Chapitre 15. Les racines communistes du terrorisme

Le spectre du communisme n'a pas disparu avec la désintégration du Parti communiste en Europe de l'Est
Par Équipe éditoriale des "Neuf commentaires sur le Parti communiste"
7 mai 2020
Mis à jour: 13 mai 2020

Epoch Times publie, sous forme de série, un nouvel ouvrage, Comment le spectre du communisme dirige le mondetraduit du chinois et écrit par les auteurs des Neuf Commentaires sur le Parti communiste.

 

Table des matières

Introduction
1. Le terrorisme d’État sous les régimes communistes
2. Comment les régimes communistes ont exporté la terreur
3. Les origines communistes de l’extrémisme islamique
a. Sayyid Qutb : le Karl Marx de l’extrémisme islamique
b. L’avant-garde léniniste du jihad
c. Le noyau communiste de l’extrémisme islamique
d. Qutb et la montée du terrorisme
e. Comment le communiste a pris pour cible le musulman ordinaire
4. Le soutien du Parti communiste chinois au terrorisme
a. Le soutien du PCC aux actes terroristes de Yasser Arafat
b. Les liens du PCC avec Al-Qaïda
5. L’alliance cachée entre le terrorisme et l’extrême gauche en Occident
Conclusion
Références

* * *

Introduction

Le matin du 11 septembre 2001, des terroristes ont piraté des avions de ligne et les ont fait s’écraser sur les tours jumelles du World Trade Center à New York, ainsi que sur le Pentagone à Washington, tuant près de 3 000 personnes. C’était la première fois depuis l’attaque japonaise à Pearl Harbor que les États-Unis subissaient une attaque d’une telle envergure sur leur propre territoire. Les attentats du 11 septembre ont eu un impact dans le monde entier. Les États-Unis ont lancé une « guerre contre le terrorisme » à l’échelle mondiale, renversant le régime islamiste en Afghanistan et la dictature de Saddam Hussein en Irak.

Depuis, le public s’est familiarisé avec le mouvement terroriste et ses représentants, comme Al-Qaïda ou Oussama Ben Laden. Cependant, peu de gens connaissent la relation étroite entre le terrorisme et le communisme.

Les termes « terrorisme » et « terroriste » sont apparus pour la première fois en 1795 en référence à la Terreur pendant la Révolution française, qui a posé les fondations du mouvement communiste (cf. Chapitre 2). [1]

Dans le monde moderne, le terrorisme se présente principalement sous trois formes : le terrorisme d’État sous les régimes communistes, les activités terroristes menées à l’étranger par des agents des régimes communistes ayant pour objectif de répandre une révolution violente, et l’extrémisme islamique, qui doit beaucoup de ses idéologies et de ses méthodes au communisme.

1. Le terrorisme d’État sous les régimes communistes

Le siècle du communisme a été une ère de mensonges, de violence et de tueries. Le terrorisme, en particulier, a été pour les communistes un outil important pour diffuser leur idéologie dans le monde entier. La montée d’un régime communiste entraîne, sans exception, la mobilisation de la machine étatique pour imposer une brutalité terrifiante. Cette répression menée par le gouvernement, c’est le terrorisme d’État.

Vladimir Lénine s’est appuyé sur le terrorisme pour prendre le pouvoir en Russie. En 1918, Félix Dzerzhinsky, que Lénine considérait comme un héros révolutionnaire pour son rôle de directeur de la Commission extraordinaire panrusse (Tcheka), a déclaré sans ambages : « Nous sommes pour la terreur organisée – il faut l’assumer franchement. » [2]

Le marxiste Karl Kautsky, qui a publié en 1919 Terrorisme et communisme, a donné un aperçu exhaustif de ce qui allait se passer sous la dictature du prolétariat que Lénine a cherché à établir. En examinant la violence de la Révolution française, Kautsky a conclu que les bolcheviks de Lénine avaient hérité du caractère terroriste des jacobins et qu’ils continueraient dans cette voie. [3]

Iouri Nikolaïevitch Afanassiev, un historien russe, a reproché à Lénine sa politique fondatrice de terreur d’État, de violence et d’anarchie. « En fait, c’est la violence qui a fait toute notre histoire », a déclaré Afanassiev. [4]

Après la création de l’Union soviétique, les régimes communistes de Joseph Staline, Mao Zedong, Pol Pot, Fidel Castro, Erich Honecker, Nicolae Ceaușescu, Kim Il-Sung et d’autres despotes se sont tous appuyés sur les massacres pour maintenir leur pouvoir. La violence et la barbarie de leur terreur d’État ont été abordées dans les chapitres précédents.

La violence et le meurtre ne sont qu’une des composantes du programme terroriste du communisme. Ce qui est encore plus destructeur, c’est la façon dont le communisme utilise les pouvoirs combinés de la ferveur politique et religieuse pour endoctriner les gens avec la culture du Parti communiste, semant les graines de la tromperie, de la haine et de la violence, vouées à se transmettre de génération en génération.

2. Comment les régimes communistes ont exporté la terreur

Tout en imposant le terrorisme d’État à leur propre population, les régimes communistes soutiennent des organisations terroristes à l’étranger dans le but de fomenter des révolutions ou de déstabiliser des États rivaux.

L’expert anti-communiste Brian Crozier, fondateur et directeur de l’Institut pour l’étude des conflits, a passé des dizaines d’années à étudier la relation entre le communisme et le terrorisme. Il a publié de nombreux livres et articles relatant en détail ses résultats. Il a aidé des leaders anti-communistes tels que Ronald Reagan et Margaret Thatcher à analyser l’utilisation de la terreur par le bloc communiste. [5]

Stanislav Lunev, un ancien officier de la Direction principale du renseignement (GRU) de l’armée soviétique qui a fait défection à l’Ouest, a accusé la GRU d’être l’un des principaux mentors des terroristes dans le monde. [6]

De nombreux groupes extrémistes qui ont orchestré des attaques contre les États-Unis – parmi lesquels le Front populaire de libération de la Palestine, les commandos de l’Armée rouge japonaise, les Brigades rouges italiennes, la Faction armée rouge allemande, les trafiquants d’armes turcs et les guérillas sud-américaines – avaient le soutien du KGB.

En 1975, Richard Welch, un agent de reseignement américain, a été assassiné à Athènes par des marxistes grecs. [7] En 1979, le général Alexander Haig, commandant en chef de l’OTAN, a été ciblé par une attaque de la Faction armée rouge près de Bruxelles. Trois de ses gardes du corps ont été blessés lorsqu’une bombe a explosé sous leur véhicule, qui suivait celui du général. En septembre 1981, le général Frederick J. Kroesen, commandant du Groupe d’armée central de l’OTAN, a été blessé à Heidelberg, en Allemagne de l’Ouest, lorsque des membres de la Faction armée rouge ont tiré une roquette antichar sur son véhicule blindé.

La forme la plus influente du terrorisme moderne, cependant, est l’islam radical nourri par le bloc soviétique comme un moyen de déstabiliser le monde musulman.

