Cette élection américaine met en évidence la corruption des médias

Par James Bowman
10 décembre 2020
Mis à jour: 11 décembre 2020

Si cette élection sévèrement compromise peut avoir ne serait-ce qu’un seul effet positif, c’est peut-être bien qu’elle illustre complètement la corruption des médias, qui, à la différence de la corruption au sein de l’establishment politique auquel elle est liée, est sans ambiguïté et visible de tous.

Chaque récit d’allégations de fraude émanant de Donald Trump ou de toute autre personne, du moins toutes celles dont j’ai eu connaissance, a été qualifié par les médias de certains adjectifs tels que « sans fondement » ou « non fondé » ou simplement « mensonger », et ce, dès le moment où ces allégations ont été formulées pour la première fois.

L’apposition systématique de ces épithètes quasi-homériques sur chaque déclaration du président s’est poursuivie pendant des semaines au cours desquelles une personne rationnelle aurait pu s’attendre à ce que les médias s’emploient à démontrer le caractère infondé et la fausseté de ces déclarations, plutôt que de l’affirmer tout bonnement et de manière répétée.

Ayant établi, comme ils le présument, par le précédent de leurs soi-disant « vérificateurs de faits », le droit de se prononcer sur la véracité ou la fausseté des déclarations du président à mesure qu’il les prononce – et ayant ensuite transmis, par une sorte de succession apostolique, ce même droit aux différentes plateformes de réseaux sociaux qui le censurent maintenant – les médias ne voient sans doute rien de mal à traiter comme un fait tout ce qui correspond à leur discours et à traiter comme faux tout ce qui n’y correspond pas.

C’est une position enviable que de jouer l’ultime et présumé détenteur infaillible de la vérité. Cependant, les médias la supposent simplement comme leur revenant de droit. Qu’ils le fassent n’est bien sûr pas surprenant. Qu’autant de bons démocrates leur accordent ce droit sans même un soupçon de protestation – et même se joignent à agresser de quiconque préconise la suspension du jugement et l’enquête sur les allégations de fraude – ça, c’est en revanche surprenant.

Théorie du complot

Voici un titre intéressant tiré du Washington Post du 2 décembre : « 25 anciens présidents du barreau de Washington : les avocats ne devraient pas être complices de l’attaque de Trump contre la démocratie ». En d’autres termes, les membres du barreau qui peuvent être amenés à défendre des meurtriers, des violeurs et des fraudeurs sans pour autant nuire à leur réputation sont désormais moins bien considérés dans leur profession s’ils ne font ne serait-ce qu’entendre les allégations de corruption électorale.

Les présidents du barreau de Washington affirment que ces allégations portent atteinte à la démocratie, mais ils ne peuvent pas ne pas comprendre que la véritable atteinte à la démocratie réside dans leur propre refus de prendre au sérieux une allégation aussi grave.

Pour les millions de personnes qui ont voté pour le président, la preuve la plus convaincante d’une fraude massive lors de l’élection est probablement ce défilé d’affirmations toutes plus catégoriques les unes des autres qu’il n’y en a aucune preuve.

Tout le monde sait qu’il y a en fait énormément de preuves. Elles peuvent tout aussi bien être toutes fausses, fabriquées ou non concluantes, mais il n’y a aucun moyen de le savoir sans l’examen minutieux que tant de juristes, poussés par les médias et les démocrates, ne sont apparemment pas disposés à leur accorder.

Un grand nombre d’Américains se demanderont sans doute pourquoi ils feraient une telle chose, voire plutôt pourquoi ils ne la feraient pas, à moins qu’ils ne sachent que l’élection a été volée et qu’ils pensent que faire de l’obstruction face aux preuves est le seul moyen de s’assurer qu’elles restent dissimulées.

Par ailleurs, les médias, au lieu de soutenir la démonstration de la fraude, l’appellent couramment « théorie du complot » et font une analogie avec le MacCarthysme ou la théorie allemande après la Première Guerre mondiale, si influente dans la montée du nazisme, celle du « coup de poignard dans le dos ».

Dans ce dernier cas, l’analogie offre également l’occasion de relier le président Trump aux nazis. Le raisonnement est le suivant : si ces « théories du complot » étaient erronées ou mal conçues, il doit en être de même pour la fraude électorale.

Bien sûr, les médias auraient également pu mentionner la fausse théorie de conspiration sur la « collusion » russe après les dernières élections qu’ils ont eux-mêmes passé des années à colporter, mais il y a peut-être de bonnes raisons pour qu’ils l’oublient.

Aucun de ces exemples ne peut nous apprendre quoi que ce soit sur la fraude électorale en 2020. Quel que soit le nombre de théories du complot dont on peut démontrer qu’elles sont fausses, cela ne rend pas toute nouvelle allégation de complot fausse, à moins de présumer, de manière tout à fait injustifiée, qu’il ne pourrait jamais y avoir de véritable complot.

La confiance du public

Au lieu de ces efforts de mauvaise foi visant à réfuter les allégations de fraude non retenues, pourquoi les démocrates eux-mêmes ne prendraient pas l’initiative de chercher à dissiper les soupçons largement répandus dans l’opinion publique quant à la manipulation du système en soutenant une enquête approfondie sur les allégations et en suspendant la certification du résultat jusqu’à ce qu’il soit complet ? N’est-ce pas la seule façon de préserver la confiance dans l’intégrité du système électoral ? Et cette confiance n’est-elle pas vitale pour le succès de la démocratie ?

Je crains que nous ne devions conclure que ni la démocratie ni la confiance du public en celle-ci ne sont des priorités pour les démocrates, qui semblent avoir décidé que de telles choses sont moins importantes que leur objectif numéro un pendant les quatre longues années où ils ont cherché à se débarrasser du président Trump par tous les moyens nécessaires.

Ils sont obligés de réaliser que stigmatiser les partisans du récit de la fraude, qui représentent aujourd’hui une partie importante de la population et une majorité des supporters de Trump, est le moyen le plus sûr de les conforter dans leur conviction que l’élection a été truquée et que, par conséquent, toutes les élections futures risquent de l’être également.

Beaucoup de ces personnes se poseront deux questions décisives : compte tenu des nombreuses excuses présentées par les démocrates pour leur « résistance » anarchique pendant les années Trump (des « villes sanctuaires » à Black Lives Matter et le mouvement Antifa) et des nombreuses manifestations de leur virulence envers le président Trump, qui pourrait douter qu’ils aient volé l’élection s’ils avaient pu le faire ?

Et quelqu’un doute-t-il qu’ils auraient pu, au moins dans des juridictions à parti unique telles que Philadelphie, Détroit, Milwaukee et Atlanta : les seules grandes villes, semble-t-il, où Biden est censé, d’après le décompte officiel, avoir devancé Hillary Clinton en 2016 ?

De telles preuves ne tiendraient pas devant un tribunal, bien sûr, mais l’absence d’enquête sérieuse qu’elles semblent pourtant justifier paraîtra évidente à des millions d’Américains. Le prix social et politique à payer pour rendre permanentes nos divisions et la méfiance qu’elles engendrent est un prix que les médias et les démocrates sont de toute évidence prêts à payer.

James Bowman est un chercheur du Centre d’éthique et de politique publique. Auteur de Honor : A History (honneur : une histoire), il est critique de cinéma et de médias.

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