressent une démangeaison, alors une information est transmise, par le biais du nerf trijumeau, à notre cerveau. Ce dernier réagit alors en activant la fonction « éternuer ». Selon les chercheurs, ces éternuements seraient provoqués par ce qui ressemblerait à un « court-circuit » entre le nerf optique et le nerf trijumeau, lorsque la personne est en présence d’un afflux de lumière. C’est la raison pour laquelle ces éternuements n’ont aucun lien avec les allergies, et encore moins avec le coronavirus.

La Fondation Alzheimer recommande de ne surtout pas se retenir d’éternuer et nous explique pourquoi. Un éternuement est expulsé à 50 km/h. Lorsqu’on se retient d’éternuer, cette pression, qui n’est donc pas évacuée à l’extérieur du corps, va ainsi augmenter au niveau du nez, de la gorge, des yeux, du système vasculaire et dans la boîte crânienne. Les dégâts occasionnés par cette pression peuvent se traduire par la rupture des petits vaisseaux sanguins qui se trouvent dans le cerveau.

La Fondation Alzheimer explique encore sur son site que « la multiplication de microlésions » occasionnées lorsqu’on se retient d’éternuer sur une longue période peut entraîner une « diminution de notre capital-cerveau » et par conséquent, cela peut « à terme, diminuer la résistance de notre cerveau à l’apparition des premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer ». Une mise en garde qui n’est donc pas à prendre à la légère.

En cette période de pandémie, il est en outre vivement conseillé d’éternuer en se couvrant le nez et la bouche avec son coude et de s’éloigner le plus possible des autres personnes, dans la mesure du possible. Un autre problème se pose lorsque la personne qui veut éternuer est au volant d’un véhicule ; cela peut effectivement être dangereux. Le conseil prodigué par Laura Dean, médecin et auteure d’une étude sur ce phénomène, met en avant que le simple fait de « porter un chapeau ou des lunettes de soleil pour protéger les yeux de la lumière directe du soleil » peut grandement réduire ce problème d’éternuement, ainsi qu’il est indiqué sur le site du Centre américain pour les informations biotechnologiques (NCBI).

Quant à la raison pour laquelle certaines personnes sont touchées par ce problème et d’autres non, il semblerait que cela serait le fruit de l’hérédité.

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