Dans la première moitié du XXe siècle, le Moyen-Orient appartenait à la sphère coloniale occidentale. Lorsque les peuples de la région ont obtenu leur indépendance, l’Union soviétique a saisi l’occasion pour gagner en influence parmi eux. Aujourd’hui, le Moyen-Orient se trouve dans une situation complexe et chaotique résultant des contradictions entre les confessions musulmanes, du conflit israélo-arabe, de la guerre froide, de la politique pétrolière et du choc des civilisations entre les sphères culturelles occidentale et islamique.

C’est dans ce contexte que l’Union soviétique a effectué sa pénétration dans la sphère musulmane. Cela peut sembler contradictoire à première vue. Les musulmans suivent une foi abrahamique et croient en Allah, mais le marxisme-léninisme est athée et vise à l’élimination de la religion. Comment pourrait-on les réconcilier ?

Le mouvement communiste ressemble à une épidémie qui se propage par tous les vecteurs disponibles. Le communisme a fait ses premières avancées, quoique ratées, dans le monde musulman peu après la révolution d’Octobre.

En juin 1920, les bolcheviks ont contribué à l’installation d’un régime soviétique dans la province iranienne de Gilan, connue sous le nom de République soviétique socialiste perse ou République soviétique de Gilan. Le régime a mené une série de réformes radicales, y compris des politiques pour dépouiller des propriétaires terriens de leurs richesses, accompagnées d’un programme de propagande anti-religieuse. Ces mesures se sont avérées extrêmement impopulaires et le régime a été évincé en septembre de l’année suivante.

Plus tard, le concept de « socialisme islamique » a commencé à prendre pied. Parmi les représentants, on compte Yasser Arafat, qui a dirigé l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) de 1969 jusqu’à sa mort en 2004 et Gamal Abdel Nasser, qui a été le deuxième président de l’Égypte de 1954 jusqu’à sa mort en 1970. L’OLP, qui était soutenue par l’Union soviétique et par le Parti communiste chinois (PCC), s’est engagée dans des activités terroristes de grande envergure.

Pendant la guerre froide, l’Algérie, le Yémen du Sud et l’Afghanistan ont été sous le régime communiste pendant des périodes plus ou moins longues. En 1979, l’Union soviétique a lancé une invasion de l’Afghanistan et a occupé le pays pendant dix ans pour tenter d’ériger le dernier régime communiste du monde musulman.

Promouvoir le communisme dans une région où les croyances religieuses sont profondément ancrées est un défi de taille. Les efforts de l’Union soviétique pour exporter directement la révolution socialiste dans le monde musulman se sont révélés très infructueux. Cependant, si le communisme lui-même n’a pas réussi à établir un contrôle sur la région, il a beaucoup contribué à la création et au développement de l’extrémisme islamique contemporain.

Ion Mihai Pacepa, ancien général deux étoiles de la Roumanie communiste, où il était conseiller du président Nicolae Ceauşescu, chef par intérim du service de renseignement extérieur du pays et secrétaire d’État du ministère de l’Intérieur, est devenu le transfuge le plus haut gradé du bloc soviétique lorsqu’il s’est enfui aux États-Unis en juillet 1978.

Dans son article « Empreintes de pas russes », Pacepa a révélé une grande quantité de connaissances internes sur le soutien communiste au terrorisme dans le Moyen-Orient. [8] Il a cité Alexandre Sakharovsky, le chef des services secrets soviétiques, qui a déclaré : « Dans le monde d’aujourd’hui, où les armes nucléaires ont rendu la force militaire obsolète, le terrorisme devrait devenir notre arme principale. »

Rien qu’en 1969, 82 détournements d’avions ont eu lieu. Nombre d’entre eux étaient l’œuvre de l’OLP avec le soutien des Soviétiques et des communistes chinois. Pacepa se souvient que lorsqu’il est entré dans le bureau de Sakharovsky, il a remarqué un amas de petits drapeaux rouges parsemant une carte du monde. Chaque drapeau représentait un avion détourné.

Sakharovsky s’est vanté auprès de Pacepa que la tactique du détournement d’avion était de sa propre invention. Entre 1968 et 1978, la Direction de la sécurité roumaine a effectué des livraisons aériennes hebdomadaires de matériel militaire aux terroristes palestiniens au Liban. Les archives de la dissolution de l’Allemagne de l’Est montrent qu’en 1983, l’agence du renseignement est-allemande a envoyé pour 1 877 600 dollars de munitions pour des fusils d’assaut Kalachnikov à des organisations terroristes libanaises. La Tchécoslovaquie a fourni aux terroristes islamiques 1 000 tonnes de Semtex-H, un explosif plastique inodore.

Au début des années 1970, Youri Andropov, alors à la tête du KGB et plus tard secrétaire général du Parti communiste soviétique, a lancé une campagne de propagande secrète et méticuleusement planifiée pour semer les graines de la haine antisémite et anti-américaine dans tout le monde arabe et islamique. Pour son travail, Andropov a plus tard été connu comme le « père d’une ère de désinformation ». [9]

3. Les origines communistes de l’extrémisme islamique

Les attaques terroristes du 11 septembre 2001 préludaient un changement majeur dans les affaires mondiales. Les actions de Ben Laden et de son groupe Al-Qaïda ont fait la une des journaux, alors que la menace de l’extrémisme islamique gagnait en visibilité.

Pour la grande majorité des gens dans le monde, le 11 septembre a été un choc et une tragédie. Mais en Chine, sous la censure du PCC, les réactions ont été plutôt différentes. Des forums sur Internet aux cafétérias universitaires, en passant par les salons de discussion, un grand nombre de personnes prenaient le parti des terroristes, avec des commentaires tels que « Bien fait ! » et « Nous soutenons grandement les actes de justice contre les États-Unis ». Selon une enquête menée auprès de 91 701 personnes sur NetEase, un important site web chinois, seulement 17,8 % des personnes interrogées ont exprimé une forte opposition aux attaques terroristes, tandis qu’une majorité de personnes ont choisi « l’opposition aux États-Unis » ou « le meilleur est encore à venir » en ce qui concerne la catastrophe. [10]

Les Chinois qui ont applaudi les attaques terroristes n’avaient jamais rencontré Ben Laden et ses semblables, mais les racines de leur manière de pensée toxique étaient les mêmes. Les Chinois ont été empoisonnés par la propagande communiste et la culture du Parti communiste depuis leur enfance. En toute logique, on peut toutefois se demander quel lien cela peut bien avoir avec Ben Laden, qui avait combattu l’Union soviétique en Afghanistan.

On peut remonter la source idéologique de l’extrémisme islamique de Ben Laden à Sayyid Qutb, le pionnier égyptien du terrorisme islamique, un homme que l’on pourrait décrire comme le Karl Marx du jihad islamique [11] et qui est souvent appelé le « parrain du jihad moderne ». [12]

a. Sayyid Qutb : le Karl Marx de l’extrémisme islamique

William McCants, expert en contre-terrorisme et ancien chercheur au Centre de lutte contre le terrorisme de West Point, a observé que les extrémistes islamiques se réfèrent souvent aux enseignements de Qutb lorsqu’ils expliquent leurs motivations, et que beaucoup d’entre eux se considèrent comme ses successeurs. [13] Ayman al-Zawahiri, le chef d’Al-Qaïda après la mort de Ben Laden, a considéré la pensée de Qutb comme l’étincelle qui a allumé le feu de l’extrémisme jihadiste.

En 2016, l’expert du Moyen-Orient Hassan Hassan a publié un rapport avec La Fondation Carnegie pour la Paix internationale intitulé Le sectarisme de Daech : racines idéologiques et contexte politique. Vers la fin du rapport, Hassan a cité un résumé populaire de la doctrine essentielle du groupe terroriste Daech : « Daech a été conçu par Sayyid Qutb, enseigné par Abdullah Azzam, mondialisé par Ben Laden, transféré dans la réalité par Abou Moussab al-Zarkaoui, et mis en œuvre par deux de Bagdad : Abou Omar et Abou Bakr. » [14]

Ben Laden et plus tard Daech ont adopté et se sont développés sur la base de l’idéologie de Qutb. En un mot, le « qutbisme » est la recherche de la violence pour détruire la vieille société vermoulue, ou « jahiliya », appelant les jihadistes à donner leur vie pour une idéologie qui est censée inaugurer la libération de l’homme. [15]

Ce style grandiloquent rappelle les écrits de Marx et de Lénine, et pour cause : Qutb était membre du Parti communiste dans sa jeunesse, et ses idées étaient imprégnées de la rhétorique du marxisme-léninisme. Robert R. Reilly, un membre important du Conseil de politique étrangère des États-Unis, a déclaré que Qutb était en fait un agent de liaison international communiste pour les Frères musulmans égyptiens et le Parti communiste d’Égypte. [16]

Né en 1906, Qutb a étudié le socialisme et la littérature à la fin des années 20 et dans les années 30. En 1950, il avait déjà étudié deux ans à l’étranger, aux États-Unis, et avait rejoint les Frères musulmans après son retour en Égypte. [17] Qutb a toujours été en contact avec le lieutenant Gamal Abdel Nasser, leader du Mouvement des officiers libres, de tendance socialiste.

En 1952, Nasser a lancé un coup d’État militaire qui a renversé la dynastie de Muhammad Ali, une monarchie pro-occidentale. On dit que ce coup d’État de révolution socialiste avait été planifié de concert par Qutb, les Frères musulmans et Nasser. Cependant, alors que Qutb espérait que Nasser établirait un régime islamique, Nasser a plutôt choisi la voie de la sécularisation et, en 1954, a commencé à supprimer les Frères musulmans.

Qutb et la Confrérie se préparaient à assassiner Nasser. Le complot ayant échoué, Qutb fut accusé de tentative de meurtre et emprisonné. Pendant ses trois années de prison, Qutb a été sévèrement torturé. Plus tard, les conditions sont devenues plus détendues, et il a été autorisé à écrire. Il a écrit ses deux œuvres les plus importantes pendant son séjour en prison : À l’ombre du Coran et Jalons sur la route de l’islam. Ces deux ouvrages, qui couvrent ses vues sur le Coran, l’histoire de l’islam, l’Égypte et la société occidentale, exposent dans leur intégralité son plaidoyer en faveur d’un extrémisme anti-laïque et anti-occidental.

Qutb a une fois été brièvement libéré de prison. Il n’a pas profité de l’occasion pour quitter l’Égypte et a été à nouveau emprisonné. En 1966, Qutb a été condamné pour sa participation à la conspiration d’assassinat de Nasser et a été exécuté par pendaison.

La pensée subversive de Qutb a conféré au concept islamique du jihad une nouvelle interprétation. En parlant du jihad, beaucoup pensent immédiatement à la « guerre sainte ». En arabe, jihad signifie simplement lutter ou se battre. Pour les musulmans ordinaires, cela peut être considéré comme un conflit interne (le perfectionnement de soi) ou un jihad défensif. [18] Qutb a étendu cette définition pour inclure l’utilisation proactive et débridée de la violence dans la « guerre sainte » du jihad et a exposé ses fondements théoriques. [19] Qutb était fier de monter à la potence et de devenir un martyr religieux.

Selon la philosophie de Qutb, tout système social qui respecte les lois ou l’éthique laïque est une « vieille société » anti-islamique – la jahiliya (ignorance de la vérité religieuse, qui se réfère à l’origine à la société avant la propagation de l’islam). Même une société qui se prétendait musulmane pouvait être jahiliya. Qutb considérait que le système social égyptien dans lequel il vivait était un système dans lequel la jahiliya était dominante, et qu’il fallait donc le renverser. [20]

Selon Qutb, la jahiliya était la plus grande obstruction pour les musulmans et les non-musulmans, les empêchant de respecter les valeurs et la loi islamiques. Il a affirmé que l’ancienne société avait été imposée aux gens et, ce faisant, leur avait volé leur liberté. Ces personnes réduites en esclavage – à l’instar de la classe ouvrière dans le marxisme – avaient le droit de mener le jihad pour renverser l’oppression de la jahiliya. Qutb a préconisé le jihad comme moyen de libération pour l’ensemble de l’humanité, les musulmans comme les non-musulmans. [21] Lorsque les livres de Qutb sont devenus publics, de nombreux dirigeants islamiques ont pensé que Qutb était allé trop loin et ont considéré ses idées comme une hérésie. [22]

Qutb a également emprunté le concept marxiste de « fausse conscience », qui fait référence à l’acceptation par les masses ordinaires des idéaux et de la culture du dirigeant. Le concept soutient que cela empêche les masses de percevoir leur propre oppression et de renverser le capitalisme en faveur du socialisme. Pour Qutb, ceux qui vivent sous la jahiliya ne se rendent pas compte qu’ils sont des esclaves, c’est pourquoi ils ne participent pas au jihad pour s’émanciper. [23]

« Que faire ? » comme le dit Lénine dans son pamphlet du même nom. Qutb avait la même question, il s’est donc tourné vers Lénine pour trouver une solution.

b. L’avant-garde léniniste du jihad

Les écrits de Qutb regorgent de vocabulaire familier aux adeptes du marxisme-léninisme, comme « avant-garde », « État », « révolution », etc. La situation et les défis auxquels Lénine était confronté au moment de la rédaction de son pamphlet Que faire ? reflètent les circonstances auxquelles Qutb a dû faire face lorsqu’il a formulé sa propre idéologie radicale. Lénine plaçait tout espoir de réussite de la révolution sur un parti prolétarien d’avant-garde. Qutb a copié cette théorie et a remplacé le parti politique léniniste par des organisations islamiques extrémistes.

Lénine a lourdement insisté sur l’importance de l’organisation et de l’avant-garde. Il a établi une distinction claire entre spontanéité et conscience, et a introduit l’idée de la construction du parti. Selon Lénine, avec uniquement des actions spontanées, les travailleurs ne peuvent faire que des demandes superficielles, telles que l’augmentation des salaires ou des journées de travail de huit heures, mais ils n’ont pas la conscience nécessaire pour libérer l’humanité.

Lénine pensait que les avant-gardes extérieures (généralement des intellectuels bourgeois, qui ont le privilège d’être instruits) sont tenues d’inciter et d’endoctriner les travailleurs, de sorte qu’ils en viennent à croire que la révolution est leur seule issue et à comprendre que ce n’est qu’en libérant l’ensemble de l’humanité qu’ils pourront eux-mêmes être libérés. Afin d’utiliser pleinement l’avant-garde, il est nécessaire d’avoir un parti politique étroitement tissé pour organiser totalement leurs activités et leur offrir des possibilités de travail clandestin en tant que révolutionnaires professionnels. Ce parti politique, le parti politique prolétarien, est l’avant-garde du prolétariat. [24]

Glenn E. Robinson, professeur associé à la Naval Postgraduate School de Monterey, en Californie, et chercheur au Center for Middle Eastern Studies de l’université de Californie à Berkeley, a dit de l’islam radical : « Bien que pour des raisons évidentes, les idéologues jihadistes ne citent pas Lénine comme source d’inspiration, leurs concepts et leur logique, en particulier ceux de Sayyid Qutb, trahissent cette influence. Ayant été éduqué en Égypte dans les années 1940, Qutb aurait certainement été exposé aux écrits de Lénine. Deux concepts clés de Qutb viennent directement de Lénine : jama’a (avant-garde) et manhaj (programme). » [25]

S’inspirant de l’essence du léninisme, Qutb a préconisé l’organisation d’une version musulmane du parti d’avant-garde léniniste.

« Qutb a présenté exactement le même argument pour le monde musulman », a écrit Robinson. « La grande majorité des musulmans étaient trop pris et corrompus par le système de gouvernement injuste et anti-islamique pour savoir comment et quand prendre les armes contre l’État. Il fallait une avant-garde de cadres jihadistes dévoués pour organiser une action directe contre l’État. » [26] De même, « l’insistance de Lénine sur la nécessité pour l’avant-garde d’avoir un programme détaillé et cohérent pour entreprendre puis consolider la révolution a été reprise, avec un ton islamique, dans les écrits de Qutb. » [27]

Pour Qutb, cette avant-garde, qui se compose de ce qu’il appelle les « véritables musulmans » – ou extrémistes – a la mission révolutionnaire de libérer tous les musulmans et toute la civilisation humaine. L’avant-garde doit taper fort sur les faux musulmans, suivre l’idéologie islamique selon l’interprétation de Qutb, établir une nouvelle nation basée sur l’islamisme, et user de la violence pour imposer l’islam au reste du monde.

En plus de l’avant-garde, la théorie de Qutb comprenait aussi l’égalité sociale, l’élimination des classes, des activités anti-gouvernementales et la libération de l’humanité. [28] Tous ces points font écho aux objectifs avérés du communisme.

Après la mort de Qutb, son frère Muhammad Qutb a continué à publier ses livres. Le livre Ma’arakat ul-islam war-Ra’samaaliyyah, publié en 1993, expose à nouveau l’inspiration communiste de Qutb. Qutb déclare ouvertement que l’islam est une « aqidah unique, constructive et positiviste, qui a été façonnée et modelée à partir du christianisme et du communisme réunis, [avec] un mélange des plus parfaits et qui inclut tous leurs objectifs (c.-à-d. ceux du christianisme et du communisme) et ajoute en plus de ceux-ci l’harmonie, l’équilibre et la justice ». [29]

c. Le noyau communiste de l’extrémisme islamique

La lutte des classes est une autre idée marxiste au cœur de l’extrémisme islamique. Marx a passé toute sa vie à essayer d’attiser les conflits entre le prolétariat et la bourgeoisie afin d’amplifier ces conflits jusqu’au point de non-retour et finalement « résoudre » le conflit par la révolution. Les extrémistes islamiques agissent de manière similaire.

La destruction du World Trade Center à Manhattan a-t-elle contribué à la concrétisation du monde musulman uni que souhaitait Qutb ? Absolument pas. C’était simplement un moyen d’exacerber le conflit entre le monde occidental et le monde musulman. En Occident, les attaques terroristes ont incité à la haine des musulmans, et vice versa dans les pays musulmans. [30] Les méthodes des extrémistes reflètent la promotion des conflits entre le prolétariat et la bourgeoisie par Marx et Lénine, pour créer les conditions nécessaires au lancement de la révolution.

Il n’est pas exagéré de dire que les théories de Qutb ressemblent davantage au communisme qu’à l’islam traditionnel. Alors que les extrémistes islamiques professent une opposition religieuse au communisme, ils ont en fait absorbé l’essentiel de la doctrine révolutionnaire communiste. Comme l’a fait remarquer un auteur, « les arguments avancés ici sont que le véritable ennemi du monde libre reste le communisme et que l’islam radical n’est rien d’autre que le communisme revêtu des atours traditionnels de l’islam ». [31]

Il n’y a pas que dans le monde musulman que l’extrémisme violent a été introduit. Le mouvement de la contre-culture occidentale a répandu l’idéologie de gauche dans le monde entier, et avec elle, les enseignements terroristes de Lénine. L’historien politique finlandais Antero Leitzinger estime que le terrorisme moderne est né entre les années 1966 et 1967, se développant en même temps que le mouvement communiste international. Selon Leitzinger, ce n’est pas une coïncidence. Dans les années 1960, alors que les mouvements étudiants radicaux s’agitaient en Occident, de nombreux étudiants étrangers du monde musulman se sont connectés à la pensée gauchiste et ont ramené chez eux des concepts gauchistes tels que la révolution violente. [32]

En 1974, Abdallah Schleifer, professeur de recherche médiatique à l’Université américaine du Caire, a rencontré Ayman al-Zawahiri, qui est devenu plus tard le commandant en second d’Al-Qaïda. Al-Zawahiri, qui étudiait la médecine à l’université du Caire à l’époque, s’est vanté que les groupes extrémistes islamiques recrutaient le plus de membres dans les institutions d’élite, telles que les écoles de médecine et d’ingénierie. Schleifer a répondu qu’il n’était pas surpris : dans les années 1960, ces écoles comptaient la plus forte concentration de jeunes marxistes. Il a fait remarquer que l’islamisme était simplement une nouvelle tendance qui s’était développée lors des révoltes étudiantes des années 60.

Schleifer s’est souvenu : « J’ai dit : ‘Écoute, Ayman, je suis un ex-marxiste. Quand tu parles, j’ai l’impression d’être de retour dans le Parti. Je n’ai pas l’impression d’être avec un musulman traditionnel.’ » [33]

Il est curieux que beaucoup associent l’extrémisme islamique au fascisme (islamofascisme), et pour diverses raisons, omettent de mentionner ses origines communistes. Le fascisme est une forme de nationalisme et n’a pas de fond religieux particulier. Si l’on considère l’extrémisme islamique sous l’angle de son approche et de sa doctrine générale, il apparaît clairement qu’il a davantage en commun avec le communisme.

d. Qutb et la montée du terrorisme

Les écrits de Qutb ont influencé beaucoup de jeunes Arabes, y compris l’érudit palestinien et plus tard l’un des fondateurs d’Al-Qaïda, Abdullah Yusuf Azzam. [34] Le rapport de la Commission du 11 septembre a souligné l’influence de Qutb sur la vision du monde de Ben Laden, et a aussi directement parlé d’Azzam comme « un disciple de Qutb ». [35]

Muhammad Qutb, le frère cadet de Sayyid Qutb, était également l’un des principaux transmetteurs des opinions de Qutb. Muhammad Qutb s’est ensuite rendu en Arabie saoudite et est devenu un professeur qui a mené des recherches sur l’islam, tout en étant responsable de l’édition, de la publication et de la promotion des théories de son frère décédé.

Ben Laden a lu les livres de Qutb lorsqu’il était étudiant, et il connaissait bien Muhammad Qutb, assistant régulièrement aux conférences publiques hebdomadaires de ce dernier. L’ancien agent de la CIA qui supervisait le groupe chargé de Ben Laden, Michael Scheuer, également chercheur principal à la Jamestown Foundation, a décrit Muhammad Qutb comme le mentor de Ben Laden. [36]

Le commandant en second d’Al-Qaïda dont nous avons parlé avant, Ayman al-Zawahiri, est également un disciple fanatique de Sayyib Qutb. [37] Lorsqu’il était jeune, Zawahiri a entendu à plusieurs reprises son oncle parler de la personnalité de Qutb et de la souffrance qu’il a endurée en prison. [38] Après la mort de Qutb, Zawahiri a écrit dans ses mémoires : « Le régime nassérien pensait que le mouvement islamique avait reçu un coup fatal avec l’exécution de Sayyid Qutb et de ses camarades, mais le calme apparent en surface cachait une interaction immédiate avec les idées de Sayyid Qutb et la formation du noyau du mouvement moderne du jihad islamique en Égypte. » [39]

L’année où Qutb a été pendu, Zawahiri, alors âgé de 15 ans, a aidé à former une cellule militante clandestine déterminée à « mettre la vision de Qutb en action ». [40] Après cela, Zawahiri a rejoint le jihad islamique égyptien et est devenu plus tard le mentor de Ben Laden et un membre important d’Al-Qaïda. Après la mort de Ben Laden, Zawahiri est devenu le leader d’Al-Qaïda.

Glenn E. Robinson, l’expert du Moyen-Orient cité ci-dessus, a déclaré que dans le monde musulman sunnite, Qutb est le penseur le plus important qui a mis l’accent sur le jihad violent. [41] Pratiquement tous les concepts et innovations des groupes de jihad sunnites se retrouvent dans les livres de Qutb. [42] Bien que les différents groupes de jihadistes puissent différer dans leur forme, ils ont tous un point commun, à savoir l’utilisation de la violence sous la bannière de l’islam pour atteindre leurs objectifs politiques. [43]

L’assassinat du président égyptien Anouar El-Sadate par le jihad islamique égyptien en 1981 et les attaques du groupe terroriste égyptien al-Gamma al-Islamiyah contre des fonctionnaires du gouvernement, des intellectuels laïques, des chrétiens égyptiens et des touristes dans les années 1990 sont autant d’étapes de la campagne visant à concrétiser la vision de Qutb. [44]

Les groupes jihadistes radicaux qui poursuivent l’idéologie de Qutb sont classés dans la catégorie des terroristes jihadistes salafistes. Robert Manne, professeur de politique à l’université La Trobe de Melbourne, en Australie, a qualifié Qutb de « père du jihadisme salafiste » et de « précurseur de Daech ». [45] Dans son livre L’esprit de Daech : Daech et l’idéologie du califat, il écrit : « Cinquante ans après l’exécution de Sayyid Qutb, voici ce qu’est devenue la tradition du jihadisme salafiste, l’esprit de Daech. Il n’y a plus d’étapes à franchir. Nous avons enfin atteint les portes de l’enfer. » [46]

Le rapport Une menace persistante : l’évolution d’Al-Qaïda et d’autres jihadistes de la Rand Corporation in America décrit l’influence de Qutb sur les jihadistes salafistes, tout en énumérant plus de 40 groupes de jihadistes salafistes. Ils sont actifs sur presque tous les continents. [47]

Si l’on considère les différentes organisations islamiques extrémistes existantes, bien qu’elles manquent d’une vision commune et qu’elles se livrent à des luttes idéologiques internes, il existe un trait commun à l’écrasante majorité d’entre elles : la forme agressive du jihad de Qutb. Ils ont essentiellement hérité de l’œuvre de Qutb, qui est la révolution communiste sous une forme différente.

e. Comment le communiste a pris pour cible le musulman ordinaire

Le Rapport 2011 sur le terrorisme publié par le Centre national antiterroriste des États-Unis indique que « dans les cas où l’appartenance religieuse des victimes du terrorisme a pu être déterminée, les musulmans ont subi entre 82 et 97 % des décès liés au terrorisme au cours des cinq dernières années ». [48]

Les rapports nationaux sur le terrorisme de 2016 font état d’un total de 11 072 attaques terroristes qui ont causé 25 621 décès pour cette seule année. En outre, les attentats terroristes ont eu lieu surtout dans des pays et des régions à majorité musulmane : « Bien que les attentats terroristes aient eu lieu dans 104 pays en 2016, ils étaient fortement concentrés géographiquement. Cinquante-cinq pour cent de tous les attentats ont eu lieu dans cinq pays (l’Irak, l’Afghanistan, l’Inde, le Pakistan et les Philippines), et 75 % de tous les décès dus à des attentats terroristes ont eu lieu dans cinq pays (l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie, le Nigéria et le Pakistan). » [49]

En revanche, les attentats terroristes ont fait beaucoup moins de morts dans les pays occidentaux. Une étude menée par l’institut Cato en septembre 2016, « Terrorisme et immigration : une analyse de risque », indique que les terroristes nés à l’étranger et qui sont entrés dans le pays, soit comme immigrants, soit comme touristes, sont responsables de 3 024 des 3 432 meurtres causés par des terroristes sur le sol américain entre 1975 et la fin de 2015. Ce chiffre inclut les 2 983 personnes tuées lors des attentats du 11 septembre. [50] En moyenne, 74 Américains sont tués dans des attentats terroristes chaque année.

Bien que les groupes extrémistes opèrent au nom de l’islam, leur plus grande victime est la société musulmane. En effet, quelles que soient les excuses superficielles, la véritable motivation du terrorisme est un désir de tuer et de détruire.

4. Le soutien du Parti communiste chinois au terrorisme

Le Parti communiste chinois (PCC) soutient depuis longtemps les activités terroristes à l’étranger, y compris celles du leader terroriste palestinien Yasser Arafat. En aidant à mettre au point la tactique de détournement des avions de ligne commerciaux, Arafat a ciblé les forces américaines et est devenu une source d’inspiration pour Ben Laden.

a. Le soutien du PCC aux actes terroristes de Yasser Arafat

Arafat a lancé le Mouvement de libération national de la Palestine (Fatah) en 1959 et a créé l’État de Palestine en novembre 1988. Jusqu’à sa mort en 2004, il était la figure de proue de diverses organisations militantes palestiniennes. Arafat était probablement le Moyen-oriental préféré du PCC. Il s’est rendu en Chine à 14 reprises et a rencontré presque tous les dirigeants communistes chinois, dont Mao Zedong, Zhou Enlai, Deng Xiaoping et Jiang Zemin.

En 1964, Arafat a créé al-‘Asifah (« La Tempête »), la branche militaire du Fatah, après quoi il s’est immédiatement rendu à Pékin pour rencontrer le Premier ministre chinois Zhou Enlai. Zhou lui a rappelé de faire attention à sa stratégie et de ne pas utiliser de slogans contre-productifs comme ceux appelant à la destruction complète d’Israël. [51]

En plus de fournir des armes et un soutien financier, Pékin a souvent guidé la Palestine sur la manière de mener le conflit avec les États-Unis et Israël tout en étendant son influence sur la scène internationale. Le PCC a également invité les Palestiniens à suivre une formation en Chine. En janvier 1965, Arafat a déclaré la guerre à Israël dans le nord de la Palestine en utilisant ses organisations de guérilla. En mai 1965, l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a ouvert un bureau à Pékin. Dans un geste sans précédent, la Chine a accordé au bureau de l’OLP un traitement diplomatique et a ouvertement soutenu l’OLP lors de divers événements internationaux.

En novembre 1988, la 19e session du Conseil national palestinien a annoncé l’indépendance de l’État palestinien. Pékin l’a immédiatement reconnu et a établi des relations diplomatiques le 20 novembre.

Arafat et Jiang Zemin, alors secrétaire général du PCC, se sont rendus visite en 2000 et 2001, une période au cours de laquelle des conflits sanglants ont éclaté à grande échelle entre la Palestine et Israël. Israël a condamné encore et encore Arafat pour son rôle dans la violence. Avec le soutien du PCC, Arafat a pu tenir tête aux États-Unis et à Israël tout en nuisant davantage à la stabilité du Moyen-Orient.

L’OLP et le Fatah ont été impliqués dans diverses activités terroristes à la fois ouvertes et clandestines. Ils proclamaient que la révolution violente était la seule façon de libérer le pays, une idéologie qui suit la même doctrine que les mouvements communistes. Arafat était très proche des autres pays communistes. Il était membre de l’Internationale socialiste, et le Fatah était observateur au sein du Parti socialiste européen. [52]

Les États-Unis et Israël ont déterminé qu’Arafat était l’homme derrière un certain nombre d’attaques terroristes au Moyen-Orient. La Maison-Blanche a identifié le Fatah et l’OLP comme des organisations terroristes et a fermé le Bureau d’information de la Palestine en 1987. [53]

En 1970, le Fatah a mis au point et exécuté l’assassinat manqué du roi de Jordanie Hussein Ben Talal. [54] En septembre de la même année, le Fatah a détourné, devant les caméras de télévision, trois avions de ligne de Grande-Bretagne, d’Allemagne et de Suisse. Les terroristes ont affirmé que détourner un avion avait un plus gros effet que de tuer une centaine d’Israéliens au combat. [55]

En 1972, le groupe terroriste Septembre noir a perpétré un massacre terroriste d’athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich. La personne qui a planifié et exécuté ce massacre était Ali Hassan Salameh, le chef de la sécurité d’Arafat et directeur des renseignements du Fatah. En plus des 11 Israéliens tués dans l’attaque, un policier ouest-allemand a également trouvé la mort. [56] Arafat a été l’un des premiers militants à prendre pour cible des civils innocents dans ses opérations.

b. Les liens du PCC avec Al-Qaïda

Le PCC a eu des interactions de grande envergure avec Al-Qaïda, à commencer par sa collaboration clandestine avec les talibans, qui a permis de protéger Ben Laden. En 1980, en plus d’envoyer environ 300 conseillers militaires aux moudjahidines en Afghanistan, le PCC a également mis en place des camps d’entraînement militaires à Kashgar et à Hotan dans le Xinjiang pour les former à des compétences telles que l’utilisation des armes, la stratégie militaire, la propagande et l’espionnage.

Le Xinjiang est devenu la base d’entraînement des moudjahidines afghans pour combattre l’Union soviétique. Jusqu’au moment où l’Union soviétique s’est retirée de l’Afghanistan, l’armée chinoise avait formé au moins plusieurs milliers de jihadistes. Elle leur a fourni des mitrailleuses, des lance-roquettes et des missiles sol-air, le tout pour une valeur de deux à quatre milliards de dollars américains. [57]

Le PCC a maintenu des liens étroits avec les talibans et Al-Qaïda après la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan, ainsi que pendant la période où les talibans ont assuré la protection de Ben Laden. Même si Al-Qaïda a perpétré des attaques terroristes contre l’ambassade américaine et la marine américaine, et que les talibans ont refusé de livrer Ben Laden aux Nations unies, le PCC s’est toujours opposé aux sanctions de l’ONU contre les talibans. En 1998, les États-Unis ont attaqué des bases d’Al-Qaïda avec des missiles de croisière. Le régime chinois a versé 10 millions de dollars à Al-Qaïda pour acheter des munitions américaines non explosées afin d’améliorer sa propre technologie. [58]

Dans le même temps, le PCC a continué à fournir des technologies militaires sensibles aux États qui soutiennent le terrorisme. [59] Fin 2000, le Conseil de sécurité de l’ONU a proposé des sanctions contre les talibans pour les obliger à fermer les camps d’entraînement de Ben Laden situés sur son territoire, mais la Chine s’est abstenue lors du vote. Après cela, le PCC a poursuivi des négociations secrètes avec les talibans et a conclu un accord pour que Huawei Technologies aide les talibans à établir un vaste système de communication militaire dans tout l’Afghanistan. [60] Le jour des attentats du 11 septembre, les responsables chinois et talibans ont signé un contrat pour étendre la coopération économique et scientifique. [61]

Plus grave encore, après les attentats du 11 septembre, deux officiers militaires chinois ont été acclamés comme des héros nationaux pour avoir écrit un livre intitulé Unrestricted Warfare (la guerre sans restriction), publié en 1999. Dans ce livre, ils ont laissé entendre que si le World Trade Center de New York était attaqué, cela mettrait les États-Unis face à un dilemme compliqué. Les auteurs ont également désigné Al-Qaïda comme une organisation capable de mener une telle opération. [62] Inutile de mentionner que le concept de « guerre sans restriction » du régime chinois a fourni un guide théorique pour les futures opérations de Ben Laden.

Lorsque le Conseil de sécurité de l’ONU a imposé des sanctions au régime des talibans après le 11 septembre, la Chine s’est non seulement abstenue de voter, mais a également envoyé du personnel militaire pour soutenir les talibans immédiatement après que l’armée américaine a commencé les frappes aériennes en Afghanistan. C’est également après le 11 septembre que les agences de renseignement américaines ont appris que ZTE et Huawei, les deux entreprises technologiques chinoises liées à l’armée, aidaient les militaires talibans à établir un réseau téléphonique à Kaboul, la capitale de l’Afghanistan. [63]

En 2004, le fait que les services de renseignements chinois utilisaient des sociétés-écrans pour aider Ben Laden à lever des fonds et à blanchir de l’argent sur les marchés financiers du monde entier a été révélé. [64]

Avec la chute du mur de Berlin, le camp communiste était face à un effondrement total. Ayant hérité de l’essence idéologique de l’Union soviétique, le PCC a dû faire face seul à l’énorme pression du monde libre. Le 11 septembre a eu lieu au moment où les États-Unis et le monde libre commençaient à concentrer leur attention sur la condamnation de la tyrannie communiste. Les priorités ont changé de manière spectaculaire et le monde libre a dû suspendre son plan de lutte contre le communisme au moment où la guerre contre le terrorisme a commencé. Cela a donné un répit au PCC et a permis au communisme de se développer à nouveau.

Tandis que le monde occidental faisait la guerre au Moyen-Orient, un transfert de richesses à grande échelle s’effectuait discrètement entre la Chine et les pays occidentaux. Le communisme a pu construire une autre superpuissance.

Le chaos provoqué par le terrorisme a amené le monde libre à détourner son attention de la menace communiste, retardant ainsi le principal conflit entre le bien et le mal tel qu’il se joue dans notre monde.

5. L’alliance cachée entre le terrorisme et la gauche radicale occidentale

Un compositeur allemand contemporain a dit un jour : « C’est la plus grande œuvre d’art qui existe dans tout le cosmos. » Il parlait non pas de la 9e Symphonie de Beethoven, mais des attaques terroristes du 11 septembre. [65]

Après le 11 septembre, les intellectuels radicaux de gauche occidentaux ont applaudi les attaques et défendu leurs auteurs. Un écrivain américain a fait l’éloge des terroristes pour avoir détruit la « Tour de Babel » (c.-à-d. le World Trade Center), symbole des méfaits des États-Unis. Quelques jours après les attentats, un dramaturge italien et prix Nobel de littérature a déclaré : « Les grands spéculateurs se vautrent dans une économie qui, chaque année, tue des dizaines de millions de personnes dans la pauvreté – alors qu’est-ce que 20 000 morts à New York ? » [66] Un professeur de l’université du Colorado, campus de Boulder, a qualifié les personnes travaillant au World Trade Center de « petits Eichmann », en référence à l’un des architectes de l’Holocauste nazi. [67]

Dans l’espoir d’empêcher les États-Unis de mener des interventions militaires en Afghanistan et en Irak, diverses forces de la gauche radicale ont lancé un mouvement de protestation anti-guerre à grande échelle.

Un professeur de gauche d’une grande université américaine a déclaré dans un discours à l’université que les États-Unis étaient « le plus grand pays du terrorisme » et que Washington prévoyait de lancer « un génocide silencieux » en Afghanistan. [68]

Les extrémistes de la gauche ont organisé des veillées de paix et des enseignements dans tout le pays. Alors que les opérations des États-Unis contre les terroristes en Afghanistan battaient leur plein, le professeur a fait un voyage de deux semaines dans le sous-continent indien, répandant des rumeurs à des millions de musulmans et d’hindous. Il a accusé les États-Unis de planifier de tuer trois ou quatre millions d’Afghans par la faim.

Un professeur de l’université de Columbia a déclaré qu’il « aimerait personnellement voir un million de Mogadiscio ». Lors de la bataille de Mogadiscio en 1993, des combattants entraînés par Al-Qaïda ont tendu une embuscade aux forces spéciales américaines en Somalie, tuant 18 soldats américains.

Le mouvement anti-guerre, initié par la gauche radicale, a ciblé les États-Unis afin d’entraver leurs efforts dans la guerre contre le terrorisme.

En février 2003, un mois avant que les États-Unis n’attaquent l’Irak, Ben Laden a diffusé un enregistrement audio par l’intermédiaire d’Al Jazeera appelant les gens à se battre contre l’armée américaine dans les rues. Il a ouvertement déclaré : « Les intérêts des musulmans et les intérêts des socialistes coïncident dans la guerre contre les croisés. » [70]

ANSWER (Act Now to Stop War and End Racism) est une organisation anti-guerre qui bénéficie d’une grande visibilité dans les médias. Ses membres sont pour la plupart des socialistes, des communistes, ainsi que des extrémistes de la gauche ou des progressistes. Nombre de ses fondateurs ont des liens avec le Centre d’action international et le Parti mondial des travailleurs, une organisation communiste radicale. En ce sens, ANSWER est en fait une force de première ligne en phase avec le communisme stalinien. Elle participe également au mouvement anti-guerre « Not in Our Name », une organisation de façade du Parti communiste révolutionnaire, qui est un parti marxiste-léniniste lié au régime communiste chinois. [71]

En plus de blanchir activement les terroristes et d’organiser des mouvements anti-guerre, les membres de la communauté juridique de gauche ont fait tout leur possible pour s’opposer au Patriot Act, adopté par le Congrès peu après le 11 septembre pour renforcer les capacités américaines de lutte contre le terrorisme. Avant l’adoption de cette loi, le FBI a attendu sept ans avant d’arrêter Sami al-Arian, un professeur d’informatique de l’université de Floride du Sud qui apportait un soutien financier aux terroristes. Si un équivalent du Patriot Act avait existé plus tôt, arrêter Arian plus tôt aurait pu empêcher les attentats du 11 septembre. [72]

Le cheikh aveugle Omar Abdel-Rahman, qui a planifié l’attentat à la bombe du World Trade Center en 1993, a été condamné à perpétuité en 1995. Son avocate, Lynne Stewart, lui a rendu visite en prison et a transmis un message d’Abdel-Rahman à ses partisans au Moyen-Orient, leur disant de poursuivre leurs activités terroristes. Mme Stewart a été reconnue coupable en 2005. Étonnamment, après son verdict de culpabilité, elle est devenue une idole politique pour la gauche et a été invitée à plusieurs reprises à faire des interventions dans des universités, des écoles de droit et d’autres lieux. [73]

Une étude réalisée en 2004 par le chercheur américain David Horowitz, intitulée Une Alliance du diable : l’islam radical et la gauche américaine, révèle le lien néfaste entre les extrémistes islamiques et les gauchistes radicaux. Selon son analyse, la gauche radicale dans le monde entier a servi à couvrir les jihadistes islamiques. [74]

Prendre le parti des terroristes contre les États démocratiques occidentaux fait partie de la longue marche de la gauche radicale pour détruire la société occidentale de l’intérieur. Ils sont prêts à utiliser toute méthode qui les aide à atteindre cet objectif. Bien que l’idéologie de gauche n’ait pas de relation superficielle avec l’extrémisme islamique, leurs objectifs coïncident pour former une alliance pernicieuse contre le monde occidental et devenir un puissant outil pour le communisme.

Conclusion

De la Commune de Paris à l’institutionnalisation de la violence par Lénine, en passant par les persécutions soutenues par l’État du PCC, le communisme a toujours utilisé le terrorisme pour atteindre ses objectifs. De plus, au-delà du territoire contrôlé par les régimes communistes, le communisme a manipulé divers groupes et personnes pour perpétrer des actes terroristes, semant le chaos dans le monde entier et offrant un écran de fumée en diversion à ses ennemis. Les progrès scientifiques et technologiques ont permis aux terroristes de mettre plus facilement en danger des victimes innocentes.

Les terroristes utilisent la violence pour semer le désordre dans la société et utilisent la peur pour contrôler les gens. Pour parvenir à leurs fins, ils violent les valeurs morales universellement partagées par l’humanité. Les racines du communisme se retrouvent dans leurs idées fondamentales, car l’idéologie communiste fournit un cadre théorique à leurs valeurs perverses.

Les principales victimes de l’extrémisme islamique sont les populations des pays d’où proviennent les terroristes. Alors que les médias concentrent leur attention sur les attaques terroristes qui visent la société occidentale, la grande majorité des personnes tuées sont des musulmans. De même, les plus de 100 millions de morts causées par le communisme sont presque toutes des personnes vivant sous domination de régimes communistes.

Le terrorisme est inséparable du communisme, qui est lui-même la principale cause du terrorisme dans le monde. Tant que ces racines toxiques n’auront pas été extirpées, l’humanité ne connaîtra pas un seul jour de paix. Ce n’est qu’en reconnaissant le rôle du communisme dans les activités terroristes qui affligent notre monde, et en se rangeant du côté des valeurs morales et de la foi traditionnelle que les gens pourront se protéger contre cette menace.

Lire la suite : Chapitre 16 – Le communisme derrière l’environnementalisme, 1re partie

Sommaire

 

Références

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[17] Berman, “The Philosopher of Islamic Terror.”
[18] McGregor, “Al-Qaeda’s Egyptian Prophet,” https://jamestown.org/program/al-qaedas-egyptian-prophet-sayyid-qutb-and-the-war-on-jahiliya/.
[19] A. E. Stahl, “‘Offensive Jihad’ in Sayyid Qutb’s Ideology,” International Institute for Counter-Terrorism, March 24, 2011, https://www.ict.org.il/Article/1097/Offensive-Jihad-in-Sayyid-Qutbs-Ideology#gsc.tab=0.
[20] McGregor, “Al-Qaeda’s Egyptian Prophet.”
[21] Stahl, “‘Offensive Jihad’ in Sayyid Qutb’s Ideology.”
[22] McGregor, “Al-Qaeda’s Egyptian Prophet.”
[23] Roxanne L. Euben, “Mapping Modernities, ‘Islamic’ and ‘“Western,’” in Border Crossings: Toward a Comparative Political Theory, ed. Fred Reinhard Dallmayr (Lanham, Md.: Lexington Books, 2013), 20.
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[25] Glenn E. Robinson, “Jihadi Information Strategy: Sources, Opportunities, and Vulnerabilities,” in Information Strategy and Warfare: A Guide to Theory and Practice, eds. John Arquilla and Douglas A. Borer (London: Routledge, 2007), 92.
[26] Ibid.
[27] Ibid.
[28] McGregor, “Al-Qaeda’s Egyptian Prophet.”
[29] “Impaling Leninist Qutbi Doubts: Shaykh Ibn Jibreen Makes Takfir Upon (Declares as Kufr) the Saying of Sayyid Qutb That Islam Is a Mixture of Communism and Christianity,” January 2, 2010, http://www.themadkhalis.com/md/articles/bguiq-shaykh-ibn-jibreen-making-takfir-upon-the-saying-of-sayyid-qutb-that-islam-is-a-mixture-of-communism-and-christianity.cfm.
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[37] Lawrence Wright, The Looming Tower: Al-Qaeda and the Road to 9/11 (New York: Knopf Publishing Group, 2006), 36.
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[40] Wright, The Looming Tower, 36.
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[42] Robinson, “Jihadi Information Strategy,” 88.
[43] Robinson, “The Four Waves of Global Jihad,” 85.
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[49] Country Reports on Terrorism 2016, Bureau of Counterterrorism and Countering Violent Extremism, https://www.state.gov/j/ct/rls/crt/2016/272241.htm.
[50] Alex Nowrasteh, Terrorism and Immigration: A Risk Analysis, Cato Institute, September 13, 2016, https://object.cato.org/sites/cato.org/files/pubs/pdf/pa798_1_1.pdf.
[51] Shi Yanchun, [時延春]“Zhou Enlai and the Middle East,” [〈周恩來與中東〉] Party History in Review [《黨史縱橫》] (2006, First Issue), 7–8.  http://waas.cssn.cn/webpic/web/waas/upload/2011/06/d20110602193952375.pdf [In Chinese]
[52] Party of European Socialists, accessed November 17, 2018, https://www.google.com/url?q=https://web.archive.org/web/20130503194245/http:/www.pes.eu/en/about-pes/pes-members/parties&sa=D&ust=1542506434796000&usg=AFQjCNHwfLae215sWQn58IVwbGPeL_N0jg.
[53] “U.S. Orders Closure of Palestine Information Office, Department Statement, September 15, 1987, Transcript,” US Department of State Bulletin, November 1987,https://web.archive.org/web/20090808192756/http://findarticles.com/p/articles/mi_m1079/is_n2128_v87/ai_6198831/.
[54] Andrea L. Stanton, Edward Ramsamy, Carolyn M. Elliott, Peter J. Seybolt, eds., Cultural Sociology of the Middle East, Asia, and Africa: An Encyclopedia, Vol. 1 (Los Angeles: SAGE, 2012), 274.
[55] Stefan Aubrey, The New Dimension of International Terrorism (Zürich: vdf Hochschulverlag AG an der ETH, 2004), 34.
[56] Ibid., 34–36.
[57] S. Frederick Starr, Xinjiang: China’s Muslim Borderland, first ed. (London: Routledge, 2004), 149.
[58] John Hooper, “Claims that China Paid Bin Laden to See Cruise Missiles,” The Guardian, October 20, 2001, https://www.theguardian.com/world/2001/oct/20/china.afghanistan.
[59] Ted Galen Carpenter, “Terrorist Sponsors: Saudi Arabia, Pakistan, China,” The Cato Institute, November 16, 2001, https://www.cato.org/publications/commentary/terrorist-sponsors-saudi-arabia-pakistan-china.
[60]  “China’s Role in Osama bin Laden’s ‘Holy War’ On America,” The Population Research Institute, 3, No. 23 (September 19, 2001),  https://www.pop.org/chinas-role-in-osama-bin-ladens-holy-war-on-america/.
[61] Yitzhak Shichor, “The Great Wall of Steel: Military and Strategy in Xinjiang,” in Xinjiang: China’s Muslim Borderland, ed. S. Frederick Starr (London: Routledge, 2004), 158.
[62] Qiao Liang and Wang Xiangsui, Chao Xian Zhan (Unrestricted Warfare) (Beijing: Zhongguo shehui chubanshe, 2005), Chapters 2 and 5. [In Chinese]
[63] “Chinese Firms Helping Put Phone System in Kabul,” The Washington Times, September 28, 2001, https://www.washingtontimes.com/news/2001/sep/28/20010928-025638-7645r/.
[64] D. J. McGuire, “How Communist China Supports Anti-U.S. Terrorists,” Association for Asian Research, September 15, 2005, http://www.asianresearch.org/articles/2733.html.
[65] Jamie Glazov, United in Hate: The Left’s Romance with Tyranny and Terror (Los Angeles: WND Books, 2009), Chapter 14.
[66] Ibid.
[67] “Ward Churchill Profile,” Discover the Networks, accessed November 17, 2018, http://www.discoverthenetworks.org/individualProfile.asp?indid=1835.
[68] Glazov, United in Hate, Chapter 14.
[69] “Nicholas De Genova Profile,” Discover the Networks, accessed November 17, 2018, http://www.discoverthenetworks.org/individualProfile.asp?indid=2189.
[70] Glazov, United in Hate, Chapter 14.
[71] Ibid.
[72] Ibid.
[73] “Lynne Stewart Profile,” Discover the Networks, accessed November 17, 2018, http://www.discoverthenetworks.org/individualProfile.asp?indid=861.
[74] David Horowitz, Unholy Alliance: Radical Islam and the American Left (Washington D.C.: Regnery Publishing, Inc., 2004), 37.

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